• De l’eau douce en pleine mer

    De l’eau douce en pleine mer. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître il existe bel et bien des eaux de source sous-marines. Unique en son genre, la toute jeune société française Nymphea Water recherche et capte de l’eau douce en pleine mer. L’exploitation de sources off shore s’inscrit comme une véritable alternative économique aux usines de dessalement. De nombreux pays côtiers, notamment africains, sont intéressés.

    Aussi extraordinaire que cela puisse paraître il existe bel et bien des eaux de source sous-marines. Sources que la société française Nymphea Water se propose de rechercher et d’exploiter. Un commerce inédit qui pourtant peut s’avérer extrêmement concurrentiel face à celui des usines de dessalement.
    C’est avec le réchauffement de la planète, impliquant la montée du niveau de la mer, que certaines sources, qui coulaient jadis à la surface de la terre, se sont retrouvées noyées sous les eaux salines. " Nous trouvons différents cas de figure. L’eau peut être parfaitement douce ou plus ou moins saumâtre ", explique Paul-Henry Roux, directeur du développement de Nymphea Water. " Mais même jusqu’à 5 grammes de sel par litre, une eau reste intéressante à exploiter. Nous pourrions fournir les usines de dessalement qui doivent habituellement traiter une eau de mer à 38g par litre ".
    3 000 ans après les Phéniciens
    Recherche, étude et captage, le travail d’exploitation s’effectue en trois phases. Deux lorsque la source est déjà connue. Une caméra infrarouge embarquée à l’intérieur d’un avion survolant les eaux détecte les nouvelles sources grâce à la différence de température qu’elle enregistre entre les eaux de source - à la température relativement stable - et l’eau de mer - plus ou moins chaude en fonction de la saison.
    Une équipe de plongeurs est alors envoyée sur place pour étudier la source, son débit, sa salinité. " Pour le captage, nous utilisons une cloche pour couvrir la source. Pour l’isoler avant qu’elle ne se mélange à l’eau de mer. Puis nous acheminons l’eau douce à terre à l’aide d’un tuyau sous-marin. Nous n’avons rien inventé. Il y a 3 000 ans, les Phéniciens en Syrie utilisaient déjà un système de cloche en bronze avec un tuyau en cuir pour récupérer l’eau douce sous-marine ", explique Paul Henry Roux.
    Jusqu’à 7 fois moins cher
    La société française, en fonction des sites susceptibles de receler une source off shore - les reliefs karstiques (roches calcaires) signe favorable de présence d’eaux souterraines - propose aux Etats concernés un contrat d’exploitation. " C’est comme pour l’aventure pétrolière off shore ", s’enthousiasme le directeur commercial de la toute jeune société (créée en 2000). " L’eau est devenue une denrée presque aussi précieuse. Et il faut aller la chercher là où elle est ".
    De 40 à 80 centimes d’euro le mètre cube, contre 50 centimes à 3 euros pour les usines de dessalement, l’exploitation des eaux sous-marines peut être très compétitive. " Cela dépend de l’éloignement de la source à laquelle nous sommes forcément liés. Mais à conditions égales, nous sommes très concurrentiels ". Beaucoup de pays méditerranéens, dont tous les pays du Maghreb, sont intéressés par les activités de Nymphea Water dont la première véritable exploitation commerciale démarrera prochainement en Italie.

    En savoir plus sur http://www.afrik.com/article4548.html#fxi29D0w8VVJPvp8.99
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