• Un nouveau projet en PPP dans la région d' Abda,Doukkala

    Un nouveau projet en PPP dans la région des Abda,Doukkala  

    Un nouveau projet en PPP dans la région des Doukkala-Abda
    Le succès du projet en irrigation de Sebt El Guerdane (région de Taroudant) lancé par le Roi en 2009 aidant, le Partenariat public-privé (PPP) s’essaye à un nouveau grand chantier en hydraulique de repêchage dans la région des Abda. Doukkala Comme en ce qui concerne El Guerdane, l’objectif est de ramener à sa vocation première une zone cultivée en arboriculture et en maraîchage que des problèmes d’eau ont amené à réviser ses ambitions à la baisse.
    La cérémonie de signature de la convention du financement public du contrat de délégation du projet et de la convention de fourniture d’eau s’est déroulée jeudi à Rabat sous les auspices du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, du ministre de l’économie et des finances et de la ministre déléguée chargée de l’eau.
    Présentant le nouveau projet, Mohamed Bousaid a dit qu’il répondait à trois grands objectifs. Outre qu’il intéresse l’agriculture, un secteur prioritaire au Maroc, il porte sur la bonne gouvernance hydraulique en instituant une meilleure gestion de la ressource hydrique et constitue un exemple novateur de PPP. Le ministre qui a rendu hommage à l’action du ministère de l’agriculture et qui a salué les résultats réalisés par le Plan Maroc Vert (PMV), a déclaré que le nouveau projet est novateur dans la mesure où il assoit l’idée que dorénavant l’Etat et le privé doivent entreprendre ensemble «dans une approche équilibrée où le public n’est pas seulement promoteur, mais partenaire à part égale». Il a ajouté que l’importance du nouveau chantier découle aussi de ses conséquences sociales et du fait que la région d 'Abda.Doukkala est une région agricole de première importance.
    En parlant de cette importance, le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime a laissé entendre que le nouveau projet est un grand chantier de réhabilitation d’une zone menacée de pénurie d’eau. Il a, en effet, précisé que la zone concernée qui «prospérait dans la production maraîchère et primeuriste connaît actuellement un recul de l’activité agricole du fait de la rareté de l’eau et de la salinisation des eaux souterraines, seule ressource utilisée pour l’irrigation». En fait, a-t-il précisé, cette région qui était jusque dans un passé récent une zone de maraîchage et d’arbres fruitiers est devenue une zone Bour où n’est plus pratiquée que la céréaliculture.
    Comme dans le cas de Sebt El Guerdane, a-t-il affirmé, il s’agit de faire en sorte qu’une zone agricole amoindrie renoue avec une vocation originelle nettement plus valorisante. Il a estimé que le projet réalisé en PPP aura un impact socio-économique important en améliorant de manière substantielle les revenus et les conditions de vie des populations bénéficiaires. Il a expliqué que cette nouvelle réalisation permettra aussi de diversifier la production agricole en renouant avec le maraîchage, l’arboriculture et l’élevage laitier, ce qui contribuera à créer plus de 1.900 emplois directs et autant d’indirects. Le ministre a ajouté qu’il escompte de cette dynamique une valeur agricole ajoutée située entre 175 et 200 MDH par an. 
    Selon un communiqué du ministère, le projet d' Abda;Doukkala est basé sur une nouvelle amenée d’eau de surface de 15 millions de mètres cubes par an à partir de l’Oued Oum Errabiaa, ce qui aura pour effet de sauvegarder l’irrigation sur une superficie de 3.200 ha exploitée par plus de 600 agriculteurs.
    Représentant un investissement de 366 MDH, le projet est réalisé dans le cadre d’un partenariat qui impute au  privé la contribution au financement, à la conception, à la construction et à la gestion des infrastructures d’irrigation pendant 30 ans. Et parce que le tarif d’eau qui sera facturé devra impérativement tenir compte de la capacité contributive des agriculteurs, l’Etat a pris sur lui de financer les infrastructures à hauteur de 88%, soit 321 MDH. Sur le plan environnemental, on indique que le projet contribuera substantiellement à la limitation de la surexploitation de la nappe phréatique et au ralentissement de «l’avancement du biseau salin». On prend soin aussi d’indiquer du côté du ministre des finances que la sélection du délégataire s’est faite sur appel d’offres et sur l’engagement à respecter un cahier des charges précis.

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