• l’ONEE : donc, pas de crainte, l’eau est bel et bien potable

    Depuis quelques heures, une alerte pollution circule principalement sur les réseaux sociaux annonçant l’imminence d’une « catastrophe environnementale » dans la région de Rabat suite aux travaux d’expansion des centres pénitenciers El Arjat 1 et El Arjat 2. Ces travaux ont effectivement entraîné une fuite de milliers de mètres cubes d’eaux usées dans le lac du barrage de la région provocant une réunion d’urgence des partis concernés. Toutefois, les informations - bien que réelles - sont à nuancer. Explications. 

    L’information selon laquelle les eaux potables de la ville de Rabat et sa région seraient polluées est à prendre avec des pincettes. En effet, dans une communication avec une source proche du dossier au sein de l’ONEE, il nous a été confirmé qu’il y a bel et bien un « surplus » de rejet de déchets au niveau de l’eau du barrage Sidi Mohamed Benabdallah mais que cela n’avait aucune incidence sur la qualité de l’eau potable.
    En effet, l’eau brute du barrage, avant d’être transformée en eau potable, suit un processus strict de purification respectant les normes nationales et internationales telles que fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé. Cela va du traitement aux analyses d’échantillons avant la distribution. « Nous sommes très rigoureux dans le traitement de l’eau parce qu’elle est considérée comme une boisson et il est impossible qu’elle soit polluée, parce que nous nous plions à des normes strictes. Il y a une réelle confusion chez la population qui, quand elle constate une quelconque pollution, pense à tort qu’elle concerne l’eau courante», nous informe notre source.
    Bassins artificiels et camions-citernes à la rescousse
    Dans une réunion tenue par la secrétaire d’État chargée de l’eau, Charafat Afilal, le Président de la Région de Rabat-Salé-Kénitra, Abdessamad Sekkal, le directeur régional de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, Lakbir Sofi, et du directeur de l’Agence du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia, Abdelaziz Zerouali, il a été confirmé - par le biais d’un communiqué commun - que les deux stations des centres pénitentiaires El Arjat 1 et El Arjat 2 ne sont plus en mesure de traiter l’excédent des eaux usées estimé à 0,2 million m3 annuellement, alors que la capacité de retenue du barrage atteint les 706 millions m3.
    De ce fait il a été convenu de purifier et de traiter l’espace naturel dans lequel se trouvent les eaux usées et d’examiner la possibilité de déversement de l’excédent (des eaux usées non traitées, NDLR) des deux prisons dans un bassin artificiel. Aussi, la possibilité d’utiliser des camions-citernes pour rejeter les eaux usées dans les réseaux d’assainissement est également envisagée.
    Le communiqué, à l’instar de notre source au sein de l’ONEE, confirme que « les services de l’Office de l’Électricité et de l’Eau Potable veillent au traitement et au contrôle de la qualité des eaux du barrage de Sidi Mohamed Benabdellah sur le Bouregreg, conformément aux normes en vigueur, avant leur distribution aux citoyens ».
    Donc, pas de crainte, l’eau est bel et bien potable.
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