• Conséquences environnementales

    Conséquences environnementales
    • Une plus grande utilisation de fertilisants et autres produits chimiques: si l’on gaspille, il est nécessaire de garantir un important volume total de production, ce qui implique l’utilisation de grandes quantités de fertilisants, pesticides et autres produits chimiques dérivés du pétrole.
      Il s’en suit:

    l’intoxication des travailleurs du secteur ;
    l’épuisement progressif du sol ;
    - la pollution des fleuves, des lacs, des mers et des nappes aquifères ;
    - la présence de substances chimiques dans les aliments.

      
    • Émission de CO2 et de méthane dans l’atmosphère: ici aussi, l’augmentation des volumes de production cause une plus grande émission de gaz carbonique et de méthane, gaz responsables de l’effet de serre et, par conséquent, l’augmentation de la température de l’atmosphère (global warming). Il faut également tenir compte du fait que les émissions ont lieu à trois moments différents, tout d’abord, durant la phase de production, ensuite, durant le transport et, enfin, lors du traitement des déchets.

    En Italie, le secteur de l’agriculture émet l’équivalent de 33 millions de tonnes de CO; il est ainsi le deuxième responsable des émissions de gaz à effet de serre à l’échelon national.



    • Augmentation du volume des déchets: le gaspillage augmente la quantité totale des déchets produits, ce phénomène a un impact important sur l’environnement, étant donné que la plupart des systèmes de traitement utilisés aujourd’hui pose des problèmes. En particulier, force est de constater que les décharges ont tendance à polluer les nappes aquifères et que les centres de valorisation énergétique des déchets produisent des particules fines, dont il est difficile de considérer positif l’effet sur la santé, même s’il n’est pas jugé dangereux. Le compostage des déchets organiques serait donc souhaitable.
      
    • Difficultés de satisfaire l’augmentation des besoins alimentaires dus à l’accroissement démographique: les démographes prévoient que la population mondiale atteindra son pic maximum en 2050 ; après cette date, elle commencera à décroître. En chiffres, on estime que notre « petite planète » accueillera plus de 7 milliards de personnes d’ici à 2050, avec une demande alimentaire 70% plus élevée que la demande actuelle.
      Le problème est que si, d’ici à 2050, nous continuons à gaspiller autant, nous serons obligés d’augmenter la production alimentaire afin de subvenir aux besoins d’une population mondiale croissante, ce qui augmentera les effets néfastes dont nous avons déjà parlé dans cette section du site. Au contraire, en réduisant le taux de gaspillage, nous pourrons maintenir les effets de l’augmentation de la demande alimentaire dans des limites acceptables.

    • La crise de l’eau: au niveau mondial, la filière agro-alimentaire utilise environ 70% des ressources disponibles en eau. Il semble donc évident que les gaspillages et les habitudes alimentaires, de plus en plus « hydrovores », accentuent fortement le manque d’eau dû au réchauffement global, à la pollution de nombreux bassins hydriques, à l’augmentation de la demande de la part des économies émergentes et aux problèmes de pertes dans les réseaux d’adduction d’eau.


    Connaissez-vous la quantité d’eau que vous consommez chaque jour ? 137 litres pour les usages domestiques, 167 litres pour les objets d’utilité quotidienne, 3 496 litres pour la nourriture.
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