• La nappe souterraine du Mékong

    La nappe souterraine du Mékong
    contaminée par l’arsenic pose de graves problèmes de santé publique aux populations villageoises du Cambodge et du Vietnam. Les chercheurs étudient les moyens d’épurer l’eau.
    Cette nappe d’eau est polluée en partie par des pesticides issus de l’agriculture, mais surtout par un processus naturel : la dissolution d’un des minéraux contenus dans la roche en amont du fleuve, la pyrite arsénifère (sulfure de fer avec de l’arsenic en trace). Non traitée, l’eau de boisson, chargée en arsenic, provoque de graves problèmes de santé. La présence de l’arsenic, mise en évidence récemment dans cette région, cause des nécroses (altérations) de la peau pouvant conduire à la mort. Les chercheurs ont mis au point un système d’épuration qui rend l’eau potable.
    Il n’utilise que des matériaux ordinaires : une couche de briques broyées qui disperse l’eau dans le dispositif, un lit de clous pour enrichir l’eau en fer qui contribue au piégeage de l’arsenic, un filtre à sable dont les grains de taille croissante retiennent le mélange fer-arsenic. Cet appareil est facile à utiliser, simple d’entretien, peu coûteux et efficace à l’échelle d’une famille ou d’un petit village. en partie par des pesticides issus de l’agriculture, surtout par un processus naturel : la dissolution d’un des minéraux contenus dans la roche en amont du fleuve, la pyrite arsénifère (sulfure de fer avec de l’arsenic en trace).

    1. L’agriculture est source d’une importante contamination.
    2. L’arsenic est présent dans l’eau de la nappe à des taux variant entre 40 et 1 200 µg/l alors que la teneur maximale recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé pour la consommation humaine se situe à 10 µg/l.
    3.Test pour mesurer le taux d’arsenic dans l’eau.
    4. Une dizaine d’appareils d’épuration permet aux habitants d’un petit village d’être approvisionnés en eau potable.
     5. Efficace, le système d’épuration ramène les concentrations en arsenic initiales au seuil fixé par l’OMS.
    6. Les chercheurs se demandent maintenant si l’arsenic peut aussi être transmis dans la chaîne alimentaire. Ils projettent d’étudier notamment l’eau d’irrigation et la concentration en arsenic dans les plantes cultivées.
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