• La qualité de l’eau est en Inde



    La qualité de l’eau est en Inde un sujet de préoccupation majeur, non seulement à cause de la population qui en dépend, mais aussi du fait de la présence d’écosystèmes uniques au monde, préservés par la situation géographique particulière du pays.

    1. Les sources de pollution

    1.1 Pollution domestique

    Officiellement, la principale source de pollution de l’eau en Inde est la pollution domestique (celle produite par la population dans la vie courante, essentiellement organique). Elle constituerait 80% de la pollution constatée. En effet les 900 plus grandes agglomérations indiennes produisent plus de 26 millions de litres d’eaux usées par jour, dont moins de 27% sont traitées. Il est à noter que la qualité des eaux est restée quasiment inchangée depuis 1997. Par ailleurs, une grande partie de ces eaux usées ne sont pas collectées et stagnent dans les villes où elles vont polluer les eaux souterraines, elles-mêmes sources d’eau potable dans de nombreuses villes.

    1.2 Pollution industrielle

    L’industrie est aussi une source de pollution majeure dans le pays. Les industries rejettent du plomb et du chrome en très grande quantité dans les rivières, les effluents constitueraient près de 90% du débit de la rivière par endroits. Par ailleurs, cette pollution aurait des effets plus dramatiques que la pollution domestique puisque les effluents relâchés contiennent des substances plus toxiques.

    1.3 Pollution dangereuse, métaux lourds

    L’eau du Gange est trop sale pour être bue et contient des matières fécales ou des cadavres, l’eau de pluie collectée par les bassins est adaptée à l’agriculture mais n’est pas non plus potable. Depuis quelques années, une difficulté supplémentaire est apparue: les nappes phréatiques sont contaminées par une pollution à l’arsenic. La cause des fortes concentrations sont d’origine naturelle comme l’affirment la plupart des scientifiques ou résultent de l’activité humaine (engrais chimiques, pesticides ou résidus industriels à cause du pompage dans les nappes phréatiques). Et comme l’arsenic est un poison lent (il faut boire de l’eau polluée pendant 10 ans avant qu’apparaissent les symptômes), on ne s’est aperçu de ses graves conséquences sanitaires que dans les années 90: problèmes de peau, difficultés cardio-vasculaires et cancers divers (de la vessie, des reins, des poumons, de la peau…).

    Etat des lieux

    Pour avoir une idée de la qualité de l’eau distribuée en Inde, il est nécessaire de se tourner vers des ONG. La première d’entre elles dans ce domaine semble être Développement Alternatives, via son programme Clean India. Elle a réalisé ces dernières années des prélèvements au niveau de différentes sources d’eau urbaines, tant celles de résidences privées, de bidonvilles que celles que l’on peut trouver dans les écoles. Les résultats montrent que dans près de 60% des cas, l’eau distribuée nécessiterait d’être fortement traitée pour pouvoir être consommée, dans 20% des cas, l’eau distribuée est consommable après un léger traitement, et dans les 20% restants, l’eau est potable. Dans les campagnes, la situation est plus complexe. Les systèmes de traitement de l’eau sont rares et la qualité de l’eau est souvent celle des nappes d’eau souterraines. Si des systèmes de traitement de l’eau existent, ils sont mal entretenus, peu performants et ne permettent pas d’atteindre les normes indiennes ou internationales. Pou essayer de donner un aperçu général de la situation, on peut considérer les faits suivants : Les quantités de fluorures dépassent les maximales admissibles. *La salinité est trop élevée. *La quantité de fer est supérieure au maximum admissible. * La pollution à l’arsenic est extrêmement préoccupante qui concerne près de 20 millions de personnes en Inde * On trouve des métaux lourds dans les eaux souterraines. * La concentration en nitrate dépasse les limites
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