• L'investissement dans l’environnement au Maroc



    L’environnement aussi a connu du «grignotage» de budget, mais rien de vraiment conséquent pour s’en alarmer. L’État est toujours vert. Les dépenses d’investissements prévues en 2012 pour ce secteur, sont de 850 MDH, en régression d’une vingtaine de millions de dirhams par rapport à 2011. Sur le terrain, ces investissements devraient concerner plusieurs secteurs, pour une problématique également transversale. Pour commencer, quelque 400 MDH seront consacrés à la poursuite du Programme national d’assainissement liquide (PNAL).

    «Ces investissements ont pour objectif premier de résorber le retard enregistré dans le secteur de l’assainissement liquide», explique-t-on auprès du département de l’Environnement. Ils devront également servir au financement de projets visant à restaurer la qualité des eaux (traitement des eaux usées), ainsi qu’à atteindre un taux de raccordement global au réseau d’assainissement, de 80%. La tutelle vise aussi à rabattre la pollution de 60% en 2015, 80% en 2020 et 90% en 2030. Le second grand poste d’investissements publics, pour le secteur de l’environnement, concerne les réalisations d’un autre programme, portant cette fois sur la gestion des déchets ménagers et assimilés (PNDM). La tutelle leur réserve une enveloppe de 200 MDH.

    Ce montant, devrait ainsi permettre d’assurer la collecte des déchets ménagers et le nettoyage dans les agglomérations. L’objectif est d’atteindre un taux de collecte de 90%, au lieu de 70% actuellement. À cela, devrait s’ajouter la réalisation de nouvelles décharges contrôlées, de déchets ménagers et assimilés, au profit de toutes les communes et centres urbains. La réhabilitation des décharges existantes est également au programme, dans le cadre de «la professionnalisation» de la gestion de ce secteur, dans les agglomérations présentant un intérêt économique pour les opérateurs privés.

    L’Environnement se régionalise


    Il s'agirait peut-être de l’une des prémisses de concrétisation des orientations de la Charte nationale de l’environnement. Les Observatoires régionaux de l’environnement et du développement durable (OREDD) sont dans la liste des nouveautés de la présente Loi de finances. Toutes les régions du royaume devraient en effet, disposer de cette structure dans le but de les doter d’instruments techniques d’observation, de suivi et d’évaluation de l’état de l’environnement. La tutelle devrait aussi engager des fonds pour l’élaboration de programmes de lutte contre la pollution atmosphérique, au niveau des grandes villes du royaume.

    Casablanca et Rabat sont en ligne de mire. Par ailleurs, les investissements publics, en 2012, devraient également porter sur la poursuite du Programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales, au profit d’environ 2 millions d’écoliers. Ce programme, dont la réalisation se fait en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et l’ONEP, devrait voir le jour à l’horizon 2015. Dans le détail des chiffres, le coût global dudit programme est estimé à 985 MDH. Cette enveloppe sera répartie entre la composante éducation (105 MDH), l'eau potable (270 MDH), ainsi que la composante assainissement (610 MDH). Des investissements seront également consacrés aux projets de dépollution des rejets hydriques, notamment les projets réalisés dans le cadre du mécanisme volontaire de dépollution industrielle, doté d’une enveloppe budgétaire d’une centaine de millions de dirhams à l’horizon 2013. Par ailleurs, 70 MDH seront aussi dédiés à la mise en œuvre du programme «Économie sociale au service de l’environnement», dont l’objectif est la promotion de sacs en fibres naturelles et d’autres alternatives de substitution aux sacs en plastique.
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