• Pêche: Un Plan Maroc bleu pour le secteur

    Pêche: Un Plan Maroc bleu pour le secteur 

          Nouvelle stratégie halieutique . Réunion de la 2e session du Conseil supérieur de la pêche Après le «Plan Maroc vert», Aziz Akhannouch lance son «Plan de Maroc bleu». Histoire de boucler la boucle entre terre et mer en attendant le ciel. Ainsi, «la nouvelle stratégie halieutique au Maroc», qui va d’ailleurs être présentée dans la journée d’aujourd’hui à SM le Roi Mohammed VI, à Agadir, chef-lieu du Souss, devrait être une sorte de feuille de route tant pour les institutionnels que pour les professionnels de la pêche. La nouvelle stratégie de développement est conçue, selon le département en charge du secteur des pêches, comme une politique devant aboutir à le sortir de sa léthargie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la deuxième session du Conseil supérieur de la pêche se tient dès ce mercredi. Les participants à cette réunion plancheront sur quatre thèmes dont la durabilité de la ressource et l’amélioration des performances et de la compétitivité du secteur figurent en tête de liste. Le plan pélagique sera le 4e axe abordé lors de ce meeting. Le choix de la tenue de la rencontre à Agadir n’est pas fortuit non plus. Le secteur de la pêche est un secteur clé dans la région du Souss qui concentre, à elle seule, 60% de tous les segments de l’activité. A l’échelle nationale, la filière génère plus de 8 milliards de DH du PIB et environ 550.000 emplois directs et indirects. Mais les potentialités du secteur pourraient être mieux valorisées. Le Plan Maroc bleu est ainsi attendu par tous les acteurs du domaine pour restructurer un secteur qui en a tant besoin. Pour tous en effet il y a fort à faire. Outils de travail en partie vétustes, difficultés financières, problèmes sociaux… les dysfonctionnements du secteur de la pêche sont, malheureusement, les mêmes depuis trop longtemps. Outre ces maux, la pêche hauturière, notamment, doit faire face actuellement en raison de la conjoncture internationale, à une baisse de la demande. Pour les professionnels, le problème de la flotte hauturière doit être abordé dans le sens d’une refonte de ce segment devenu le maillon faible du secteur. En effet, longtemps qualifiée d’activité organisée et performante, la pêche hauturière est aujourd’hui en difficulté. C’est du moins ce qu’indiquent les opérateurs. «Le renouvellement et le redimensionnement des unités de pêche hauturière s’avèrent indispensables», soulignent-ils. De fait, d’un segment à un autre, les professionnels sont plutôt préoccupés par la survie et le maintien de leur activité. Aussi, la majorité des armements est incapable de dégager les liquidités suffisantes pour entamer la modernisation des unités. Il n’en reste pas moins que la mise à niveau d’un grand nombre de bateaux est incontournable. Le segment sardinier a, lui, besoin d’un renouvellement et d’une sérieuse modernisation mais aussi de l’utilisation de contenants normalisés pour une meilleure valorisation des captures. Le segment chalutier a de son côté opéré un renouvellement quasi-total de sa flottille. Toutefois les faiblesses persistent dans l’utilisation des caisses en bois avec des répercussions sur une bonne conservation et sur la salubrité des captures. Dans ce contexte, rappelons que les responsables du département de la Pêche sont aussi préoccupés par le dossier d’introduction de la caisse en plastique au niveau de la conservation à bord des bateaux et dans les circuits de débarquement et de commercialisation de la pêche côtière. Lancé en 2001 par l’Office national des pêches (ONP), ce projet est aujourd’hui réactivé dans un souci de salubrité et d’hygiène des produits de la mer. Parallèlement, il est indispensable d’encourager les pratiques de pêche responsable car l’utilisation de moyens de pêche prohibés continue dans les zones littorales. Au niveau du segment palangrier, dans lequel opèrent des bateaux espagnols et portugais dans le cadre de sociétés mixtes, il est nécessaire de l’avis des professionnels d’engager une sérieuse réforme des circuits de commercialisation, pour éviter toute concurrence déloyale, d’autant plus qu’il est soumis à la taxe de halle sans bénéficier de ses services.La stratégie élaborée par le département de la Pêche apportera sûrement des réponses à tous les problèmes et doléances des opérateurs. Malika Alam
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