• La crise du Lac Tchad et ses répercussions sur l’accès à l’eau


    Depuis 2013, la région de Diffa au Niger est en proie aux vagues de déplacements de populations causées par les violences du groupe armé Boko Haram. Le site de Kindjandi, qui était déjà au début de la crise un des plus importants sites de la région, a accueilli plusieurs milliers de personnes supplémentaires à la suite des attaques du groupe à Bosso et Yébi en juin 2016. Le site compte aujourd’hui 23 323 personnes, soit 20 fois plus que la population du village avant les déplacements. 
    Cet afflux massif de population a augmenté la vulnérabilité des populations hôtes et anciennement déplacées, notamment sur la question de l’accès à l’eau, créant des tensions et conflits entre les communautés.
    Sur le site de Kindjandi, le réseau actuel ne couvre que les besoins en eau de 6500 personnes, soit seulement 28% de la population du site, laissant une partie importante de la population en grande difficulté. La communauté humanitaire s’est mobilisée depuis 2016 pour mettre en place une réponse d’urgence : le water-trucking. Ce système consiste en l’installation de réservoirs d’eau (bladders), quotidiennement approvisionnés en eau potable par camion-citerne.

    La relève du water-trucking par ACTED

    Depuis le 1er mai 2017, grâce au soutien du département de Protection Civile et Opérations d'Aide Humanitaire Européennes de la Commission Européenne (ECHO), ACTED assure une partie du water-trucking sur le site de Kindjandi. L’approvisionnement en eau se fait depuis Diffa ainsi que le site de N’Guagam, à environ 25 km, et la distribution est assurée par le réapprovisionnement quotidien de 11 bladders mis à disposition par les différents acteurs humanitaires sur la zone.
    ACTED assure les opérations de remplissage à l’aide de trois camions citernes, réalisant chacun deux rotations quotidiennes, pour un total de 138 m3 d’eau distribués par jour. L’accès à l’eau potable est assuré quotidiennement à 9200 personnes

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