L’eau est presque aussi ancienne que notre planète. Elle est apparue il y a 3 à 4 milliards d’années. Depuis, son volume est resté globalement stable. C’est toujours la même eau qui circule sans cesse entre la mer, la terre et l’atmosphère.

1. Le mécanisme du cycle de l’eau

Sous l’effet de la chaleur du soleil, l’eau s’évapore et monte dans l’atmosphère. On estime à 1 000 km3 l’eau des océans qui, chaque jour, se transforme en vapeur et monte ainsi dans l’atmosphère. Cette vapeur emmagasine de la chaleur. Tôt ou tard (en moyenne huit jours), l’action du froid rencontré en altitude condense cette eau : les nuages se forment et il pleut.
– 64 % de l’eau tombée sur les continents (évapotranspiration) s’évaporent à nouveau,
– 25 % ruissellent et rejoignent les cours d’eau, les mers et les océans,
– 11 % s’infiltrent et alimentent les nappes et les rivières souterraines.
Le cycle hydrologique n’a donc ni commencement ni fin.
C’est toujours la même eau qui, depuis sa formation à la surface de la Terre au tout début de son histoire (voir la page 1 sur les origines de l’eau), est recyclée en permanence et passe par les différents états liquide, solide (glace) ou gazeux (vapeur d’eau). Cette circulation permanente constitue le cycle de l’eau. Sur la Terre, il n’y a pas d’eau qui ne sera tôt ou tard impliquée dans cet immuable cycle, même si elle est restée captive pendant plus d’un millénaire. C’est pourquoi on peut dire que nous buvons aujourd’hui la même eau que celle qu’ont bue les dinosaures !
cycle naturel eau

2. Les réseaux hydrographiques

Les réseaux hydrographiques se définissent comme l’ensemble des cours d’eau (rivières, fl euves) présents sur un territoire donné. En France, ils représentent une longueur de 270 000 km, soit les deux-tiers de la distance de la Terre à la Lune.

La notion de bassin versant

Les fleuves grandissent au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de la mer. Ils se chargent de l’eau de leurs affluents, mais aussi de l’eau de pluie provenant du ruissellement à sa surface. L’eau de pluie qui s’est infiltrée alimente les nappes souterraines : elle est accumulée dans le sol et peut ressortir dans le réseau de surface sous forme de sources, de résurgences, ou encore alimenter les rivières en période de basses eaux (été).
principe bassin versant
Un bassin versant correspond au territoire dans lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point (exutoire de ce bassin). Toute goutte d’eau qui tombe dans ce territoire, délimité par des frontières naturelles, se dirige vers le fleuve ou ses affluents, puis vers l’aval jusqu’à l’embouchure (estuaire). Ces frontières naturelles correspondent aux zones les plus hautes du bassin. Elles s’appellent lignes de crêtes ou lignes de partage des eaux.
Il n’y a pas un bassin versant mais une multitude de bassins versants qui s’emboîtent les uns dans les autres. Ainsi, le «grand» bassin versant d’un fleuve recouvre l’ensemble des bassins versants de ses affluents.