• Secteur des ressources en eau en algérie


    Secteur des ressources en eau: Le problème de l'eau «est dans sa gestion»


    Suite aux multiples fuites d'eau qui caractérisent les réseaux de distribution d'eau un peu partout à travers le pays, faisant ainsi des pannes pénalisant les foyers pendant plusieurs jours, le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali, a insisté jeudi dernier, à partir de Blida, sur l'impératif de lutte contre les fuites d'eau, et ce, en vue de la préservation de cette denrée vitale.
    A cet effet, s'exprimant sur le sujet lors d'une visite de travail effectuée dans la wilaya, celui-ci a dit que : «Nous devons préserver l'eau, en veillant à la réparation des réseaux déficients», a-t-il soutenu.
    A ce propos, le premier responsable du secteur n'a pas manqué de rappeler aussi qu'en Algérie le problème dans le domaine des ressources en eau n'est pas tant dans sa production mais plutôt dans sa distribution. «L'Algérie n'a pas de problème en matière de production d'eau, mais plutôt dans sa distribution, dont la gestion n'est pas au niveau escompté», a t-il rappelé. Sur ce point, le ministre a mis l'accent sur une gestion qui, jusqu'à présent, n'a pas encore atteint les objectifs attendus. Pourtant, en matière de moyens matériels et financiers, l'Etat n'a pas lésiné en ce sens.
    La preuve étant, rien que pour la région de Blida, une enveloppe de 200 millions de dinars, a été débloquée pour la rénovation du réseau de transport d'eau potable de la wilaya, à partir de l'été prochain. D'autre part, Abdelkader Ouali a relevé la réalisation, en l'espace de 15 ans à l'échelle nationale, de 31 barrages, au titre du programme présidentiel, portant ainsi le nombre de ces ouvrages à 75 en Algérie, avant d'atteindre 80 barrages en 2017.
    La réception programmée de 5 barrages, actuellement en cours de concrétisation, à travers le pays, dans le cadre de la mobilisation des eaux superficielles est également une preuve des efforts consentis par le gouvernement en matière de ressources hydriques. Néanmoins, dans un contexte mondial où l'usage de l'eau est devenu plus qu'indispensable, de surcroît aux gaspillages massifs des citoyens continuant à sévir au sein de la société algérienne, il est dans l'urgence, selon le ministre, que la société civile s'implique davantage pour éviter toute consommation excessive en eau. Prémunir, le réseau de ces fuites est donc parmi les moyens les plus responsables de le préserver.
    A ce sujet, il est à rappeler, en matière de branchements défectueux en eau, outre la vétusté des anciennes conduites, quand bien même de celles-ci ont été occasionnées par des citoyens.
    Pour cause, lorsque de nouvelles installations en eau par exemple, notamment chez des particuliers habitant les bourgades éloignées, au lieu donc d'appeler les agents d'ADE habilités à faire le travail convenablement, ces derniers préfèrent agir seuls en amateurs. Résultat, ils créent des fuites encore plus générales et difficiles à réparer. Alors pour lutter contre ce genre de comportements, c'est tout le monde qui devrait faire attention pour une préservation générale des réseaux en eau, sans quoi les efforts de l'Etat, à eux seuls, ne sauraient satisfaire entièrement la distribution d'eau.
    Toujours dans la même perspective, le ministre a également mis en exergue l'importance des eaux souterraines. Un mode d'approvisionnement qui contribue principalement dans l'alimentation des citoyens en eau potable (AEP). A titre d'exemple, ce dernier a cité la wilaya de Blida qui, elle, s'appuie en la matière sur les eaux souterraines.
    Yacine Djadel
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