• la pollution des cours d'eau

    Au Maroc, la pollution des cours d'eau a baissé de 70%. C'est ce qu'a confirmé jeudi à Ifrane, Nabil Boutahar de la direction assainissement et environnement à l’ONEE, Branche Eau.

    Intervenant lors de la présentation du Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau 2017, M. Boutahar a dressé le bilan des réalisations du Plan National d’Assainissement (PNA) . Lancé en 2005, ce projet a "contribué à la réduction de la pollution d’au moins 70% et l’amélioration du taux de raccordement à 90%. Il a également permis l’amélioration des conditions sanitaires de la population et la protection des ressources naturelles", a t-il fait savoir.
    Sur les principales réalisations du PNA, le responsable a notamment évoqué la mise en place linéaire d’un réseau de 4.785 Km et la réalisation de 93 stations d’épuration des eaux usées d’une capacité d’épuration de 353.225 m3/j, soit 130 millions m3 /an. Des projets qui profitent à une population de 4,63 millions d’habitants.
    Par ailleurs, la rencontre qui s'est tenue à Ifrane a mis l'accent sur l’importance de l’exploitation des eaux usées dans la préservation des écosystèmes. Dans ce sens, Mme Samira El Haouat, directrice de l’Agence du Bassin Hydraulique du Sebou (ABHS), a fait avaloir que les eaux usées représentent un potentiel hydrique en perpétuelle croissance et une alternative pour faire face aux changements climatiques, accusant un potentiel limité des ressources en eau au Maroc, marqué par la réfaction des ressources en eau naturelle, la surexploitation des ressources en eau souterraine et la pollution et l’utilisation non rationnelle de l’eau.
    La directrice de l’ABHS a mis en valeur la politique nationale de gestion des ressources en eau à travers la construction de 140 grands barrages d’une capacité de 17,6 Milliards de m3 , de 12 grands barrages en cours avec une capacité de 2,6 Milliards m3 , de 13 systèmes de transfert, des puits et forages pour l’exploitation des ressources en eau souterraines et des stations de dessalement de l’eau de mer, outre l’irrigation de plus de 1,5 millions d’hectares et une contribution de 10 à des besoins énergétiques.
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