• Le Canada, un pays riche en eau ... sauf pour les Premières Nations

    Le Canada, pays industrialisée, est réputé le pays le plus riche en eau de la planète. Mais cette situation apparemment enviable ne profite pas à tous les habitants du pays. De nombreuses communautés autochtones, notamment dans la province de l’Ontario, n’ont pas accès à l’eau potable : celle qu’ils boivent est polluée ou difficile d’accès.
    C’est ce que montre un nouveau rapport de Human Rights Watch :
    L’eau dont dépendent de nombreuses communautés des Premières Nations du Canada sur les terres connues sous le nom de réserves, est polluée, difficile d’accès ou même toxique en raison de systèmes de traitement défectueux. Le gouvernement fédéral ainsi que les autorités provinciales devraient prendre des mesures urgentes pour assumer leur rôle dans cette crise.
    Le rapport de 92 pages, intitulé « Une eau qui doit être sans danger : L’obligation du Canada de mettre un terme à la crise de l’eau dans les réserves des Premières Nations » (« Make It Safe : Canada’s Obligation to End the First Nations Water Crisis » - résumé et recommandations disponibles en français), documente les impacts graves et prolongés liés aux problèmes d’eau potable et d’assainissement pour des milliers de personnes autochtones – connues sous le nom de « Premières Nations » – vivant dans les réserves. Le rapport évalue les causes des problèmes liés à la qualité de l’eau et de l’assainissement dans les réserves, notamment le manque de réglementations contraignantes sur la qualité de l’eau, un financement insuffisant et arbitraire, des infrastructures défectueuses ou de qualité inférieure, et la dégradation des sources d’approvisionnement en eau. Les audits réalisés par le gouvernement fédéral lui-même depuis plus de vingt ans révèlent une tendance de promesses exagérées et de faibles réalisations en matière d’eau et de traitement des eaux usées pour les réserves.
    Dans tout le Canada aujourd’hui, 133 avis sont en vigueur dans 89 réserves des Premières Nations informant que l’eau est impropre à la consommation. La plupart de ces avis sont concentrés en Ontario. Ces avis concernant la qualité de l’eau – dont certains sont en vigueur depuis des décennies – représentent les pires exemples des défis systémiques concernant l’eau et les eaux usées auxquels sont confrontées les Premières Nations au Canada. Les communautés canadiennes vivant en dehors des réserves sont bien loin de connaître un tel niveau de risque pour leur eau ; leurs systèmes sont soumis à des réglementations, et les avis concernant la qualité de l’eau sont bien plus rares.
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