• Des radeaux végétalisés pour nettoyer les cours d'eau à Paris

    Par Léna Hespel


    Katarina Dear fait partie des 10 femmes nommées "leaders en devenir" lors de la deuxième conférence mondiale Femmes pour le Climat. Elle souhaite mettre en place des plateformes dépolluantes à Paris pour purifier les cours d'eau.


    Cet été à Paris, vous aurez peut-être la surprise de voir le canal Saint-Martin se couvrir de plantes. Des plateformes dépolluantes vont être installées sur différents cours d'eau de la capitale afin de les purifier. Une idée originale qui devrait également agrémenter ces lieux de promenade. 
      
    À l’initiative de ce projet, il y a Katarina Dear et son association Nature & Us. Le projet de dépollution de l’eau de cette spécialiste du marketing est repéré grâce au budget participatif 2017 de la ville de la capitale française. Lors de la deuxième conférence mondiale "Femmes pour le Climat" à Mexico le 26 février, elle fait partie des dix premières Parisiennes nommées "leaders en devenir". Cette initiative a été lancée par Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l’organisation internationale C40. Son ambition ? Mettre en avant le leadership des femmes dans la lutte contre le changement climatique, notamment en formant "500 citoyennes" dans le monde d'ici à 2020, qu’elles soient start-upeuses, chercheuses, activistes ou étudiantes.

    Utiliser des plantes pour "nettoyer" l'eau, le concept n’est pas nouveau. Des végétaux et micro-organismes, choisis pour leurs facultés, sont par exemple utilisées dans certaines communes pour nettoyer les eaux usées. D’autres plantes peuvent être utilisées pour "nettoyer" des sols pollués en pesticides ou en métaux. Toutes ces techniques de phytoremédiation connaissent un engouement depuis quelques années. 
      
    Il s’agit dans ce projet de construire des radeaux végétalisés en bois recyclé. Les plantes qui seront choisies possèdent de longues racines qui ont un rôle filtrant. C’est par exemple le cas des roseaux. "Mais la sélection exacte des plantes se fera plus tard afin d'à la fois être en adéquation avec la biodiversité locale et pour avoir un rendu plaisant" explique Katarina Dear. Les plantes vont créer un habitat pour les poissons mais aussi pour les oiseaux et les insectes. Et des micro-organismes vont se développer autour des plantes et de leurs racines. À terme, c’est tout un écosystème qui va se mettre en place.

    PLANÈTE

    Des radeaux végétalisés pour nettoyer les cours d'eau à Paris

    Par Léna Hespel I Publié le 20 Mars 2018

    Katarina Dear fait partie des 10 femmes nommées "leaders en devenir" lors de la deuxième conférence mondiale Femmes pour le Climat. Elle souhaite mettre en place des plateformes dépolluantes à Paris pour purifier les cours d'eau.


    Une quinzaine de radeaux seront installés le long des quais du canal Saint-Martin (Pixabay)
    Une quinzaine de radeaux seront installés le long des quais du canal Saint-Martin (Pixabay)

    Cet été à Paris, vous aurez peut-être la surprise de voir le canal Saint-Martin se couvrir de plantes. Des plateformes dépolluantes vont être installées sur différents cours d'eau de la capitale afin de les purifier. Une idée originale qui devrait également agrémenter ces lieux de promenade. 
      
    À l’initiative de ce projet, il y a Katarina Dear et son association Nature & Us. Le projet de dépollution de l’eau de cette spécialiste du marketing est repéré grâce au budget participatif 2017 de la ville de la capitale française. Lors de la deuxième conférence mondiale "Femmes pour le Climat" à Mexico le 26 février, elle fait partie des dix premières Parisiennes nommées "leaders en devenir". Cette initiative a été lancée par Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l’organisation internationale C40. Son ambition ? Mettre en avant le leadership des femmes dans la lutte contre le changement climatique, notamment en formant "500 citoyennes" dans le monde d'ici à 2020, qu’elles soient start-upeuses, chercheuses, activistes ou étudiantes
    .

    Utiliser des plantes pour "nettoyer" l'eau, le concept n’est pas nouveau. Des végétaux et micro-organismes, choisis pour leurs facultés, sont par exemple utilisées dans certaines communes pour nettoyer les eaux usées. D’autres plantes peuvent être utilisées pour "nettoyer" des sols pollués en pesticides ou en métaux. Toutes ces techniques de phytoremédiation connaissent un engouement depuis quelques années. 
      
    Il s’agit dans ce projet de construire des radeaux végétalisés en bois recyclé. Les plantes qui seront choisies possèdent de longues racines qui ont un rôle filtrant. C’est par exemple le cas des roseaux. "Mais la sélection exacte des plantes se fera plus tard afin d'à la fois être en adéquation avec la biodiversité locale et pour avoir un rendu plaisant" explique Katarina Dear. Les plantes vont créer un habitat pour les poissons mais aussi pour les oiseaux et les insectes. Et des micro-organismes vont se développer autour des plantes et de leurs racines. À terme, c’est tout un écosystème qui va se mettre en place.

    Les radeaux écologiques vont être installés le long du canal (Crédit : Artur Adamiec)
    Les radeaux écologiques vont être installés le long du canal (Crédit : Artur Adamiec)
    Le projet démarrera dans un premier temps sur le canal Saint-Martin. Une quinzaine de petits radeaux devraient y être installés. D’autres plateformes seront peut-être installées ailleurs par la suite. 
      
    Le coût global est estimé à 20 000 euros pour l’installation de 50 mètres carrés. Mais il n’y aura aucun coût d’entretien à prévoir, les plantes se régénèrent automatiquement et l’écosystème s’auto-entretient.  
      
    Afin d’évaluer les retombées réelles de son projet, Katarina Dear travaille avec des associations et des scientifiques. Des mesures seront faites avant et après l’installation afin de comparer la qualité de l’eau et déterminer la réduction de CO2. Rien n'a été dit cependant si ces plateformes pourront servir d'espace de bronzage aux nageurs !
  • You might also like