• Eaux Domestiques

    Eaux Domestiques

    eaux consommation

    Origines des eaux domestiques

    Ces eaux sont généralement formées du sous-produit d’une utilisation humaine, domestique, industrielle, artisanale, agricole ou autre d’où l’usage du terme d’ »eaux usées ». Elles sont composées de plusieurs effluents caractéristiques de la ville. Dans la plupart des pays et en particulier dans les milieux urbanisés, les eaux usées sont collectées et acheminées par un réseau d’égout (ou réseau d’assainissement ou anciennement « tout à l’égout »), soit jusqu’à une station de traitement, soit jusqu’à un site autonome de traitement (assainissement non collectif).

    Eaux pluviales

    Aussi appelées eaux de ruissellement,  elles sont constituées des eaux d’écoulement de surfaces imperméables. Ce sont les eaux de lavages de voiries, les eaux de pluies des toits, voiries et parkings, les eaux de drainages qui ne se sont pas infiltrées dans la partie superficielles du sol. Les eaux de drainage sont peu profondes et ressortent dés qu’il y a un drain. Elles lessivent le sol et entraînent avec elles des pollutions liées à la qualité des sols et à son usage.
    Elles peuvent aussi remonter de la nappe phréatique. Les eaux de pluies sont plus sales au début de l’épisode pluvieux car elles lessivent l’atmosphère, les toits et les surfaces imperméabilisées.
    Les quantités d’effluent recueilli dépendent du type de pluie, de son intensité‚ et de sa durée. Cela aura un impact sur le dimensionnement de leurs évacuations (bouches d’égout, avaloirs, caniveaux, chaussées drainantes…) et de certains types de réseaux. Les ouvrages sont dimensionnés en prenant en compte la surface des sols drainés ainsi que leur capacité d’infiltration et les risques encourus sur la zone.
    La quantité est évaluée suivant la vulnérabilité du quartier. Elle pourra être basée sur une pluie de période de retour allant de 10 ans soit la pluie décennale à 50 ans ! L’extension des zones urbanisées, en augmentant les surfaces imperméabilisées, peut accentuer les phénomènes de crues. Le code de l’environnement (loi sur l’eau) soumet donc à autorisation ou à déclaration les rejets d’eaux pluviales. Il y a donc lieu, dans le cadre de tout projet, de vérifier si l’aménagement nécessite une procédure administrative préalable. Des documents de référence permettent d’améliorer l’application de ces textes, et d’informer les élus et promoteurs de ces procédures.

    Eaux domestiques

    Elles sont constituées des eaux grises et des eaux vannes. Les eaux grises sont les eaux des baignoires, douches, lavabos, éviers, machines à laver. Les eaux-vannes ou eaux ménagères font références aux sous-produits de la digestion tels que les matières fécales et l’urine. Elles peuvent être un danger pour la santé car elles véhiculent des maladies d’origine virale et bactérienne. Une des plus grandes réussites de la civilisation humaine a été la réduction des transmissions de maladies par les eaux-vannes avec la mise en place de règles d’hygiène et d’un processus d’assainissement, y compris le développement des réseaux d’égout et de la plomberie.
    La composition des eaux domestiques est à peu prés la même pour toutes les habitations. La qualité et la quantité du rejet est indexé sur la notion de l’ « équivalent habitant1 ». Néanmoins, une collectivité importante consomme et donc rejette plus d’eau domestique que les petites collectivités. La moyenne se situe entre 100 et 180 l/habitant/jours. Le rejet n’est pas constant dans la journée. Il y a des pics de pointes vers 7h00, midi et 8h00 du soir. Les tarifs préférentiels d’EDF ont un impact car les machines à laver fonctionnant principalement la nuit.
    Les pics de pointe définissent le dimensionnement des stations d’épuration dans le cas du réseau séparatif.
    Les volumes d’eau prélevés par habitant sont très élevés dans un pays comme la France. Les machines à laver le linge ou les laves vaisselles, le lavage des voitures ou encore les chasses d’eau consomment de grandes quantités d’eau. Ces usages de confort ajoutés aux bains et douches représentent des volumes considérables  d’eau pour un pays comme la France.
    Cette eau consommée dans les foyers est altérée lors de sa consommation. En effet, les lessives, produits nettoyants,…etc. sont rejetés directement dans le réseau et de nombreux traitement des ces eaux domestiques est ensuite nécessaire afin qu’elles soient réinjectées dans l’environnement.
    Ces eaux domestiques proviennent des usages suivants :
    • Bains et Douches : 39%
    • Chasses d’eau : 20%
    • Linge : 12%
    • Vaisselle : 10%
    • Lavage Voiture : 6%
    • Cuisine : 6%
    Les pollutions observées dans les eaux domestiques sont les suivantes :
    • Huiles, Graisses
    • Lessives, Détergents
    • Matières organiques et matières en suspension

    Les eaux usées domestiques sont souvent traitées dans les stations d’épuration ou STEP dont le but est de séparer les polluants présents dans l’eau qui pourraient potentiellement polluer l’environnement.
    Dans une STEP, les étapes successives au traitement de l’eau sont les suivantes :
    • Filtres : On retire les déchets les plus grossiers qui seront ensuite incinérés.
    • Traitement mécanique : On récupère les matières plus légères que l’eau comme les huiles et les graisses et les matières lourdes dans le fond.
    • Décantation : Les matières en suspension se déposent au fond d’un décanteur et les boues qui en ressortent sont ensuite digérées, séchées et incinérées ou épandues.
    • Traitement biologique : Décomposition des matières organiques
    • Clarificateur : Traitements chimiques
    • Contrôles : Vérification de l’état de l’eau et de l’efficacité des traitements
    • http://traitementdeseaux.fr/
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