• Conséquences sur la vie humaine

    La contamination de l’eau de mer par les eaux usées pose un grave problème. Les bactéries et virus qu’elles contiennent peuvent subsister en mer pendant de nombreux mois, faisant courir de grand risques aux baigneurs et aux consommateurs de fruits de mer : diarrhées, vomissements, maladies cutanées et respiratoires, gastro-entérites, (selon l’OMS, 250 millions de cas par an, dû à la baignade dans des mers polluées), dysenteries, hépatites A… La Méditerranée, la mer noire et la mer Baltique sont particulièrement touchées. L’OMS a noté que même dans des eaux dites « acceptables » selon les normes européennes, il existe une chance sur vingt d’être atteint d’une maladie après une seule baignade.
    Par exemple à Minamata, au Japon, des habitants furent contaminés en 1972 par les coquillages qu’ils mangeaient, eux même contaminés par du mercure déversé par une usine de la Chisso Corporation. 40 personnes sont mortes et 4000 autres ont été gravement intoxiquées, victimes de difformités physiques, troubles du système nerveux, de l’élocution, retards mentaux chez les enfants.
    Étant donné qu’ils concentrent jusqu’à cent fois les virus et bactéries, les coquillages et les huîtres sont particulièrement susceptibles d’être porteurs de contamination. Ils tuent 25000 personnes chaque année et provoquent 2 millions et demi de cas d’hépatites A. Les poissons concentrent également les polluants. Les populations qui se nourrissent exclusivement de la mer, ou d’animaux qui se nourrissent de la mer y sont très exposées. On a démontré que le lait des femmes Inuit présente des concentrations de biphénil polychlorure (un pesticide agricole) dix fois supérieur à celui des canadiennes du sud, et ce malgré que que les inuits vivent à des milliers de kilomètres de toute zone agricole.kanai2-lrg
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