• Provinces du Sud : La Marche du développement

    Provinces du Sud : La Marche du développement
    Le Sahara marocaine : Tous les secteurs sont concernés par cette dynamique tous azimuts notamment le tourisme, l’emploi, la pêche, l’environnement, la culture, l’artisanat, l’enseignement, la santé, l’aménagement urbain, les routes, l’eau, les énergies renouvelables, l’agriculture et les transports. Après l’étape de l’aménagement et de la mise à niveau des infrastructures ayant suivi le retour à la mère patrie des provinces du Sud, c’est une nouvelle étape de développement économique qui s’ouvre désormais avec le nouveau modèle dans le but de garantir le décollage socio-économique et la prospérité de la population locale.
    Plus concrètement, des projets ambitieux sont aujourd’hui ouverts ou au stade de la préparation aux quatre coins du Sahara marocain. Parmi les projets phares en cours de réalisation se trouve notamment la voie express Tiznit-Laâyoune-Dakhla, d’un coût de 8,5 milliards de dirhams. Longue de 1.115 kilomètres, la réalisation de cette voie se fait en deux phases, la première reliant Tiznit à Laâyoune, en passant par Guelmim, sur une distance de 555 km, tandis que la deuxième phase consiste en l’élargissement à 9 mètres de la route nationale reliant Laâyoune à Dakhla, sur une distance de 560 km. Pour renforcer la connectivité maritime de la région, les responsables ont lancé le projet du port Dakhla-Atlantique (6 milliards de DH), considéré comme le plus grand projet des trois régions du Sud. La liste compte également d’autres projets de dessalement de l’eau de mer, d’énergie solaire et éolienne et de développement industriel Phosboucraa pour la valorisation des ressources des phosphates. Chaque région connaît un taux de démarrage effectif des projets très satisfaisant. Ainsi, il a atteint à titre d’exemple 55% dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra. Il faut dire que d’énormes ressources sont mobilisées dans le cadre du modèle de développement. Ce dernier est doté d’un investissement de 77 milliards de DH.
    Cette enveloppe budgétaire impressionnante doit financer le nouveau modèle de développement qui s’articule autour des principes de participation, d’inclusion, de gouvernance responsable et de durabilité. Le but est de multiplier par deux, dans un horizon de 10 ans, le PIB régional (Produit intérieur brut) avec à la clé 120.000 nouveaux emplois. La planification et la réalisation des projets ont accordé une place importante aux potentialités dont dispose la région. Concernant le secteur des phosphates, une enveloppe budgétaire de 16,8 milliards DH a été mobilisée dans le cadre du projet Phosboucraâ pour le développement industriel. Une place importante est également accordée à l’agriculture à travers plusieurs projets de valorisation agricole qui permettront la création d’emplois et la diversification des sources de revenus.
    L’objectif du programme est de créer plus de 11.000 emplois, de dégager près de 615 millions DH de valeur ajoutée annuelle. Des projets d’agriculture solidaire sont également prévus à destination de pas moins de 16.800 bénéficiaires. La dimension sociale n’est pas en reste. Dans ce sens, il sera procédé à la création d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) à Laâyoune pour un coût de 1,2 milliard DH. Ce CHU est de nature à améliorer les offres de soins pour les populations et dispenser des prestations médicales de qualité. De plus, il est prévu la création d’un Technopole dans la région de Foum El Oued avec des crédits estimés à 2 milliards DH, une structure qui sera érigée en pôle de formation, de développement et d’innovation technologique et culturelle.
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