• L’eau en bouteille marocaine conquiert le monde



    Le marché des eaux embouteillées pèse 1,5 milliard de DH en termes de chiffre d’affaires. En volume, 450 millions de litres sont écoulées annuellement, soit un per capita de 15 litres/habitant/an. Un chiffre qui avoisinait les 10 l/habitant/an trois ans auparavant. 
    «Cette croissance est attribuée à l’évolution du mode de vie. Le consommateur est de plus en plus en quête de produit de qualité irréprochable et de bien-être», annonce le management d’Oulmes (producteur de Sidi Ali, Bahia, Aïn Atlas, Oulmes). Ceci étant, le niveau de consommation des Marocains en eaux reste relativement faible. A titre comparatif, la consommation nationale représente près de 43% de celle en Tunisie (35l/habitant/an). Notons que le pays du jasmin compte 10 millions d’habitants, soit le tiers de la population marocaine. En France, la consommation se situe à plus de 150 l/habitant. Une chose est sûre, les Marocains ont une préférence pour les marques locales, en particulier pour les eaux minérales naturelles. «Elle se reflète à travers les parts de marché des marques étrangères qui représentent une moyenne de 1%, toutes marques confondues», explique-t-on auprès de Sotherma, producteur de AïnSaïss et Sidi Harazem. 
    Les marques étrangères hors Europe sont taxées à 49% en termes de droits de douane. Néanmoins, celles en provenance de l’Union européenne (Vichy, Vittel, Evian…) profitent d’un taux préférentiel de 5%. Une condition qui pourrait décourager de nouveaux entrants. De plus, un marquage fiscal de 1 centime est appliqué à la totalité des marques, quelle que soit la taille du produit (depuis juillet 2010). Globalement, l’industrie des eaux embouteillées reste atomisée. La production nationale est concentrée entre 3 grands groupes. N’empêche que la concurrence demeure coriace et les réseaux GMS (grande et moyenne distribution surfaces) et CHR (Cafés, hôtels et restaurants) sont le théâtre de la guerre des prix, de l’innovation et des grandes compagnes de communication (PLV, affichage, spots radio et télé…). En dehors de certaines marques étrangères connues sur le marché, le reste peine à percer face à l’offensive des produits locaux. A ce jour, le secteur emploie quelque 2.041 personnes. En volume, les importations se chiffrent à 1,72 million de litres par an. Le Maroc exporte des eaux. Les exportations se situaient autour de 450.000 litres en 2009. Depuis 3 ans, les eaux marocaines embouteillées sont exportées principalement vers l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, la Gambie, Sierra Leone, Belgique, Hollande, Allemagne…
     
    Source : www.leconomiste.com
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