• Les dangers de la pollution à Casablanca

            Les dangers de la pollution à Casablanca
    Casablanca, la ville devenue métropole, bat des records de pollution : contamination de l’air, bruit des klaxons, décharges improvisées, mauvaise gestion des déchets... lui font atteindre un taux de pollution record : 100 μg/m3 (la norme est de 40 μg/m).??
    La ville de Casablanca vit un vrai cauchemar ; la qualité de vie de ses habitants se détériore, de jour en jour. Le département de tutelle, le ministère délégué auprès du ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, en est parfaitement conscient. C’est ainsi qu’il vient de pondre un document descriptif de la région Casablanca-Mohammedia intitulé «Problèmes environnementaux posés par le développement régional» où il tire la sonnette d’alarme.
    Le document cite au moins quatre grands maux qui empoisonnent la vie des habitants de la grande métropole.

    1-- Il y a d’abord la dégradation de la qualité de l’air sus l’effet d’un parc de véhicules souvent ancien et très polluant et ce, d’autant plus que 80% de ces véhicules fonctionnent au diesel, avec un effet cancérigène actuellement prouvé par les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS qui ont prouvé que l’exposition à la pollution provoque le cancer du poumon.
    A côté des émissions émanant des véhicules, l’air respiré par les Casablancais est aussi contaminé par des émissions atmosphériques importantes dégagées des usines à l’activité souvent très polluante.
    2--A la pollution de l’air respiré par les Casablancais, s’ajoute la pollution de l’eau; «Les eaux de surface de la région présentent une qualité généralement dégradée
    3—Le troisième mal, les problèmes d’assainissement liquide, dus à un manque de raccordements au réseau d’assainissement dans certaines zones de Casablanca et région. D’où «des rejets directs dans la nature».
    4--A la pollution de l’air, la pollution de l’eau et celle de la nappe phréatique, s’ajoute un quatrième mal, celui de la mauvaise gestion des déchets. Les décharges sauvages sont responsables de problèmes environnementaux notoires, souligne le document qui précise qu’en l’absence d’unités spéciales pour le traitement de ces déchets, les risques sont énormes.
    Ces quatre types de pollution affectent douloureusement la région de Casablanca et pénalisent lourdement les millions d’habitants de la métropole. Il y a là tous les ingrédients pour chopper des maladies pulmonaires, respiratoires, cardiovasculaires et gastriques.
     
    Actions prévues par le ministère de tutelle

    Le ministère de tutelle a esquissé trois types de solutions pour sauver la ville de cette pollution et de ses méfaits sur la santé de ses habitants.
    --La première concerne le développement du transport en commun.
    --La deuxième solution consiste à truffer la ville d’espaces verts, moyen efficace contre le CO2, mais aussi pour améliorer l’esthétique du paysage urbain.
    --La troisième solution, c’est l’anti-pollueur de Casa-Est qui entrerait en fonction en décembre 2014. Nécessitant un investissement de Lydec estimé à 1,45 milliard de DH, ce projet vise à intercepter les rejets directs d’eaux usées situées entre le port de Casablanca et la ville de Mohammedia, de les prétraiter et de les écouler à travers un émissaire marin long de 22 km.



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