• Le traitement des eaux souterraines et superficielles avant distribution


    Le traitement des eaux souterraines et superficielles avant distribution

    La réglementation définit une eau potable comme une eau qui ne doit pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes. Elle doit, de plus, être conforme aux limites de qualité définies à l’annexe I.1 du décret d’application 2001-1220 de la directive européenne 98/83 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.

    L’objectif du traitement est alors de protéger les consommateurs de micro-organismes pathogènes et d’impuretés désagréables ou dangereuses pour la santé. L’eau qui coule au robinet, produit élaboré, reflète les deux préoccupations permanentes que sont la santé publique et le confort et le plaisir de boire.
    Les services de l’eau (collectivités, syndicats inter-communaux, sociétés privées) doivent disposer d’une eau brute de suffisamment bonne qualité pour la production d’eau destinée à la consommation humaine. Le traitement va consister à prévoir une chaîne ou filière de traitements dans le but de rendre l’eau conforme aux limites et références de qualité.

    Il y a plusieurs approches possibles pour définir les filières. Quelle que soit cette approche, l’établissement d’une filière de traitements consiste à assembler dans un ordre déterminé, un certain nombre de procédés de traitements traditionnels et/ou avancés. Le choix de ces procédés est toujours guidé en priorité par la nature de l’eau à traiter et par le débit souhaité. D’autres critères peuvent ensuite entrer en ligne de compte comme l’autonomie des procédés, leur capacité à produire un minimum de déchets (boues, concentrats, éluats de régénération, etc.), leur encombrement, parfois leur image « médiatique » et finalement leur coût.

    Une eau de surface suivra toujours un traitement complet physique et chimique alors qu’une eau souterraine ne pourra subir que d’un traitement chimique de désinfection, dès lors qu’elle ne connaît pas de contamination par le fer, le manganèse, l’arsenic, les nitrates et les produits phytosanitaires.

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