• les déchets

    Les causes de décès sont variées

    • Il arrive qu'une tortue ingère tellement de déchets, que cela provoque une occlusion et si la muqueuse digestive nécrose, la tortue ne peut pas être sauvée.
    • Lorsqu'une tortue ingère beaucoup de déchets, qu'il ne reste plus de place pour ses aliments naturels, elle n'absorbe plus suffisamment de nutriments et à long terme, elle peut grandir plus lentement, être plus vulnérable aux prédateurs et aux maladies, les scientifiques parlent d'effet de dilution.
    • Lorsqu'une tortue ingère trop de déchets, son transit peut être perturbé, cela provoque des gaz qui la font flotter. De ce fait, l'animal ne peut plus plonger pour se nourrir.
    • Une tortue peut se blesser en avalant des déchets, ce fut le cas d'une tortue qui s'est perforée le tube digestif avec un bâtonnet de coton-tige, entraînant sa mort.

    Le danger des micro-plastiques

    "Le plastique concentre facilement les polluants et certains organismes planctoniques avalent les fragments de plastique ou les filtrent, assimilent certains composés chimiques et les transmettent à la chaîne alimentaire. C'est prouvé par des analyses chimiques : les poissons en bout de chaîne, accumulent des polluants", indique Gaby Gorsky.

    "Plus le fragment est petit, plus il remonte facilement dans la chaîne alimentaire, ingéré par le plancton, les petits poissons, les plus gros et jusqu'à l'homme. Plus il est petit, plus il a une forme sphérique, plus il offre de surface relative susceptible de « s'imbiber » de produits chimiques divers, des pesticides comme le DDT, des déchets polluants provenant de l'agriculture, des hôpitaux, etc. Le plastique est hydrophobe et attire ces molécules toxiques comme une éponge.
    Les fragments sont colonisés par des micro-organismes vivants, comme des bactéries ou des algues, qui colonisent le plastique et lui donnent l'odeur du vivant, ce qui explique pourquoi il est absorbé par le plancton, les crustacés et les poissons…
    Ces fragments sont aussi dangereux car vecteurs de microbes potentiellement pathogènes et toxiques. On sait que la bactérie Vibrio s'attache facilement sur le plastique. Cette bactérie peut véhiculer le choléra et les fragments de plastique permettent à ces bactéries pathogènes d'être transportées rapidement par les vents et les courants sur des grandes distances." précise Gaby Gorsky dans une interview donnée au journal Libération.
    Résultat : les agences de sécurité sanitaire conseillent notamment aux femmes enceintes de ne pas surconsommer du poisson car il peut contenir des polluants qui ont des effets néfastes sur la santé.
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