• Plans d'aménagement

    Le contexte halieutique au Maroc ne s’éloigne pas trop de la situation mondiale marquée par une tendance à la surexploitation de la majorité des stocks halieutiques, cependant, il présente encore la possibilité pour relever le défi d’une gestion durable des pêches.

    Sur le plan national, parmi les 11 stocks d’espèces démersales marocaines, évalués en 2010 par le sous-comité scientifique du comité des pêches pour l’atlantique Centre-Est (COPACE) de la FAO :

    • 5 espèces sont en état de surexploitation, en l’occurrence le poulpe (Octopus vulgaris), la seiche (Sepia spp.), la crevette rose (Parapenaeus longirostris), le merlu blanc (Merluccius merluccius) et la besuge (Pagellus acarne) ;
    • 4 espèces sont considérés comme pleinement exploités : pageot (Pagellus sp.), denté à gros yeux (Dentex macrophtalmus), dorade (Sparus spp) et digrammegris (P. mediteranus).
    Les stocks de deux autres espèces, le calmar (L. vulgaris) et les merlus noirs, n’ont pu être évalués en raison de données insuffisantes

    La pêcherie poulpière a été la première pêcherie qui a fait l’objet d’un plan d’aménagement depuis 2001 et qui a été révisé en 2004. Ce plan de redressement, audacieux, a introduit plusieurs nouvelles dispositions dont on cite en l’occurrence, la réduction de l’effort de pêche artisanal et côtier et l’application du système des quotas individuels dans le segment hauturier et artisanal en plus de nouvelles mesures techniques de préservation des juvéniles.
    Depuis la mise en œuvre de la stratégie halieutis , lancé à partir de 2010, les espèces qui constituent plus de 75% des débarquements, sont gérés par des plans d’aménagement notamment les petits pélagiques, le poulpe, les crevettes, le thon rouge, l’espadon, les requins, les algues marines rouges et le corail.
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