• pH de l'eau du robinet

    L'eau du robinet est-elle toujours propre à la consommation humaine ? Déséquilibre du pH, dureté, nitrates et nitrites, présence de métaux ou pesticides.
    Comment savoir si l'eau du robinet est de bonne qualité et si elle est toujours potable ? Le point sur le pH de l'eau et les analyses d'eau potable.

    Eau du robinet : les critères à mesurer

    L'eau du robinet est censée être l'un des aliments les plus contrôlés en France. C'est du moins ce qu'indique le site du Ministère de la Santé sur la qualité de l'eau.
    Mais lorsqu'on y recherche les résultats par commune, il est rare que les informations soient disponibles. De même, obtenir de son distributeur d'eau le résultat des dernières analyses peut se révéler difficile. Et lorsque les analyses sont publiées, comment les interpréter ?
    Les syndicats et les sociétés concessionnaires de la distribution d'eau potable sont tenus d'analyser périodiquement la qualité de l'eau à la sortie de leurs centres de traitement sur certains critères de base et selon quelques méthodes précises ou empiriques.

    Qualité microbiologique

    C'est la présence, la nature et la concentration dans l'eau de micro-organismes ayant contaminé l'approvisionnement ou le stockage :
    • Risques : une contamination de l'eau cause des désagréments voire des troubles de la santé des consommateurs pouvant être graves pour les jeunes enfants : diarrhées, troubles gastriques et intestinaux divers, etc.
    • Remèdes : c'est pour éviter la prolifération de ces micro-organismes que l'eau est désinfectée à l'aide de traitements divers : ultra-violets, filtration par membrane, ozone, tous devant être complétés par une adjonction de chlore.
    • Problèmes constatés : à des fins de simplification, l'analyse microbiologique ne porte que sur les bactéries fécales et néglige les autres micro-organismes susceptibles d'avoir contaminé l'eau. En outre, en cas de présence de bactéries, le distributeur élève de manière significative le taux de chlore qui se retrouve alors dans l'organisme des consommateurs.
    • Nitrates

      Présents naturellement dans l'environnement à des taux acceptables, les nitrates sont souvent ajoutés aux eaux de captage et de pompage par les effluents et résidus de l'agriculture et de l'industrie.
      La limite de qualité pour les nitrates dans l'eau distribuée est de 50 mg/L (arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine, transposant la directive européenne 98/89/CE) :
      • Risques : ingérés, les nitrates se transforment en nitrites dans l'organisme. Ces nitrites sont la cause de cyanoses d'origine hémoglobéinique et potentiellement cancérogènes.
      • Remèdes : affinage, coagulation à l'aide de filtres (micro filtres et nano filtres) et floculation par l'ajout de sels de fer ou d'aluminium.
      • Problèmes constatés : la floculation apporte dans l'eau des sels de métaux.
      • Pesticides et résidus médicamenteux

        Ils sont retenus par filtration, décantation et affinage à l'aide de procédés physiques d'autant plus efficaces que la consommation en eau est stable et que l'approvisionnement en eau est généreux.
        On constate qu'en cas de pics de consommation dus à des afflux de population (tourisme, manifestations, rassemblements…) les temps de filtration et de décantation peuvent être réduits donc moins efficaces.

        pH de l'eau du robinet : analyses à faire chez soi

        Le particulier n'a pas à domicile les capacités pour effectuer les analyses complètes de potabilité de l'eau du robinet. Pourtant, même s'il fait confiance au distributeur d'eau sur la qualité de la distribution, une pollution ou une dégradation de la qualité de l'eau peut survenir entre le réseau de distribution et son robinet.
        La teneur en chlore dans l'eau du robinet dépend de la chloration faite par le distributeur :
        • Elle doit être de 0,1 mg/l à la sortie du robinet.
        • Un excès de chlore dans l'eau serait potentiellement cancérigène (vessie et colon notamment) en plus d'être dangereux pour la femme enceinte.
        Bon à savoir : la teneur en chlore de l'eau du robinet peut être contrôlée à l'aide de bandelettes spécifiques à mesure en mg (0 – 0,1 – 0,5…). Les bandelettes pour piscine ont un créneau de mesure trop élevé pour cet usage.
        Le sigle "pH" désigne le Potentiel d'Hydrogène dans l'eau dont dépend l'acidité de l'eau :
        • Une eau acide possède un pH bas, une eau trop basique possède un pH élevé ; et on considère une eau neutre celle dont le pH est à 7,0.
        • L'échelle de mesure du pH est logarithmique, c'est-à-dire dans ce cas qu'une unité de pH correspond à 10 points d'écart et qu'une différence de 2 unités de pH correspond à 100 points d'écarts (10 X 10 et non pas 10 + 10).
        • Le pH naturel de l'eau dépend de l'environnement, en terre calcaire les eaux sont basiques (pH > 7).
        Une eau trop acide d'un pH bas est corrosive pour les canalisations qu'elle dégrade et auxquelles elle arrache des particules métalliques qui sont alors ingérées avec un risque sanitaire élevé. En revanche, une eau trop basique (on dit aussi alcaline) est agressive pour les tissus ; au-delà d'un pH à 9, il est même fortement déconseillé d'utiliser cette eau pour la toilette ! Le pH conseillé de l'eau potable doit se situer entre 6,5 et 8,5.
        Bon à savoir : l'acidité ou l'alcalinité de l'eau (pH) peut être facilement mise en évidence et à moindre coût, en utilisant du papier tournesol. La mesure précise mérite parfois d'être complétée à l'aide d'un kit de test.
        Le paramètre de dureté de l'eau (TH pour Titre Hydrotimétrique) n'influe pas sur la qualité de l'eau potable car il mesure le taux de minéralisation et notamment de calcaire. Par contre, un taux élevé peut être nocif aux appareils électroménagers et provoquer l'obturation d'un chauffe-eau.

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