• gaspillage et pollution de l’eau


          gaspillage et pollution de l’eau

    • La production de viande et d'œufs nécessite plus d'eau que celle des légumineuses et des céréales.
    • L'élevage émet des quantités importantes de nitrates, phosphates et autres substances qui s'accumulent dans l'eau et provoquent la prolifération des algues vertes.
    • Près de 80% des émissions d'ammoniac proviennent de l’élevage. L'ammoniac se dissout dans les précipitations et provoque des pluies acides.
    • Les élevages bretons émettent autant d'excréments que 60 millions d'habitants et ces excréments sont répandus sans traitement sur le sol et polluent les eaux souterraines.


     :Gaspillage d’eau

    • Certaines régions du globe risquent d’être confrontées à des sécheresses et pénuries d’eau.
    • L’agriculture est et sera le secteur d’activité le plus gourmand en eau, elle doit donc maximiser son efficacité.
    • Le réchauffement climatique va nécessiter des adaptations techniques pour limiter ces besoins croissants en eau.
    La quantité d’eau utilisée lors de la production des aliments est une donnée complexe et difficile à estimer. On sépare généralement cette eau en trois catégories : l’eau bleue qui représente l’eau douce des nappes phréatiques, des rivières, etc ; l’eau verte qui représente l’eau de pluie ; l’eau grise étant l’eau nécessaire pour absorber les polluants générés lors de la production.
    On entend souvent qu’environ 15 000 litres d’eau sont nécessaires à la production d’un kg de viande de boeuf. C’est vrai, mais il s’agit à plus de 90 % d’eau de pluie : étant donnée la surface occupée par les pâturages, cela n’a rien d’étonnant. Comme les pâturages ne sont pas toujours des terres cultivables, il peut paraître plus juste de ne prendre en compte que l’eau bleue et l’eau grise pour faire un comparaison entre productions animales et végétales.
    Pour plus de précision, il est préférable d’exprimer les chiffres en litre d’eau par kg de protéines et non d’aliment.
    Si les chiffres sont moins spectaculaires sans compter l’eau de pluie, on voit bien qu’à l’exception du lait, les protéines animales sont plus coûteuses en eau que leurs équivalentes végétales.

    Pour ce qui est des matières grasses, cette même étude montre qu'en termes de consommation d'eau, il est nettement plus avantageux d'utiliser des cultures végétales telles que le colza et le tournesol, plutôt que des produits d'origine animale.
    Une des pistes pour réduire la consommation d’eau par l’agriculture est donc de végétaliser notre alimentation et d’encourager une transition des productions animales vers des cultures végétales.

    Pollution des eaux

    L’élevage, y compris la pisciculture, est la plus grande source de polluants de l’eau : principalement à travers les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides utilisés pour les cultures fourragères..
    L'eutrophisation, c'est-à-dire l'accumulation dans l'eau des nitrates, du phosphore et d'autres nutriments, est responsable de la prolifération des algues vertes et de la dégénération des récifs coralliens. Cette eutrophisation cause la mort de nombreux animaux sauvages aquatiques et de quelques animaux domestiques . L’élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l’excès d’engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.
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