• Maroc, Côte d’Ivoire : que fait Mohammed VI à Abidjan ?

    Le roi du Maroc, Mohammed VI, est attendu à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, la semaine prochaine. La visite devra durer trois jours.

    Que fait Mohammed VI en Côte d’Ivoire ? Cette question a tout son sens avec la programmation nouvelle d’une visite royale dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. D’autant qu’il s’agit de la cinquième visite du souverain chez Alassane Ouattara depuis l’élection de ce dernier à la magistrature suprême, en 2011.
    Le 1er décembre prochain, le roi du Maroc, Mohammed VI, est en effet attendu à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, pour une visite de trois jours. Au menu de cette « visite d’amitié et de travail », des entretiens avec le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, apprend Le360 qui cite des sources concordantes.
     Le site marocain poursuit en précisant qu’une forte délégation marocaine, composée de ministres et d’hommes d’affaires, accompagnera le roi Mohammed VI dont le dernier voyage en Côte d’Ivoire remonte à février-mars 2017. La présidente de CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc) Miriem Bensalah et son homologue ivoirien présideront un forum économique dans le but d’assurer le suivi des projets développement en cours de réalisation et à dresser une feuille de route pour les actions à venir.

    Cette énième visite du roi dans ce pays membre de la CEDEAO conforte la détermination du Maroc à intégrer l’institution. Deux mois après son retour dans l’Union Africaine, le Maroc avait introduit une demande d’adhésion à la CEDEAO en qualité de membre à part entière. Marcel Alain De Souza, président de la Commission de la CEDEAO, avait alors indiqué que l’instance allait « mettre au point une commission paritaire pour que, dans un mois et demi, on puisse signer un accord de partenariat économique déclarant le Maroc comme associé privilégié de la CEDEAO ».

    La Côte d’Ivoire avait pris la balle au rebond, se disant favorable à cette adhésion. En effet, le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Koné, qui animait un panel, le 6 avril dernier, dans le cadre de la Conférence sur le "Risque pays Côte d’Ivoire" organisée par l’agence de notation financière Bloomfield Investment, avait indiqué que « si le Maroc est admis au sein de la CEDEAO, cela ne pourra que donner un poids économique plus important à la zone ».
    Répondant à une question relative à l’exposition croissante de l’économie de son pays au Maroc, le ministre avait soutenu que « la Côte d’ivoire reste un pays ouvert au Maroc, mais également aux autres pays (...). La Côte d’Ivoire a besoin de capitaux qu’elle ne peut mobiliser à partir de ses ressources internes ». Adama Koné, citant le cas de la Baie de Cocody, jadis à l’abandon, et qui sera mis en valeur grâce à des capitaux marocains et qui est appelée à devenir la future carte postale d’Abidjan, avait insisté que « le plus important c’est que cette ouverture puisse profiter à notre pays, apporter des investissements pour financer notre économie ».
    Cette sortie du ministre ivoirien de l’Economie et des Finances prouve à satiété que la Côte d’Ivoire compte réserver un accueil plus que chaleureux au souverain Mohammed VI à qui les portes d’Abidjan sont déjà grandement ouvertes.

    http://www.afrik.com/maroc-cote-d-ivoire
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