• OMS ( suite-..)

    Pour Petunia Mohale, avoir l’eau potable n’allait pas de soi. Après avoir découvert de la rouille dans les canalisations de sa maison, elle hésitait à boire l’eau du robinet.
    Selon un rapport de 2015 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1,8 milliards de personnes dans le monde utilisent une source d’eau contaminée par des matières fécales. Petunia Mohale fait partie des 300 millions de personnes privées d’accès à l’eau potable en Afrique.
    Lorsqu’un représentant d’I-Drop Water lui suggère d’installer un système de purification de l’eau dans sa confiserie de Soweto, elle adhère à l’idée. « Les gens n’ont pas le choix. L’alternative est de mettre sa santé en danger en buvant une eau peu sûre ou de débourser le prix incroyablement élevé de bouteilles d’eau à l’effet dévastateur sur l’environnement, en plus d’être une aberration économique », explique James Steere, cofondateur d’I-Drop Water.

    Une eau abordable et accessible

    En créant I-Drop Water, James et Kate Thiers Steere voulaient une solution alternative pour rendre l’eau potable abordable et accessible à des gens comme Petunia Mohale, en Afrique du Sud et sur le reste du continent.
    Les systèmes de purification d’I-Drop Water


    peuvent être installés dans n’importe quelle


    épicerie disposant de l’eau courante

    Depuis sa fondation en 2015, I-Drop Water a signé des partenariats avec des propriétaires d’épiceries dans quatre pays africains : Afrique du Sud, Zimbabwe, Botswana et Ghana. Plus de 60 systèmes de filtration y ont été installés et un demi-million de litres d’eau potable vendus.
    Les systèmes de purification d’I-Drop Water peuvent être installés, sans frais pour le propriétaire, dans n’importe quelle épicerie disposant de l’eau courante. Les clients peuvent ensuite y acheter de l’eau potable pour à peine 1 rand par litre, soit 80 % de moins qu’une bouteille. A la fin du mois, I-Drop Water répartit le bénéfice à parts égales entre l’organisation et le propriétaire de la boutique.
    « Le prix de l’eau est assez bas pour que tout le monde puisse en acheter », déclare James Steere, qui décrit le modèle économique d’I-Drop Water comme « incroyablement performant ».
    « Nous avons supprimé la barrière que constituait l’investissement initial car n’importe quelle épicerie peut installer gratuitement [le système de filtration] et commencer à vendre ».
    Les mois suivant l’installation de la machine, Petunia Mohale vendait cinq bouteilles d’eau filtrée par jour, et davantage le weekend. Malgré sa réticence initiale, elle encourage maintenant ses clients à acheter l’eau d’I-Drop Water. Les clients ont d’abord cru qu’il s’agissait d’eau du robinet, et non d’une eau propre à la consommation comme celle des bouteilles, se rappelle-t-elle.
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