• Boulogne-sur-Mer: Les pêcheurs dénoncent la pêche électrique

     25/06/2018
    lundi matin, des pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, étaient stationnés le long de la gare maritime pour dénoncer la pratique «destructrice» de la pêche électrique. Ils agissaient dans le cadre d’un mouvement européen qui devait toucher d’autres ports en France et en Europe.
    A 9h, lundi, une trentaine de pêcheurs ont pris place à bord de six bateaux, cornes de brume et fumigènes actionnés, sur lesquels des banderoles « stop à la pêche électrique en Europe » étaient déployées. Environ 30 autres se trouvaient sur le quai du port de Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français.

    Sept bateaux de fileyeurs à la casse

    « Jusqu’en 2014, on débarquait du 1er janvier au 30 mai 500 à 600 tonnes de soles à Boulogne, contre 192 tonnes sur la même période cette année. Cette dégringolade a conduit à la mise à la casse de 7 bateaux de fileyeurs des Hauts-de-France fin 2017 », a déclaré à l’AFP Stéphane Pinto, vice-président du comité régional des pêches de Hauts-de-France et représentant des fileyeurs régionaux.
    « Ce qu’on attend aujourd’hui, c’est que le gouvernement français sorte de son silence et qu’il défende les ressources halieutiques et les pêcheurs artisanaux au niveau européen », a réclamé de son côté le député européen EELV Yannick Jadot, présent au côté des pêcheurs.
    Ce mouvement, qui devait toucher d’autres ports en France et en Europe, a étécoordonné par l'ONG Bloom. Son directeur scientifique Frédéric Le Manach, présent à Boulogne, a dénoncé une méthode « qui met en péril le tissu social et économique des côtes françaises [et qui est] destructrice, car elle touche tous les poissons, y compris les œufs et les juvéniles ».

    Une pratique interdite dans l’Union

    Mi-janvier, le Parlement européen s’est prononcé pour une nouvelle interdiction de la pêche électrique dans l'UE. Cela n’est qu’une étape sur le long parcours législatif du texte, le Parlement devant négocier avec le Conseil (les États membres) et la Commission pour trouver un compromis final.
    En France, l’Assemblée nationale a apporté son soutien à l’unanimité au gouvernement pour qu’il obtienne l’interdiction définitive.
    www.20minutes.fr
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