• Le secteur des assurances s'alarme de la hausse des risques et la dégradation rapide des océans

    Faute d'être en mesure de prévenir les conséquences désastreuses de nos activités sur nos océans, le secteur des assurances s'inquiète des coûts économiques colossaux à venir et de l'impréparation actuelle. C'était tout l'objet du tout premier sommet mondial sur les risques océaniques.vague-tempete-022016
    Les océans se dégradent à un rythme jamais enregistré depuis 65 millions d'années. Ils sont plus chauds, moins oxygénés et 30 % plus acides qu'avant la révolution industrielle et sont envahis par plusieurs "continents de déchets" qui s'accumulent chaque jour un peu plus alors que la vie marine s'éteint, incapable de faire face à la pression de l'Homme. En outre, les risques liés au changement climatique menacent une population grandissante : 13 des plus grandes villes mondiales sont situées sur un littoral et plus d'un tiers de la population mondiale, soit environ 2,5 milliards de personnes vivent à moins de 100 km de la mer ; un enjeu considérable. Et pourtant, l'économie mondiale dépend de plus en plus des ressources et des services offerts par l'océan, ainsi que de son rôle dans l'atténuation du changement climatique en cours. Le produit marin brut de cette « économie bleue » est évalué à 2 500 milliards de dollars pour une valeur d'actifs sous-jacente de 24 000 milliards de dollars !
    Deux rapports ont été publiés à l'occasion du premier Sommet sur le risque océanique qui s'est tenu du 8 au 10 mai aux Bermudes et qui a réuni des scientifiques, des représentants gouvernementaux de haut niveau, ainsi que les secteurs de la finance et de la (ré)assurance. Objectif du sommet : évaluer comment les États et les entreprises pourront et devront réagir face aux risques engendrés par les changements qui affectent ou affecteront l'océan et qui, jusqu'à récemment, étaient méconnus. Autrement dit, considérer « les impacts potentiellement colossaux du changement océanique pour nos sociétés et nos modes de vie » indique Charles Cooper, directeur exécutif de réassurance chez XL Catlin.
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