• la pollution au Maroc

    L’agence onusienne s’inquiète des taux de concentration de particules fines en suspension dans plusieurs villes du royaume. Une situation qui impacte à la fois la santé des citoyens comme les caisses de l’Etat

    Aux côtés de la tonitruante Casablanca, Mohammedia fait figure d’autre poumon industriel marocain. C’est que la ville balnéaire, forte de ses 200 000 habitants, abrite la principale raffinerie du pays, la Samir, dont les activités sont toutefois aujourd’hui suspendue, une centrale électrique thermique d'une puissance de 600 MW - l'unité de production nationale la plus puissante après celle de Jorf Lasfar - et un port pétrolier. Autant d’activités industrielles qui ne sont pas sans générer d’importantes émissions de particules polluantes.
    Le 18 mai dernier, ces poussières grisâtres sont venues se déposer sur le littoral atlantique. 
    Les autorités y ont en effet remarqué la présence de boues noires non-identifiées, indique le média Econostrum, spécialisé dans l’actualité économique en Méditerranée. Ces boues noires, étalées sur 4 000 mètres carrés entre Casablanca et Rabat, proviendraient de la centrale thermique de Mohammedia. Le gouvernement a lancé deux enquêtes, l’une portant sur «la nature et la composition de la matière noire mélangée au sable» et l’autre sur l’état de la centrale thermique soupçonnée d’avoir rejetée ces boues. «La centrale n’a jamais rejeté de poussières noires ou de cendres depuis 2009», a toutefois assuré l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), exploitant de la centrale thermique.


  • You might also like