• Normes de qualité des eaux potables



    Je remercie mon professeur   M.BOUTELDJAOUI Fatah et  M FOUFOU ATIF

    Liste des abréviations :
     CMA. Concentration maximale admissible (maximale autorisée pour un polluant)
     DBO. Demande Biochimique en Oxygène
     DCO. Demande Chimique en Oxygène
     DHW. Direction de l’Hydraulique de la Wilaya
     FTU. Formazin Turbidity Unit
     Ibid. (ibidem) = ici-même Fait référence au document immédiatement précédent.
     JTU. Jackson Turbidity Unit
     mS. micro siemens
     Ms. milisiemens
     nb Nombre
     NTU. Nephelometric Turbidity Unit
     OMS.  L'Organisation mondiale de la Santé
     Op. cit. (opere citato) œuvre citée .Fait référence à un document déjà cité précédemment mais qui en est séparé par une ou plusieurs autres références.
    pH . potentiel Hydrogène
     S . Siemens
     Terminalf. Ressources terminologiques en langue française
     THM. Trihalométhanes
    Introduction générale:
    La mauvaise qualité de l'eau peut provoquer  le choléra, la dysenterie, la dracunculose, la typhoïde et les vers intestinaux responsables de la mort de 1,8 millions de personnes chaque année, dont 1,6 millions d'enfants de moins de 5 ans. (Cécile ,D., Néomie ,C., Marc ,B.2006)
    Diverses sources naturelles telles que les eaux souterraines, eaux de surface (lac, rivière, ..), ou eau de mer sont à l'origine de l'eau potable. Les normes de l'eau potable sont établies par l'Organisation Mondiale de la Santé ou par l'Union Européenne ou le ministère algérien des ressources en eaux ou le ministère d’économie. L’eau potable doit être exempte de matières en suspension, micro-organismes et produits toxiques. Les recommandations quant aux concentrations en minéraux varient de pays à pays avec toutefois pour la plupart des minéraux une concentration maximale afin de garantir une eau équilibrée et agréable à boire. (Lenntech)
    L’eau est un élément indispensable à la vie et l’état de santé de la population. Elle est liée à la qualité physicochimique et bactériologique qu’elles consomment. L’élaboration des normes de potabilité est basée sur les études scientifiques montrant les effets nocifs sur la santé, des éléments physico-chimiques à partir d’une certaine concentration maximale à ne pas dépasser. Par sécurité la valeur de la norme sera largement inférieure à cette dose, afin d’éviter le développement de pathologie, malgré le dépassement du seuil. (Guerzou, F.2008)
    La problématique :
    La question de la qualité de l'eau au sein des programmes humanitaires se pose essentiellement en termes de consommation humaine ; ce  travail    présente les normes de qualité de l'eau réservée à ces usages et comparaison entre les différentes normes de qualité des eaux potables. (French ACF)

    Normes de qualité des eaux potables :
     1.Introduction :
    Les eaux potables sont toutes les eaux qui, soit en l'état, soit après traitement, sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à d'autres usages domestiques, qu'elles soient fournies par un réseau de distribution, à partir d'un camion-citerne ou d'un bateau-citerne, en bouteilles ou en conteneurs, y compris les eaux de source …  toutes les eaux utilisées dans les entreprises alimentaires […], qui peuvent affecter la salubrité de la denrée alimentaire finale, y compris la glace alimentaire d'origine hydrique.  (O.R.E.2013)
    2. Paramètres physiques et chimiques :
    Tout élément physique ou chimique constitutif de la structure naturelle d'une eau et que l'on doit prendre en compte lors de l'analyse de l'eau. (Terminalf)

    2.1. La température :

    La température de l'eau est un paramètre de confort pour les usagers. Elle permet également de corriger les paramètres d'analyse dont les valeurs sont liées à la température (conductivité notamment). De plus, en mettant en évidence des contrastes de température de l'eau sur un milieu, il est possible d'obtenir des indications sur l'origine et l'écoulement de l'eau.
    La température doit être mesurée in situ. Les appareils de mesure de la conductivité ou du pH possèdent généralement un thermomètre intégré. (French ACF)

    2.2.Conductivité :

    La conductivité mesure la capacité de l'eau à conduire le courant entre deux électrodes. La plupart des matières dissoutes dans l'eau se trouvent sous forme d'ions chargés électriquement. La mesure de la conductivité permet donc d'apprécier la quantité de sels dissous dans l'eau (Ibid.)                                                                             
    Ce paramètre doit impérativement être mesuré sur le terrain. La procédure est facile, et permet d'obtenir une information très utile pour caractériser l'eau à 25°C :
    1 Siemens (S) = 1000 milisiemens (ms) = 1000000 micro siemens (mS) (Ibid.)
    Tableau:Conductivité                                                                                                                                                                                                                                              
    c = 0.005 mS/cm
    eau déminéralisée
    10 < c < 80 mS/cm
    eau de pluie
    30 < c < 100 mS/cm
    eau peu minéralisée, domaine granitique
    300 < c < 500 mS/cm
    eau moyennement minéralisée, domaine des roches carbonatées (karst)
    500 < c < 1000 mS/cm
    eau très minéralisée, saumâtre ou saline
    c > 30000 mS/cm
    eau de mer                                                         
    2.3.Le PH :
    Le pH (potentiel Hydrogène) mesure la concentration en ions H+ de l'eau. Il traduit ainsi la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14, 7 étant le pH de neutralité. Ce paramètre conditionne un grand nombred'équilibres physico-chimiques, et dépend de facteurs multiples, dont la température  et l'origine de l'eau:
    Tableau  : Le PH
    Ph < 5
    - acidité forte, pH coca cola = 3, pH jus d'orange = 5
    - présence d’acide minéral ou organique dans les eaux naturelles
    pH = 7
    pH neutre
    7 < pH < 8
    neutralité approchée, majorité des eaux de surfaces
    5.5 < pH < 8
    eaux souterraines
    pH > 8
    alcalinité

    2.4.Turbidité :     

    Elle permet de préciser les informations visuelles de la couleur de l'eau. La turbidité est causée par les particules en suspension dans l'eau (débris organiques, argiles, organismes microscopiques...). Elle se mesure sur le terrain à l'aide d'un tube plastic transparent. Unités: 1 NTU (Nephelometric Turbidity Unit) = 1 JTU (Jackson TU) = 1 FTU (Formazin TU). (Ibid.)                                                                                                        Les classes de turbidités usuelles sont les suivantes:
    Tableau  : Turbidité
    NTU < 5
    eau incolore
    5 < NTU < 30
    eau légèrement colorée
    NTU > 50
    eau colorée
    NTU > 200
    eau de surface "Africaine"

    2.5.Oxygène dissous

    L'eau absorbe autant d'oxygène que nécessaire pour que la pression partielle d'oxygène dans le liquide et l'air soit en équilibre. La solubilité de l'oxygène dans l'eau est fonction de la pression atmosphérique (donc de l'altitude), de la température et de la minéralisation de l'eau: la saturation en O2 diminue lorsque la température et l'altitude augmente. (Ibid.)
    La concentration en oxygène dissous est un paramètre essentiel dans le maintient de la vie, et donc dans les phénomènes de dégradation de la matière organique et de la photo-synthèse. (Ibid.)

    2.6.DBO, DCO et oxydabilité :

    La DBO (Demande Biochimique en Oxygène) exprime la quantité d'oxygène necessaire à la dégradation de la matière organique biodégradable d'une eau par le développement de micro-organismes, dans des conditions données. Les conditions communément utilisées sont 5 jours (on peut donc avoir une dégradation partielle) à 20°C, à l'abris de la lumière et de l'air: on parle alors de DBO5. (Ibid.)
    La DCO (Demande Chimique en Oxygène) exprime la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique (biodégradable ou non) d'une eau à l'aide d'un oxydant: le bichromate de potassium. (Ibid.)
    Cette méthode donne donc une image plus ou moins complète des matières oxydables présentes dans l’échantillon (certains hydrocarbures ne sont par exemple pas oxydés dans ces conditions). L'objectif de la DCO est donc différent de celui de la DBO. La DCO peut être réalisée plus rapidement que la DBO ("oxydation forcée"), et donne une image de la matière organique présente même si le développement de micro-organismes est impossible (présence d'un toxique par exemple). Le résultat s'exprime en mg/l d'O2. (Ibid.)
    Les échelles de valeur fréquemment rencontrées sont les suivantes:
    Tableau  : DBO, DCO et oxydabilité
    Situation
    DBO5, en mg/l d'O2
    eau naturelle pure et vive
    < 1
    rivière légèrement polluée
    1 < c < 3
    égout
    100 < c < 400
    rejet station d'épuration
    20 < c < 40
    Généralement, la DCO = 2 à 1.5 x DBO5. La relation empirique suivante lie la DBO5, DCO et la matière organique de l'échantillon (MO):
    MO = (2DBO5 + DCO)/3

    2.7.Ions majeurs

    2.7.1.Calcium et magnésium

    Le calcium Ca2+ et le magnésium Mg2+ sont présents dans les roches cristallines et les roches sédimentaires. Ils sont très solubles et sont donc largement représentés dans la plupart des eaux.

    2.7.2.Sodium et potassium

    Le cation sodium (Na+) est très abondant sur la terre. On le retrouve dans les roches cristallines et les roches sédimentaires (sables, argiles, évaporites). La roche Halite (évaporite NaCl) et le potasium (K+) est assez abondants sur terre, mais peut fréquent dans les eaux. Le potassium est dans  les roches cristallines (mais dans des minéraux moins altérables que ceux qui contiennent du sodium), les évapotites (sylvinite Kcl) et les argiles.(Ibid.)

    2.7.3.Sulfate

    Les origines des sulfates dans les eaux sont variées. Les origines naturelles sont l'eau de pluie.

    2.7.4Chlorures

    L'ion Cl- est présent en petite quantité sur la terre. La source principale de chlorure dans les eaux est due à la dissolution de roches sédimentaires(Ibid.)

    3. Paramètres   microbiologiques des eaux potables :
    3.1Escherichia
    Escherichia coli, également appelé colibacille ou E. coli, est une bactérie intestinale des mammifèrestrès commune chez l'humain. La recherche de Echerichia-coli dans l'eau d'alimentation est faite pour apprécier sa potabilité, et sa présence dans l'eau est le témoin d'une contamination fécale récente et la rend impropre à la consommation, elle se développe en 24 heures à 37ºC sur les milieux gélosés, en donnant de colonies rendes, lisse, à bord régulier de 2 à 3  mm de diamètre(Guennadi, 2008).
    3.2. Salmonella
     C'est une entérobactérie responsable de gastro-entérite, toxi-infection alimentaire et des fièvres typhoïde et paratyphoïde (S. typhi et S. paratyphi). La transmission de ces deux derniers se fait surtout par l'eau potable lors des épidémies étendues. Mais le contact direct ou les aliments peuvent également être en cause dans la propagation. Le contrôle bactériologique strict des eaux de consommation ainsi que la surveillance du réservoir de germes (porteurs) expliquent la diminution spectaculaire des fièvres typhoïdes et paratyphoïdes dans les pays à hygiène développée (Brands et al. 2005).
     3. 3.Vibrio :
    Ce sont des petits bacilles, de formes fréquemment incurvées dites "en virgule", l'espèce la plus connue du genre Vibrio est Vibrio cholerae : agent responsable du choléra.
    La transmission se fait par voie orale à partir du milieu extérieur (eaux ou aliments) souillé par les selles, le vibrion cholérique a une extraordinaire capacité de multiplication (Vildé, 2005). ( : LARBI Ahlam   MEKKAOUI Fatima)
    II.3. 4.Clostridium :
     Ce sont des bactéries très répandues dans la nature, elles se trouvent dans les intestins des animaux, elles peuvent provoquer des maladies mortelles. La plupart des espèces de Closiridium sont des bactéries telluriques, mais sont également isolées dans l'intestin et les selles de l'homme et de divers animaux. Ainsi la présence de clostridium dans les eaux ou les aliments par exemple signe en général, une contamination fécale (Leyral, 2007).
    II.3.5. Streptococcus :
     Sont des bactéries fécales trouvés dans l'eau, l'air et le sol; Parmi les types qui provoquent des maladies on peut citer Streptococcus pyogènes, qui sont responsables de l'inflammation septique des amygdales,  des glandes lymphatiques et des angines (Leyral, 2007).
    III. Qu’est-ce qu'une norme :
    Un paramètre est un élément dont on va rechercher la présence et la quantité .La norme est représentée par un chiffre qui fixe une limite supérieure à ne pas dépasser, ou une limite inférieure à respecter.
    Un critère donné est rempli, lorsque la norme est respectée pour un paramètre donné.
    Un paramètre ne devient un critère qu’à partir du moment où il est choisi pour établir une norme.
    La norme fixe pour chacun des paramètres retenus comme critères une valeur chiffrée, qui définit soit un maximum à ne pas dépasser, soit une quantité minimum, soit encore une fourchette comprise entre un minimum et un maximum. (
    AUBRIL CARHON, L.2013)
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