• L’eau, pauvreté et vulnérabilité

                   L’eau, pauvreté et vulnérabilité


    L’eau source de vie et de catastrophes en Afrique et ailleurs à travers le monde
    Les catastrophes causées par l’eau (inondations, ouragans, sécheresses) font presque constamment la une des journaux. De 1997 à 2001, les ouragans Georges et Mitch qui se sont abattus sur les Antilles et l’Amérique centrale ont été suivis des retombées du phénomène El Niño en Amérique latine, dans les Antilles et dans le Sud-est asiatique. Il y a eu ensuite les coulées de boue du Venezuela, le cyclone de l’Orissa et plus récemment, les inondations désastreuses en Europe, en Chine et en Inde, qui ont touché des millions de personnes et dont les dommages directs se sont chiffrés par milliards de dollars.

    Les catastrophes liées à l’eau sont celles qui touchent le plus de gens (65 %) à travers le monde. Fort heureusement, ce sont les moins mortelles : Elles ne représentent que 15 % des décès dus à des catastrophes naturelles. Selon le GIEC (Groupe d’experts Internationaux sur l’Évolution du Climat), il est probable (degré de confiance élevé) que la fréquence et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes va s’accroître au XXIe siècle en raison de l’évolution des moyennes et/ou de la variabilité climatique. A l’avenir, l’évolution des températures et des précipitations pourrait donc entraîner un net accroissement de la fréquence des inondations. Quoi qu’il en soit, les inondations catastrophiques sont dues non seulement à l’accroissement de la variabilité des phénomènes météorologiques, mais aussi à divers facteurs socio-économiques : dégradation de l’environnement (déboisement), urbanisation (en particulier une exploitation peu judicieuse du sol des bassins hydrographiques), fluctuations démographiques et pauvreté (par exemple : installation de migrants d’origine rurale dans des plaines d’inondation), industrialisation et développement économique global. Dans de nombreuses régions du monde et plus particulièrement en Afrique, les inondations sont aggravées par une réticence à tenir compte du phénomène dans les processus de prise de décisions et de développement, souvent en rapport avec l’aménagement du territoire et les établissements humains.

    Pauvreté et vulnérabilité
    En 1999, Patrick Pigeon enseignant chercheur à l’Université de Savoie en France et Robert D’Ercole de l’Institut pour le développement au Pérou, tous deux auteurs de travaux de recherche sur les risques naturels, reconnaissaient l’indice de développement humain (IDH) comme marqueur de la vulnérabilité. Cet indicateur intègre le PIB/hab., la santé, l’éducation etc. Or, plus l’IDH est faible, plus la vulnérabilité est forte. Cette thèse est soutenue par la Croix Rouge Internationale qui soutien, qu’une carte de la pauvreté d’un pays reste le meilleur indicateur de la vulnérabilité globale d’une population. Une éducation insuffisante ainsi que l’analphabétisme constituant également des facteurs aggravants la vulnérabilité. Yvette VEYRET dans ses réflexions sur les risques indique également, que la pauvreté influe sur l’habitat, souvent bâti de manière précaire, et en conséquence sur la capacité des populations à se protéger des aléas naturels. Elle cite ainsi le cas du séisme d’Agadir en 2960 qui a fait 15 000 victimes alors que la magnitude n’était que de 5.8 sur l’échelle de Richter.
    Source UN
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