• Crise de l’eau en Tunisie, une question de mauvaise gouvernance

    Au regard du stress hydrique qui menace le pays, il est devenu vital pour l’Etat de rénover son infrastructure. La réduction des pertes d’eau via le réseau de distribution de la SONEDE et l’évaporation des eaux de barrages peuvent à eux seuls permettre à l’Etat de réduire le recours aux coûteuses stations de dessalement. Il est tout aussi vital pour l’Etat de redessiner sa stratégie agricole afin de l’adapter aux défis climatiques. Sachant qu’en cas de sécheresse, l’alimentation des zones urbaines en eau potable est prioritaire à l’irrigation des surfaces agricoles, il faudra désormais s’orienter essentiellement vers les cultures pluviales et généraliser le système du goutte-à-goutte pour les cultures d’été.
    Il est devenu urgent d’imposer des mesures strictes de rationalisation de l’eau afin de lutter contre le gaspillage et l’approvisionnement anarchique (forages et pompages illicites). La Tunisie peut notamment s’inspirer de l’expérience californienne. Afin de lutter contre une sécheresse historique, l’Etat de Californie a décrété, dès 2014, des mesures d’urgence pour réduire la consommation d’eau de 25%. Il a mis en place une « police de l’eau », lancé le programme « gazon contre dollars » pour encourager les citoyens à orner leurs jardins de galets et de plantes économes en eau et misé sur le recyclage des eaux usées.
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