• Définitions (Nature et origine)



    Le monoxyde de carbone, encore appelé oxyde de carbone, de formule chimique CO est un gaz incolore, inodore, insipide, non irritant, de densité voisine de celle de l’air et dont la présence dans l’atmosphère passe ainsi totalement inaperçue.
    Des processus naturels sont à l’origine d’une pollution de fond venant d’une part des métabolismes végétaux et animaux et d’autre part des orages, éruptions volcaniques, feux de forêts…
    Cependant, l’activité humaine au travers de la combustion incomplète de matières organiques (bois, charbon, fioul, carburants) génère d’importantes émissions de CO qui est un gaz toxique.

    Les oxydes d’azote, de formule chimique NOx , peuvent se former par combinaison de l’oxygène et de l’azote de l’air lors de phénomènes naturels (orages, éruptions volcaniques). Ils peuvent également se former lors d’incendies de forêt ou de matières azotées.

    La principale source est anthropique (humaine) : combustion des combustibles fossiles (charbon, fioul, gaz naturel). Les échappements d’automobiles et plus particulièrement les véhicules diesel représentent une partie importante de la pollution atmosphérique par les NOx. La fermentation de grains humides stockés en silos est également source d’exposition aux NOx.
    Les NOx interviennent dans le processus de formation de l’ozone dans la basse atmosphère, ainsi que des pluies acides.
    Le monoxyde d’azote (NO) est issu des phénomènes de combustion à haute température par oxydation de l’azote de l’air. A température ambiante, le NO est instable et réagit avec l’oxygène pour former du dioxyde d’azote (NO2) appelé polluant secondaire. Le NO2 est un gaz très toxique par inhalation.
    Dans l’air ambiant, le NO2 est essentiellement issu des sources de combustions automobile, industrielle et thermique tandis que sa présence à l’intérieur des habitations est essentiellement liée à l’utilisation de chauffages au fuel, de cuisinières à gaz et à la fumée de tabac.
    Dans l’eau et les sols humides, le dioxyde d’azote réagit pour donner de l’acide nitrique.


    L’ozone, de formule chimique O3, est présent à l’état naturel dans l’atmosphère (10 à 100 µg/m3 au niveau du sol et 100 µg/m3 au niveau de la mer) et sa présence peut également être d’origine anthropique (humaine).


    Il résulte généralement de la transformation chimique dans l’atmosphère de certains polluants, en particulier, les oxydes d’azote (NOx) et les Composés Organiques Volatils (COV) sous l’effet du rayonnement solaire.
    Dans la stratosphère, entre 10 et 60 km d’altitude, la couche d’ozone ou « bon ozone » nous protège des rayons ultraviolets du soleil rendant ainsi la vie possible sur terre, tandis qu’entre le sol et 10 km d’altitude, l’ozone troposphérique ou « mauvais ozone » est un polluant car l’ozone est un oxydant puissant qui provoque des gênes respiratoires importantes. Il contribue également à l’effet de serre.
    Le radon, gaz radioactif incolore et inodore, est produit partout à la surface de la terre à partir de l’uranium contenu dans les sols. Il se trouve donc naturellement présent dans l’environnement.
    Son émission dans l’atmosphère dépend tout particulièrement de la nature des sols et des roches. En effet, les concentrations varient d’une région à l’autre en fonction des caractéristiques géologiques. Des concentrations élevées sont généralement associées aux roches granitiques et volcaniques. 
    En France, les régions riches en radon sont la Bretagne, le Massif central, les Vosges et la Corse.
    e terme de "dioxines" est un nom générique qui désigne deux grandes catégories de composés, les polychlorodibenzodioxines (PCDD) et les polychlorodibenzofuranes (PCDF).
    Ce sont des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés (ou HAPC).
    Une fois émises, ces substances de la famille des "POP" (polluants organiques persistants) restent durablement dans l’environnement.
    Les dioxines sont des substances qui résultent principalement des activités humaines.
    Elles sont les sous-produits :
  •  de processus de combustion
      • l’incinération des déchets (ménagers, hospitaliers, industriels),
      • la métallurgie et la sidérurgie (agglomération de minerai de fer, production d’acier, etc.), les cimenteries,
      • la combustion industrielle et résidentielle de bois et de charbon,
      • les émissions des moteurs automobiles,
      • l’incinération des boues des stations d’épuration,

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