• Le Maroc :une démarche de planification et de gestion intégrée de ses ressources en eau

    Le Maroc a adopté une démarche de planification et de gestion intégrée de ses ressources en eau

    Le Maroc, qui s’est engagé dans une politique de mobilisation des ressources en eau, a adopté d’une démarche de planification et de gestion intégrée afin de maîtriser sa vulnérabilité et réduire les impacts des changements climatiques, a souligné la ministre déléguée chargée de l’Eau, Mme Charafat Afailal.

    « Cette démarche a permis au Royaume de sécuriser l’approvisionnement des populations en eau potable même pendant les périodes de sécheresse », a relevé Mme Afailal dans une allocution lue en son nom par le directeur des aménagements hydrauliques, Khalid El Ghomari, lors du 2ème Colloque national « SOLMAROC ».
    « Dans ce domaine, la priorité a été donnée à la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable en milieu urbain et la généralisation de l’accès à l’eau potable en milieu rural, ce qui a permis l’atteinte, voire le dépassement des Objectifs du millénaire de développement (OMD) », a fait observer la ministre lors de ce colloque organisé durant deux jours par la revue « Energies/Mines & carrières » sous le thème « la résilience des infrastructures face aux changements climatiques ».
    Mme Afailal a indiqué que la politique de l’eau adoptée au Maroc, a également permis le développement de l’irrigation pour garantir la sécurité alimentaire et la satisfaction des besoins en eau dans des secteurs productifs ainsi que le développement de l’énergie hydro-électrique dans la perspective de développer les énergies propres.
    Charafat Afailal
    Le directeur du magazine « Energies/Mines & carrières »,  Mohamed Moudarir, a pour sa part, noté que le Maroc fait face, à l’instar des autres pays, à des phénomènes liés aux changements climatiques, dont les inondations, les séismes, l’érosion du sol et la sécheresse, qui ont un impact négatif sur le système écologique et sur les infrastructures.
    Il a, en outre, mis l’accent sur l’importance de la résistance de ces grands projets réalisés ou en cours de réalisation face à ces phénomènes, ainsi que le degré d’efficacité des plans d’urgence et de gestion de ces risques climatiques.
    Le représentant du Conseil régional de Marrakech-Safi, Touhami Mohib, a de son côté, signalé que les régions sont appelées à relever le défi du développement à travers la réalisation de projets liés à l’infrastructure, mais qui prend en compte la dimension des changements climatiques, notant que les participants à la Réunion des élus régionaux et locaux tenue en marge de la COP22 avaient appelé à présenter des solutions politiques et techniques et de financement, en plus de projets adaptés aux changements climatiques au niveau des communes.
    Les travaux de cette session inaugurale ont été marqués par la présentation d’un exposé sur la politique des barrages au Maroc au cours duquel Khalid El Ghomari a fait savoir que le Royaume dispose de plus de 140 grands barrages avec une capacité de plus de 17,6 milliards de M3, outre 13 ouvrages hydrauliques de transfert des eaux et une centaine de petits barrages et lacs collinaires.
    Il a de même précisé qu’annuellement la réalisation des barrages avance à un rythme de deux à trois grands barrages qui viennent s’ajouter à une dizaine de petits barrages, informant que 14 grands barrages et deux autres petits sont actuellement en cours de réalisation.
    Organisé en partenariat avec le ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique, le département de l’Eau, le département de l’Environnement, ce forum d’études sur la résilience fonctionnelle, corrélative et la gestion des risques naturels connait la participation d’opérateurs, bureaux d’études, chercheurs et décideurs.
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