• Eau et environnement


    Le programme de coopération technique de l’AIEA aide les
    États Membres à concrétiser leurs priorités de développement tout
    en surveillant et en protégeant l’air, la terre et les océans.
    Huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont été
    adoptés par la communauté internationale comme piliers des
    activités de développement mondial. Ces objectifs visent à faire
    progresser de manière sensible la lutte contre la pauvreté, la faim,
    les maladies, l’analphabétisme, la dégradation de l’environnement
    et la discrimination contre les femmes. Ceux qui ont trait à l’eau et
    à l’environnement visent à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage
    de la population qui n’a pas accès à l’eau potable ni aux services
    d’assainissement de base et à préserver l’environnement. Atteindre
    ces cibles contribuera à la réalisation d’autres OMD, comme ceux
    visant à réduire l’extrême pauvreté et la faim, à promouvoir l’égalité
    des sexes, à réduire la mortalité infantile et maternelle et à assurer
    l’éducation primaire pour tous.

    Il est stipulé dans le Statut de l’Agence internationale de l’énergie
    atomique que celle-ci s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de
    l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier.
    Dans le prolongement de ce mandat, l’objectif stratégique du programme
    de coopération technique de l’AIEA est de favoriser l’obtention d’un
    impact socio-économique tangible en contribuant directement et de
    manière rentable à la réalisation des principales priorités de chaque
    pays en matière de développement durable.
    Dans un monde confronté à de
    graves problèmes d’environnement
    et d’approvisionnement en eau,
    la technologie nucléaire peut aider
    à gérer les ressources naturelles et
    à les exploiter au mieux
    La dégradation de l’environnement et la pénurie d’eau salubre sont
    des obstacles majeurs au développement durable. Les progrès socioéconomiques
    ne sont pas viables sans air propre, sans eau potable, sans
    sols fertiles pour la production végétale et animale, ni sans environnement
    propre et stable propice au travail et à la vie.
    Dans le cadre de son programme de coopération technique, l’AIEA transmet
    aux États Membres des informations et leur confère des compétences en
    ce qui concerne l’application pacifi que des techniques nucléaires pour
    qu’ils puissent mieux comprendre et gérer leurs ressources en eau et leur
    environnement.
    • Plus d’un milliard de personnes vivant dans les pays en développement
    n’ont pas accès à l’eau potable.

    Eau et
    environnement
    • Les prélèvements d’eau aux fi ns de l’irrigation ont augmenté de plus
    de 60 % depuis 1960. Environ 70 % des ressources en eau douce
    disponibles sont utilisées aux fi ns de l’irrigation en agriculture. Néanmoins,
    du fait de systèmes d’irrigation ineffi caces, en particulier dans les pays en
    développement, 60 % de cette eau s’évapore ou retourne dans les rivières
    et les aquifères souterrains.

    • Plus de 2,2 millions de personnes, essentiellement dans les pays en
    développement, meurent chaque année suite à des maladies causées par
    de mauvaises conditions sanitaires et l’eau insalubre2.
    • Une étude de l’OMS montre que chaque dollar investi pour améliorer
    la qualité de l’eau potable et les services d’assainissement peut rapporter
    un bénéfi ce économique de 4 à 34 dollars, selon la région.
    • Les écosystèmes d’eau douce ont été gravement détériorés : on estime
    qu’environ la moitié des zones humides de la planète ont été perdues
    et que plus de 20 % des 10 000 espèces d’eau douce connues dans
    le monde ont disparu ou sont menacées.

    • Sous l’effet des activités humaines, les concentrations atmosphériques
    mondiales de CO2, CH4 et N2O se sont fortement accrues
    depuis 1750 : elles sont aujourd’hui bien supérieures aux valeurs
    préindustrielles déterminées par l’analyse de carottes de glace couvrant
    de nombreux millénaires4.

    • Les océans absorbent deux milliards de tonnes de dioxyde de carbone
    (CO2) chaque année, ce qui en fait l’un des principaux moyens de défense
    contre le réchauffement de la planète.

    Gérer les eaux souterraines
    L’eau est une ressource socio-économique vitale limitée. Elle fait l’objet d’une
    demande croissante à des fi ns domestiques et industrielles, ce qui menace
    la pérennité des eaux souterraines et a des conséquences pour l’agriculture,
    la foresterie, l’industrie et les réserves d’eau potable. Il est essentiel que
    les ressources en eau soient gérées de manière stratégique et durable.
    Les eaux souterraines sont la première source d’eau potable pour la moitié
    de la population mondiale. Il est important que les pays en développement
    puissent protéger leurs ressources en eaux souterraines, qui sont limitées,
    et qu’ils puissent les utiliser au mieux. Les eaux souterraines contaminées
    suite à des activités d’utilisation des terres nuisent à la santé publique et
    à l’environnement. L’industrie est la plus grande source de pollution des
    eaux dans les pays en développement. Les eaux de ruissellement, en
    particulier les eaux de crue, sont un autre facteur polluant important du fait
    des nombreuses substances qu’elles transportent dans les systèmes d’eau
    douce.

    Les projets de coopération technique de l’AIEA mettent en avant l’utilisation
    des techniques isotopiques pour comprendre l’origine, l’importance
    et le comportement des ressources en eau ainsi que leur vulnérabilité
    à la pollution. L’hydrologie isotopique contribue également à déterminer
    l’origine et l’étendue de la pollution ou de l’intrusion d’eau saline, et
    fournit de précieuses informations pour la gestion durable des ressources
    en eau. Les projets de l’AIEA favorisent l’élaboration de plans nationaux
    et transfrontaliers exhaustifs sur les ressources en eau pour des usages
    domestiques, l’élevage, la pêche, l’irrigation ou à d’autres fi ns, et aident
    les États Membres à mettre au point des règlements, procédures, normes,
    exigences minimales et lignes directrices pour la gestion durable de leurs
    ressources en eau. Les réseaux de surveillance régionaux et les bases de
    données sur les isotopes et les composants chimiques des eaux de surface
    et des eaux souterraines peuvent également contribuer à améliorer la gestion
    des ressources en eau. En outre, le radiotraitement, associé à d’autres
    techniques, permet d’améliorer la sûreté environnementale en assurant un
    assainissement effi cace des eaux usées et favorise la réutilisation des eaux
    usées traitées pour l’irrigation urbaine et à des fi ns industrielles.

    Appuyer les mesures de préservation
    des sols et des eaux agricoles
    L’érosion des sols et la dégradation des terres sont une grave menace
    pour l’environnement. Les mauvaises pratiques agricoles et l’utilisation
    inappropriée des terres ont détérioré ces dernières et accéléré l’érosion
    dans nombre de pays en développement. Les Nations Unies ont appelé
    l’attention sur le fait que la dégradation des sols est l’un des plus grands
    défi s environnementaux à relever pour assurer la durabilité de la production
    alimentaire et de l’approvisionnement en eau au XXIe siècle.
    Les projets de coopération technique de l’AIEA ont recours à la technologie
    nucléaire pour évaluer l’ampleur de la dégradation des sols et les pertes
    en sols dues à l’érosion, et pour mesurer l’effi cacité des stratégies de
    Eau et
    environnement
    préservation des sols et de l’eau en retenant l’eau et les éléments nutritifs
    pour la production alimentaire dans les systèmes d’agriculture pluviale ou
    irriguée.

    Surveiller et protéger les océans
    La pollution marine est une grave menace pour la faune et la fl ore marines.
    Les pesticides, produits chimiques toxiques et métaux lourds peuvent
    induire des mutations, maladies et changements comportementaux, entrer
    dans la chaîne alimentaire marine et à terme, fi nir dans nos assiettes. Le
    commerce de poisson et de produits de la mer tient à la capacité des pays
    à déterminer la qualité des denrées alimentaires.

    Les projets de coopération technique de l’AIEA aident les États Membres
    à établir, ou à améliorer, des laboratoires d’analyse pouvant mesurer
    la radioactivité dans l’environnement et les polluants présents dans
    les océans ou dans les produits alimentaires commercialisables. D’autres
    projets permettent de renforcer les capacités nationales pour ce qui est de
    l’étude de l’environnement marin en faisant appel aux techniques d’analyse
    nucléaire et aux radiotraceurs qui peuvent suivre le mouvement des métaux
    lourds et des polluants dans l’environnement marin. Grâce à ces techniques,
    les États Membres peuvent améliorer leur connaissance des océans et leur
    capacité à gérer et protéger les ressources marines.
    Les données sur les radionucléides, les isotopes et les éléments traces
    dans les océans peuvent aussi aider les scientifi ques à mieux prévoir
    les changements climatiques et météorologiques et à élaborer des méthodes
    permettant de répondre aux grands problèmes posés par le changement
    climatique. Les radionucléides et isotopes naturels peuvent être utilisés pour
    analyser comment les océans peuvent résister aux effets du changement
    climatique.
    Détecter la prolifération d’algues
    toxiques
    La prolifération d’algues toxiques dans les océans, souvent appelée marée
    rouge, peut nuire gravement au commerce local et international. L’AIEA aide
    les États Membres à y faire face en détectant plus rapidement et précisément
    la présence de toxines dans le biote marin. Les programmes d’alerte précoce
    donnent aux pêcheurs et aux consommateurs des informations importantes
    à ce sujet.

    Gérer la qualité de l’air
    La contamination atmosphérique ne connaît pas de frontières. Le nombre
    croissant de véhicules sur les routes et les usines qui émettent des
    particules et d’autres polluants dans l’air, ainsi que les activités de production
    d’énergie s’appuyant sur la combustion fossile, détériorent la qualité de l’air
    de la plupart des grandes villes des pays en développement. Cette situation
    explique la hausse de l’incidence des maladies respiratoires et contribue
    à la pollution atmosphérique mondiale.

    L’AIEA aide les États Membres à lutter contre la pollution atmosphérique
    et à réduire les risques sanitaires pour le public en étudiant et recensant
    les principales sources de pollution. Les techniques faisant appel aux
    rayons X et autres techniques d’analyse nucléaire peuvent caractériser et
    mesurer les particules en suspension, aidant ainsi les décideurs à établir
    des règlements visant à améliorer la qualité de l’air et la santé humaine et
    appuyant les programmes nationaux de gestion de la qualité de l’air.
    Les techniques nucléaires peuvent aussi être utilisées pour le traitement des
    polluants en aval : l’épuration à sec par faisceaux d’électrons, par exemple,
    peut éliminer jusqu’à 95 % des polluants émis par les fumées d’usines et
    génère un sous-produit pouvant servir d’engrais agricole.

    En outre, l’AIEA aide aussi les États Membres à renforcer leurs capacités
    nationales à élaborer des plans énergétiques stratégiques et à défi nir un
    bouquet énergétique national adapté et applicable pouvant éventuellement
    inclure l’électronucléaire. Cette énergie peut s’avérer être la plus
    écologiquement rationnelle pour certains pays car elle limite les émissions
    de carbone autant que l’hydroélectricité.

    Améliorer la croissance végétale
    Les projets de coopération technique de l’AIEA utilisent les techniques
    nucléaires pour contribuer à la transformation et à l’optimisation des
    terres et des cultures à l’aide de pratiques agricoles durables améliorées.
    La sélection par mutation – qui consiste à utiliser les rayonnements
    pour induire des variations génétiques favorables – accroît le potentiel
    d’adaptation des plantes indigènes aux conditions locales en améliorant
    leur résistance à la salinité et à la sécheresse. L’utilisation d’humidimètres
    à neutrons contribue à une programmation optimale de l’irrigation. Les
    techniques isotopiques permettent aussi d’identifi er des pratiques de
    gestion des sols, de l’eau et des cultures et des processus de fertilisation
    qui améliorent la fertilité et la qualité des sols pour des plantes plus riches
    en nutriments et plus productives. L’utilisation de cultures mieux adaptées,
    associée à l’application d’engrais à un moment et un endroit plus appropriés,
    peut améliorer la fertilité des sols et accroître la productivité des terres.
    L’application d’engrais à l’endroit optimal permet de limiter les déchets,
    de protéger l’environnement et d’économiser sur les coûts des engrais
    tout en augmentant la production végétale. On peut obtenir des engrais
    biologiques et des activateurs de croissance grâce au radiotraitement de
    polymères naturels bon marché, disponibles localement, biodégradables et
    renouvelables.

    Surveiller les polluants agricoles
    Les isotopes sont également utilisés pour étudier la contamination des eaux
    souterraines par les polluants agricoles, essentiellement due à l’application
    d’engrais inorganiques et d’engrais animaux. Les polluants agricoles sont
    redistribués par les eaux de ruissellement et l’érosion et ont de graves
    répercussions sur la qualité des sols et des eaux sur place et hors site,
    menaçant ainsi les eaux souterraines, la qualité des eaux de surface,
    la santé humaine et animale, et l’environnement.

    Avec l’aide de l’AIEA, les États Membres peuvent utiliser les techniques
    nucléaires pour rassembler des informations sur les taux d’érosion des
    sols ainsi que sur la source et la répartition des polluants agricoles. Cet appui permet d’élaborer des pratiques de gestion effi caces pour prévenir,
    réduire le plus possible et surveiller la pollution des eaux souterraines, et de
    préserver les ressources naturelles et agricoles pour la production vivrière et
    la durabilité de l’environnement.

    Réduire les résidus de pesticides
    Sans pesticides, il serait presque impossible de produire les quantités de
    denrées alimentaires nécessaires pour nourrir la population mondiale, qui est
    en constante augmentation. Les pesticides contiennent cependant nombre
    de substances dangereuses et doivent être appliqués de manière effi ciente
    pour protéger les plantes et les animaux d’élevage tout en laissant le moins
    de résidus possible dans les aliments et l’environnement. Il faut donc non
    seulement surveiller les résidus de pesticides présents dans les sols, eaux et
    produits agricoles, mais aussi promouvoir les meilleures pratiques de culture,
    y compris les pratiques de gestion des sols, de l’eau et des cultures qui
    réduisent au maximum l’érosion des sols, optimisent la capacité de rétention
    d’eau des sols et améliorent la santé des sols et des plantes. Lorsque la teneur
    en résidus présents dans les plantes dépasse la limite maximale (LMR),
    les produits ne peuvent être vendus sur le marché international. En revanche,
    ils peuvent l’être au niveau local, ce qui nuit à la santé humaine et animale.
    Les projets de coopération technique de l’AIEA facilitent la surveillance
    des résidus de pesticides dans les sols, eaux et produits agricoles en
    proposant des formations, en promouvant les bonnes pratiques agricoles et
    en fournissant du matériel de laboratoire approprié. Ils aident aussi les
    États Membres à prévoir la mobilité des pesticides dans les sols et leur
    écoulement dans les eaux de surface et les eaux souterraines.

    Mesurer les changements et atténuer

    les dommages : appuyer la remédiation
    de l’environnement
    Un grand nombre d’activités d’exploitation des ressources, de l’extraction
    à la préparation de minerais, peut contaminer les sols, les eaux de surface
    et les eaux souterraines.

    Les projets de coopération technique de l’AIEA renforcent la capacité
    des institutions et des autorités à permettre une gestion optimale des
    zones contaminées par l’extraction de ressources, notamment l’extraction
    d’uranium. Ils appuient la planifi cation et l’évaluation des coûts des activités,
    la décontamination, le démantèlement, la télémanipulation, l’évaluation et
    la gestion des déchets radioactifs et la remédiation des sites, incluant leur
    réutilisation et réhabilitation.
    Ce que fait le programme de
    coopération technique de l’AIEA
    Les cours et ateliers organisés dans le cadre du programme de coopération
    technique couvrent des domaines comme l’analyse de la contamination
    marine, la répartition des contaminants, la fertilité des sols et la nutrition
    végétale, la préservation des sols et des ressources en eau, la gestion de
    la salinité des sols et de l’eau, l’établissement de réseaux permanents de
    stations de surveillance au niveau régional, et l’utilisation des équipements
    et des méthodes adaptés aux besoins régionaux. Cette approche aide
    à renforcer les capacités locales et à promouvoir le travail en réseau en
    permettant de rassembler des chercheurs et des techniciens du monde en
    développement.

    Les projets de coopération technique aident les États Membres à se
    former à l’utilisation sûre de la technologie nucléaire pour préserver et gérer
    les ressources en eau de la planète. Ils couvrent divers types d’activités,
    à savoir l’optimisation de la gestion des sols et des ressources en eau pour
    l’agriculture, y compris les techniques d’irrigation, l’utilisation de l’hydrologie
    isotopique pour déterminer le niveau de contamination des aquifères,
    la réduction de la dégradation des sols et de l’érosion, ou encore l’étude
    de la prolifération d’algues toxiques. Dans le cadre de ces projets, les
    États Membres utilisent aussi la technologie du radiotraitement pour favoriser
    un environnement plus propre, notamment en luttant contre les polluants
    dangereux présents dans les eaux usées et en mettant au point des engrais
    et activateurs de croissance des plantes non toxiques.
    L’assistance d’experts permet de proposer dans les pays en développement
    les services d’un expert reconnu pour qu’il assure une formation sur place.
    Les missions d’experts peuvent durer de quelques mois à une année
    entière. Lorsque du matériel complexe est fourni à un pays, le projet
    prévoit généralement la visite d’un expert afi n de former le personnel au
    fonctionnement et aux aspects techniques de l’appareil.


    Les bourses de formation préparent le personnel local à s’acquitter des
    responsabilités dans les domaines de la gestion des sols, de l’eau et des
    cultures, de l’évaluation de la qualité de l’air et des ressources en eau,
    et de l’étude des impacts environnementaux sur l’eau douce/l’eau de mer
    dans les États Membres. Les boursiers sont envoyés à l’étranger pour
    une formation complète dans un établissement approprié pour une durée
    allant de quelques mois à plusieurs années. Les bourses de la coopération
    technique donnent la possibilité aux chercheurs des États Membres de l’AIEA
    de se familiariser avec des méthodes utilisant la technologie nucléaire et de
    les adapter en fonction de leurs travaux de recherche. En raison de cette
    adaptabilité, le programme de bourses attire non seulement des spécialistes
    de la radiochimie et de la radioécologie marines, mais aussi des géologues,
    des biologistes, des scientifi ques spécialistes de l’environnement, des sols,
    ou de la physiologie des plantes.

    Des conférences, colloques et séminaires sont organisés pour permettre
    aux scientifi ques de divers pays d’échanger des idées.
    Les équipements et le matériel fournis par l’AIEA sont utilisés pour
    permettre ou renforcer la gestion durable de l’environnement, pour évaluer
    les ressources en eau et pour gérer les sols et les eaux dans l’agriculture en
    vue d’atteindre les OMD connexes, qui sont de préserver l’environnement
    et de réduire la faim sans détériorer les ressources en eau et les sols dans
    les États Membres. Il faut souvent adapter les équipements et les techniques
    nucléaires et non nucléaires aux conditions des laboratoires nationaux.

    Partenariats
    Les projets de coopération technique impliquent une collaboration entre
    les gouvernements, les partenaires de l’AIEA et les États Membres,
    compte tenu des besoins prioritaires de développement au niveau
    national, à la satisfaction desquels l’AIEA a un rôle prééminent à jouer
    du fait de l’avantage comparatif de la technologie nucléaire et de
    la valeur ajoutée qu’elle peut apporter aux services fournis par d’autres
    partenaires pour le développement. L’AIEA s’emploie à nouer des
    partenariats et des relations de travail dans le cadre de consultations
    et d’interactions avec des organismes du système des Nations Unies
    et d’autres partenaires potentiels. Les travaux menés en collaboration
    permettent d’assurer la coordination et l’optimisation des activités
    complémentaires et d’informer les organismes pertinents des Nations
    Unies sur les impacts du programme de CT en termes de développement.
    L’assistance au programme de CT concernant les ressources en eau douce
    et eau de mer, et les sols, leur gestion pour la production alimentaire et leur
    évaluation est assurée par les laboratoires de l’AIEA à Seibersdorf, Monaco
    et Vienne. Les Laboratoires de l’environnement marin de l’AIEA à Monaco
    se consacrent à la recherche marine, en se concentrant sur les isotopes
    radioactifs et les isotopes stables comme traceurs afi n de mieux comprendre
    les processus à l’oeuvre dans les océans et les mers, faire face aux problèmes
    de pollution et promouvoir la coopération internationale. Les Laboratoires
    FAO/AIEA d’agronomie et de biotechnologie à Seibersdorf sont spécialisés
    dans la recherche, le développement et le transfert de techniques nucléaires
    dans les domaines de la pédologie, de la phytogénétique, de la production et
    de la santé animales, de l’entomologie et du contrôle des contaminants dans
    les aliments. Les laboratoires offrent une vaste gamme de services spécialisés
    et d’activités de formation de scientifi ques de pays en développement grâce
    à des bourses individuelles et des formations interrégionales et collectives
    dans plusieurs disciplines. Ils donnent aussi des orientations sur l’introduction
    de mesures de contrôle et d’assurance de la qualité des analyses dans des
    laboratoires de contrepartie et dispensent une formation à la maintenance de
    l’équipement et des instruments de laboratoire.


    De nombreuses activités sont menées en partenariat avec des organisations
    internationales comme le Programme des Nations Unies pour l’environnement
    (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le développement
    (PNUD), l’Organisation maritime internationale (OMI), le Fonds pour
    l’environnement mondial (FEM), l’Organisation des Nations Unies pour
    l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Groupe consultatif pour la recherche
    agricole internationale (CGIAR), l’Alliance pour une révolution verte en Afrique,
    la Commission océanographique intergouvernementale de l’Organisation des
    Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (COI/UNESCO) et
    l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

    Pour de plus amples informations, veuillez
    consulter le site http://tc.iaea.org
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