• La question des changements climatiques au Maroc

    Conférence internationale sur l’eau et le climat à Rabat

    M. Lhafi : La question des changements climatiques est indissociable des Objectifs de développement durable (ODD) 

    La question des changements climatiques est indissociable des Objectifs de développement durable (ODD), a affirmé, lundi à Rabat, le Commissaire général de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le climat (COP22) qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech, Abdeladim Lhafi.
    La question des changements climatiques est intimement liée à celle des ODD du fait que la dégradation des ressources naturelles est amplifiée par les changements climatiques, ce qui nécessite des réponses de développement sur le terrain qui tiennent compte de toutes les vulnérabilités de tous les espaces, a souligné M. Lhafi, à l'occasion d'un atelier international sur "La place de l'eau dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris et des ODD" organisé dans le cadre de la Conférence internationale sur l'eau et le climat.
    Dans un monde hétérogène, les pays du Sud "subissent de plein fouet cette violence additionnelle que sont les changements climatiques", a-t-il fait remarquer, expliquant que pour éviter que les phénomènes liés aux changements climatiques (sécheresse, inondations....) n'impactent la sécurité et la stabilité de plusieurs régions du monde, il est essentiel que la mobilisation des 100 milliards de dollars de flux financiers dédiés aux dérèglements climatiques puisse se faire de façon rapide à l'horizon 2020.
    "La mobilisation de cette somme ne doit toutefois pas se faire au détriment de l'aide publique au développement telle qu'on la connait aujourd'hui", a-t-il dit, appelant à réfléchir à un nouveau modèle de développement qui tienne compte des exigences actuelles en matière d'éducation, de santé et de services publics.
    De son côté, le directeur sénior du Groupe de changements climatiques au sein de la Banque mondiale, John Roome, a relevé que "la façon dont nous allons gérer les ressources hydriques lors des prochaines années sera cruciale pour atteindre les ODD et améliorer notre résilience face aux changements climatiques".
    "Un quart de la population mondiale, soit 1.6 milliard d'individus, vit déjà dans des pays qui souffrent d'une contrainte globale en matière d'eau", a noté M. Roome, soulignant que ce chiffre allait doubler lors des deux prochaines décennies, alors que le Produit intérieur brut (PIB) des pays les plus touchés chutera de plus de 6 pc. 
    La plupart de ces scénarios, a-t-il précisé, peuvent être évités si les gouvernements et l'ensemble des intervenants adoptent les politiques adéquates et consentent les investissements nécessaires.
    "Des milliards de litres d'eau sont gaspillés chaque année à travers la planète à cause des fuites dans les canalisations", a-t-il cité à titre d'exemple, faisant savoir que le problème ne se situe pas au niveau des solution techniques qui "ne manquent pas", mais au niveau de la volonté des institutions.
    Pour sa part, Birguy Lamizana, Chef de programme à la Division de la mise en œuvre de la politique environnementale au sein du Programme des Nations-Unies pour l'environnement, a mis en avant "l'approche holistique" du Maroc en matière d'environnement.
    A cet égard, Mme Lamizana a cité l'utilisation à Ouarzazate, de l'énergie renouvelable solaire pour pomper les eaux usés traitées qui servent par la suite à irriguer et reverdir une ceinture verte autour de la ville et lutter contre la désertification.
    Selon ses initiateurs, cette session vise à donner à l'eau la place qu'elle mérite dans les mécanismes adoptés par la communauté internationale afin d'atténuer les effets du changement climatique sur les ressources hydriques. Elle a également pour objectif de mettre en avant le rôle d'une gestion durable de l'eau dans l'atteinte des ODD qui aspirent, entre autres, à améliorer l'accès des populations à l'assainissement et à l'eau potable tout en assurant une bonne qualité de la ressource en eau.
    Cette table ronde a été marquée par la présence de la co-présidente du Comité d'adaptation de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, Minpeng Chen, du président du Partenariat français pour l'eau, Jean Launay et de la sous-directrice du changement climatique et du développement durable du ministère français de l'Environnement, de l’Énergie et de la mer, Véronique Massenet.
    La Conférence internationale sur l'eau et le climat, organisée par le ministère délégué chargé de l’Eau, en collaboration avec le ministère français de l’Environnement, de l’énergie et de la mer et le Conseil mondial de l’eau (CME), s’inscrit dans le cadre des préparatifs à la conférence mondiale sur le climat (COP22), prévue à Marrakech.
    Cette rencontre de deux jours vise à faire un plaidoyer pour positionner l’eau au centre des négociations de la COP22 et susciter le débat sur l’interdépendance entre le climat et l’eau.

    Président du CME : Le Maroc, un "pays ami de l'eau" conscient de l'importance de cette matière vitale

    Le Maroc est un "pays ami de l'eau" qui est conscient de l'importance de cette matière vitale et "de la difficulté de la mettre à la disponibilité de l'industrie et de la population", a indiqué, lundi à Rabat, le président honoraire du Conseil mondial de l’eau (CME), Loïc Fauchon.
    "Le Royaume est soucieux de la question de l’eau et de sa disponibilité", a dit M. Fauchon dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture de la Conférence internationale sur l’eau et le climat (CIEC).
    Cette conférence est l’occasion pour préparer des "solutions concrètes répondant aux besoins quotidien de la population en matière d’eau afin de les porter à la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22)", prévue en novembre à Marrakech, a-t-il ajouté.
    Cette initiative s’assigne pour objectif de préparer des contributions constructives sur la question de l’eau à la COP22 et d’examiner les moyens d’économiser cette matière, de la rendre moins chère et plus accessible, a-t-il noté, exprimant la volonté du CME d’édifier à Marrakech la "Médina des actions".
    La Conférence internationale sur l’eau et le climat, organisée par le ministère délégué chargé de l’Eau, en collaboration avec le ministère français de l’Environnement, de l’énergie et de la mer et le Conseil mondial de l’eau (CME), s’inscrit dans le cadre des préparatifs à la COP22.
    Cette rencontre de deux jours vise à faire un plaidoyer pour positionner l’eau au centre des négociations de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) et susciter le débat sur l’interdépendance entre le climat et l’eau.
    Pour atteindre ces deux buts primordiaux, les organisateurs s’engagent à sensibiliser les décideurs sur l’impact des changements climatiques sur l’eau et à souligner l’importance de la ressource hydrique comme étant "un domaine d’adaptation et de résilience".
    La conférence s’assigne également pour objectif de mobiliser les acteurs politiques, institutionnels, scientifiques et techniques pour fédérer et poursuivre les initiatives et engagements adoptés lors de la COP21, notamment l’initiative "ClimateIsWater", la coalition des mégapoles sur l’eau, le pacte de Paris sur l’eau, l’adaptation aux changements climatiques dans les bassins et les engagements de la société civile, des ONG et des jeunes.
    Cette réunion s'articule autour de quatre sessions principales, à savoir la "vulnérabilité des ressources en eau aux changements climatiques", la "place de l’eau dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des objectifs du développement durable", "l’Alliance Eau-Energie-Sécurité alimentaire-Santé-Education" et "l’eau dans les mécanismes de financement liés aux changements climatiques".
    La conférence est rehaussée par la présence d’une vingtaine de délégations officielles, dont 12 seront conduites par les ministres en charge du secteur de l’eau.

    Mme Afailal : Les pays africains doivent constituer une "force de proposition et de plaidoyer" en matière d'eau 

    Les pays africains doivent s'unifier autour de la question de l’eau pour constituer une "force de proposition et de plaidoyer" en faveur de la préservation de cette matière vitale, a souligné, lundi à Rabat, la ministre délégué chargée de l'Eau, Charafat Afailal.
    Les défis auxquels fait face la communauté internationale "nécessitent une efficacité des politiques hydriques", d’où l’obligation pour les pays africains de s’unifier et de plaidoyer en vue d’assurer une stabilité et une sécurité hydrauliques pour le continent, a souligné Mme Afailal qui s'exprimait à l’ouverture de de la Conférence internationale sur l’eau et le climat.
    L’Afrique souffre d'un déséquilibre climatique et d'un manque en matière d’eau, a-t-elle noté, relevant que 330 millions d'Africains, soit le tiers de la population du continent, n’ont pas accès à l’eau potable et que 95 pc des terres africaines sont des terres bour qui dépendent du climat.
    Une responsabilité de la communauté internationale s’impose pour relever ces défis majeurs, a-t-elle affirmé, soulignant que l’eau impacte nombre de secteurs de développement humain et de développement durable, en l’occurrence l’énergie, la sécurité alimentaire et la santé publique.
    La ministre a rappelé que le Royaume s’engage dans une politique énergétique ambitieuse, pilote et particulière, accordant une place primordiale à ce secteur vital, et ce à travers la mise en place de la stratégie nationale du secteur de l'eau et du Plan national de l'eau.
    La Conférence internationale sur l’eau et le climat, organisée par le ministère délégué chargé de l’Eau, en collaboration avec le ministère français de l’Environnement, de l’énergie et de la mer et le Conseil mondial de l’eau (CME), s’inscrit dans le cadre des préparatifs à la conférence mondiale sur le climat (COP22).
    Cette rencontre de deux jours vise à faire un plaidoyer pour positionner l’eau au centre des négociations de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) et susciter le débat sur l’interdépendance entre le climat et l’eau.
    Pour atteindre ces deux buts primordiaux, les organisateurs s’engagent à sensibiliser les décideurs sur l’impact des changements climatiques sur l’eau et à souligner l’importance de la ressource hydrique comme étant "un domaine d’adaptation et de résilience".
    La conférence s’assigne également pour objectif de mobiliser les acteurs politiques, institutionnels, scientifiques et techniques pour fédérer et poursuivre les initiatives et engagements adoptés lors de la COP21, notamment l’initiative "ClimateIsWater", la coalition des mégapoles sur l’eau, le pacte de Paris sur l’eau, l’adaptation aux changements climatiques dans les bassins et les engagements de la société civile, des ONG et des jeunes.

    M. Benkirane : le Maroc "jouit d'une sécurité hydraulique", due à la diversification des infrastructures en matière d’eau

    Le Maroc "jouit d'une sécurité hydraulique", due à la diversification des infrastructures en matière d’eau, au nombre des barrages et aux différentes techniques d’irrigation qui ne cessent de se moderniser, a indiqué, lundi à Rabat, le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. 
    Le maintien de cette sécurité hydraulique, dernièrement menacée, nécessite la conjugaison des efforts de toutes les parties pour une bonne gestion des ressources hydriques et une économie de cette matière vitale, a souligné M. Benkirane qui s'exprimait à l’ouverture de la . 
    Il a appelé, dans ce cadre, les secteurs de l’industrie et de l’agriculture à prendre toutes les mesures nécessaires pour la rationalisation de l’usage des ressources hydrauliques et les citoyens marocains à mettre fin au gaspillage de l’eau et à adopter des éco-gestes. 
    Lors de cette rencontre, tenue sous le thème "sécurité hydraulique pour une justice climatique", le chef du gouvernement a noté que les besoins de l’humanité et du Maroc, particulièrement dans le secteur de l’eau, ne cessent d’augmenter avec la croissance démographique et le développement de l’industrie et de l’agriculture moderne, ce qui met l’eau au centre des préoccupations du gouvernement afin de maintenir l’équilibre et la sécurité hydraulique. 
    Pour sa part, le directeur du département de l’eau et de l’assainissement à la Banque africaine pour le développement (BAD), Mohamed El Azizi, a exprimé, dans une déclaration , l'engagement de la BAD à coopérer avec le gouvernement marocain dans le cadre d’une nouvelle stratégie au titre de la période 2017-2021 qui place l’eau au centre de ses priorités.
    Dans ce contexte, "la BAD souhaite poursuivre son intervention dans le secteur de l’eau, consolider sa relation avec son principal partenaire, l’Office national de l'eau et de l'électricité (ONEE), et accompagner le gouvernement marocain dans la réalisation des grands projets structurants dans ce secteur vital", a dit M.EL Azizi. 
    Il a rappelé, à cette occasion, que la coopération entre la BAD et le Royaume en matière d’eau compte 13 opérations dans le secteur avec une enveloppe de 11 milliard de dirhams, ce qui a permis l’alimentation en eau potable de façon durable pour plusieurs villes du pays. 
    La Conférence internationale sur l’eau et le climat, organisée par le ministère délégué chargé de l’Eau, en collaboration avec le ministère français de l’Environnement, de l’énergie et de la mer et le Conseil mondial de l’eau (CME), s’inscrit dans le cadre des préparatifs à la conférence mondiale sur le climat (COP22). 
    Cette rencontre de deux jours vise à faire un plaidoyer pour positionner l’eau au centre des négociations de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) et susciter le débat sur l’interdépendance entre le climat et l’eau. 
    Pour atteindre ces deux buts primordiaux, les organisateurs s’engagent à sensibiliser les décideurs sur l’impact des changements climatiques sur l’eau et à souligner l’importance de la ressource hydrique comme étant "un domaine d’adaptation et de résilience". 
    La conférence s’assigne également pour objectif de mobiliser les acteurs politiques, institutionnels, scientifiques et techniques pour fédérer et poursuivre les initiatives et engagements adoptés lors de la COP21, notamment l’initiative "ClimateIsWater", la coalition des mégapoles sur l’eau, le pacte de Paris sur l’eau, l’adaptation aux changements climatiques dans les bassins et les engagements de la société civile, des ONG et des jeunes. 
    Cette réunion s'articule autour de quatre sessions principales, à savoir la "vulnérabilité des ressources en eau aux changements climatiques", la "place de l’eau dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des objectifs du développement durable", "l’Alliance Eau-Energie-Sécurité alimentaire-Santé-Education" et "l’eau dans les mécanismes de financement liés aux changements climatiques". 
    La conférence est rehaussée par la présence d’une vingtaine de délégations officielles, dont 12 seront conduites par les ministres en charge du secteur de l’eau. 
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