• l'eau de la pluie

    La pluie représente 93% des précipitations climatiques en France. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la pluie n’est pas toujours de bonne qualité même si réglementairement il n’existe aucune norme ou définition de la « bonne qualité » d’une eau de pluie.

     La formation de la pluie résulte pour l'essentiel de la condensation de l'eau contenue dans l'air, mais l'air contient aussi des particules et des gaz d'origine naturelle ou anthropique. Ces éléments ont une fâcheuse tendance à se retrouver dans les gouttelettes de pluie. Ce phénomène a été observé dans certaines régions de France ou des pluies acidifiées par certains gaz polluants comme les oxydes de souffre ont causé des dommages irréversibles aux forets. À cette pollution d’origine atmosphérique peuvent s’ajouter d’autres polluants absorbés lors du ruissellement de l’eau sur les toits et les sols. La composition de la pluie et des eaux pluviales varie donc d’un lieu à un autre. Comme le souligne Gérard Miquel dans son rapport : Nous avons la pluie que notre société fabrique.

    À l’heure actuelle, on connaît plus l’aspect quantitatif de l’eau de pluie (précipitations en millimètres) que l’aspect qualitatif. L’eau de pluie n’est en effet surveillée que depuis un peu plus de 10 ans et quelques tendances commencent à émerger.

     Les caractéristiques de l'eau de pluie sont ainsi relativement stables en moyenne annuelle : l'eau de pluie naturelle est acide (pH 5) et contient, en plus ou moins grande quantité, des sulfates, du sodium, du calcium, de l'ammonium, et même des nitrates et parfois des pesticides. Mais comme on l’a rappelé précédemment, cette composition varie d’une région à une autre.
  • You might also like