• L’EAU ET LE BOIS


    A l’état vivant, le bois contient de très grandes quantités d’eau. Le peuplier, par exemple, peut contenir plus de 200 % d’eau ! Cela signifie que si sa masse volumique à l’état totalement sec est de 400 kg, il peut peser, à l’état humide, près de 1200 kg ! En passant de l’état vert à un état sec, de grandes quantités d’eau peuvent ainsi être extraites.
    Telle une éponge, le bois tend à se mettre en équilibre avec l’humidité relative de l’air ambiant. Si le contenu en humidité de l’air est contrôlé dans une certaine limite (fonction de l’utilisation), les problèmes majeurs de variations dimensionnelles sont évités. Dès lors, le taux d’humidité du bois mis en œuvre doit être le plus proche possible du taux d’humidité moyen d’équilibre avec son environnement.
    La teneur en eau du bois, mais également le poids, les dimensions, les propriétés mécaniques et la durabilité varient avec l’humidité relative de l’air.
    La teneur en eau du bois ou taux hygroscopique ou taux d’humidité s’exprime en % :
    Taux d’humidité du bois = ((mh – m0) / m0) x 100
    mh est la masse à l’état humide,
    m0 est la masse à l’état anhydre.
    Les courbes d’évolution de la variation de volume (ΔV) en fonction de la teneur en eau h est relativement linéaire jusqu’à 30 % d’humidité du bois. Il s’agit d’un taux moyen, il varie en fait selon l’espèce de bois mais oscille autour de cette valeur. Au-delà de 30%, il n’y a plus aucun changement de volume du bois. Le taux d’humidité au-delà duquel le bois ne gonflera plus ou en-deçà duquel il rétrécira s’appelle le point de saturation des fibres (PSF).
    Les variations dimensionnelles du bois sont donc principalement liées à la perte (rétrécissement) ou à la reprise (gonflement) d’eau tant que le taux d’humidité du bois reste inférieur au PSF.
    Il est important de noter que les dimensions de sciages commerciaux sont habituellement données à l’état vert, même si le bois est séché et a donc déjà subi un retrait. L’utilisateur doit donc toujours prévoir une sur-dimensionnement pour compenser d’une part le retrait dû au séchage et d’autre part, les pertes éventuelles occasionnées par un rabotage.

    Le séchage à l’air

    L’objectif du séchage à l’air est d’évacuer de l’eau du bois en consommant le moins d’énergie possible. Ce type de séchage est par contre relativement lent. En outre, il est moins bien contrôlé et en période particulièrement sèche, les risques de fissures et de déformations sont réels.
    Le plus souvent, il permet d’amener les bois d’un état humide à un taux d’humidité se situant entre 15 et 20%, rarement en dessous. Lorsqu’on veut amener les bois à un taux d’humidité inférieur, il faut recourir à un séchage artificiel.

    Les humidités moyennes idéales d’équilibre dans la construction

    Bois de structure ≤ 20%
    Bardage extérieur ± 14%
    Terrasse extérieure 14 à 18%
    Mobilier – Parquet – plancher – escalier intérieurs 7 à 11%
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