• Le manque de l'eau en Algérie

    Le manque de pluie se fait cruellement sentir dans le pays. Les experts appellent à lutter contre le gaspillage dans l'irrigation et dans l'industrie

    Est-ce une nouvelle crise en Algérie, déjà minée par la paralysie du pouvoir ? « Eau : la crise », titre El Watan. Alors que le Portugal et l'Espagne sont ravagés par des incendies dus notamment à la sécheresse qui y règne, de l'autre côté du bassin méditerranéen, le manque d'eau de pluie inquiète aussi. Pour le quotidien, ce déficit « fait penser à des scénarios catastrophes, similaires à ceux décrits dans les documentaires sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur la vie sur Terre. » La wilaya d'Annaba a ainsi connu cet été des manifestations face à la pénurie en eau potable en raison de la baisse du niveau du barrage de Cheffia. Cette colère rappelle, affirme El Watan, que l'Algérie est un pays semi-aride et que « l'or bleu » risque de manquer à l'avenir. Pour des experts comme Brahim Mouhouche de l'Ecole supérieure d'agronomie, il est absolument nécessaire d'éviter le gaspillage de l'eau notamment dans l'agriculture. L'un des responsables du ministère des Ressources en eau, Abdelwahab Smati, estime ainsi que l'agriculture qui consomme environ 6,7 milliards de m3 par an, doit utiliser de nouvelles techniques d'irrigation. Il appelle également les industriels « à recycler leurs eaux et éviter le gaspillage ». D'après lui, la situation en Algérie n'est cependant pas alarmante et aucun rationnement en eau n'est prévu. La quantité d'eau disponible dans les 75 barrages du pays, affirme-t-il, est au même niveau qu'en 2016. D'ici 2019, 84 barrages seront en outre en fonctionnement. La question est cependant de savoir si ces propos seront suffisants pour rassurer la population d'Annaba.

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