• Le secteur de l'eau potable et de l'assainissement au Maroc

    Le secteur de l'eau potable et de l'assainissement au Maroc a vu depuis les dernières décennies, une augmentation très importante de l'accès à l'eau
    Dans une moindre mesure, l'accès à l'assainissement a également augmenté. La distribution d'eau est déléguée à des opérateurs privés dans quatre villes —Casablanca (Lydec), Rabat/Salé (Redal), Tanger et Tétouan (Amendis) — tandis qu'elle est assurée par des régies municipales dans douze autres villes et par l'Office national de l'eau potable (ONEP) dans 532 petites et moyennes villes. L'ONEP assure également la production d'eau qui est revendue aux régies et opérateurs privés. Elle assure aussi l'assainissement dans une soixantaine de communes.

    Les défis restant à relever sont le faible taux de traitement des eaux usées (seulement 20 % des eaux collectées sont traitées), le raccordement à l'eau potable en milieu rural — en particulier concernant l'habitat dispersé — et la maintenance et l’exploitation des systèmes d’eau en milieu rural (dont 20 % ne seraient pas fonctionnels). En 2005, le gouvernement a lancé un « Programme national d’assainissement » (PNA). Il a pour objectif ambitieux de parvenir à 60 % de taux de traitement des eaux collectées et 80 % de taux de raccordement au réseau sanitaire dans les zones urbaines d’ici 2020. Pour ce qui est du raccordement en eau potable dans les quartiers informels des grandes villes, le programme INDH (« Initiative nationale pour le développement humain ») permet de contribuer financièrement aux branchements « sociaux » d’eau et d’assainissement réalisés par les opérateurs dans les grandes villes.
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