• Depuis début Ramadan, le prix du poisson a flambé

    Sans surprise, les prix du poisson ont flambé en ce début du mois de Ramadan, en dépit des récentes déclarations de Mohamed El Ouafa, excluant toute hausse des prix durant cette période.Depuis début Ramadan, le prix du poisson a flambé
    Un détour par quelques marchés de quartier à Casablanca montre que les prix ont augmenté. Dans un marché du quartier de Maarif, Le kilo de sole est passé en quelques jours de 70 à 80 DH. Celui des merlans de 70 à 90 DH et celui des crevettes de 70 à 80, et peut monter jusqu’à 150 DH. 
    Pour expliquer la hausse des prix des produits de la mer, une source interne à l’ONP avance comme principal argument la loi de l’offre et de la demande. «Chaque année, nous observons le même effet durant les premiers jours du ramadan, car la demande y est supérieure à l’offre. Mais après quelques jours, les prix reviennent progressivement à la normale», déclare cette source à Médias 24.  
    Pour ce qui est de l’offre, il faut noter que selon les derniers chiffres de l’Office national des pêches (ONP) à avril 2014, le volume des débarquements n’a connu qu’une légère hausse de 3% par rapport à la même période de 2013, passant de 325.248 tonnes à 334.460. En d’autres termes, l’offre est relativement la même.
    De ce fait, l’augmentation des prix est principalement motivée par le dynamisme de la demande en ce mois de ramadan, en raison des habitudes culinaires des jeûneurs marocains. En effet, de nombreux marocains - principalement de Casablanca- rompent le jeûne avec des plats de poisson. C’est donc l’engouement des consommateurs qui pousse les poissonniers à augmenter les prix.
    Autre explication avancée, l’entrée en vigueur en mai dernier d’une taxe que les commerçants du marché de gros au poisson payent désormais à l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Sans oublier qu’il existe un grand nombre d’intervenants qui ne se privent pas d’augmenter leurs marges, faute de contrôle.
    Pourtant, le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance avait récemment déclaré à la Chambre des conseillers que le gouvernement ne ménage aucun effort pour durcir les contrôles des prix pendant le Ramadan, mobilisant plusieurs commissions locales à cet effet. Mais un contrôle des prix du poisson est difficilement réalisable, puisque les prix dépendent aussi de la disponibilité de la ressource en mer et des aléas climatiques.

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