• L'eau potable et sa distribution

    Le transport par voie fluviale a représenté en France en 2007 seulement 2,3 % du transport de marchandises (contre 6,5 % pour le transport par oléoduc, 11,4 % pour le transport ferroviaire et 79,9 % pour le transport routier). Il représente un potentiel considérable, encore peu exploité. Il présente pourtant le double avantage d’alléger le transport routier d’une partie de son trafic et d’avoir sur l’environnement un impact bien moins important.

    1. Le prélèvement de l’eau dans le milieu naturel

    En France, 60 % de l’eau potable est produite à partir des eaux souterraines et 40 % à partir des eaux de surface :
    – les eaux de surface (cours d’eau, lacs, étangs) sont alimentées par des sources, le drainage des eaux souterraines et le ruissellement des eaux de pluie ; elles sont prélevées par captage au fil de l’eau, le plus souvent en amont de l’agglomération à desservir ;
    – les eaux souterraines proviennent de l’infiltration des des eaux de pluie dans le sous-sol elles sont prélevées par forage dans une nappe aquifère libre, qui repose sur une couche imperméable, ou dans une nappe captive située entre deux couches géologiques imperméables.
    cycle de l'eau
    Le prélèvement des eaux de surface est géré de façon à concilier les débits du cours d’eau et les besoins des consommateurs. En effet, le débit du cours d’eau doit rester suffisant pour permettre la vie de la faune et de la flore aquatiques. L’exploitation des eaux souterraines se fonde sur l’étude de cartes hydrogéologiques qui localisent les gisements et représentent les niveaux d’eau. Des réseaux d’observation de la qualité des eaux, du débit des eaux de rivières et du niveau des nappes contribuent à cette gestion. Les eaux de surface et les eaux souterraines bénéficient d’une protection réglementaire : la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 fait obligation de protéger les captages à l’aide de périmètres de protection situés autour des points de prélèvement.
    On distingue trois types de périmètres :
    – le périmètre de protection immédiate, dont les terrains sont acquis et clôturés,
    – le périmètre de protection rapprochée, où les activités qui peuvent nuire à la qualité de l’eau sont règlementées voire interdites,
    – la protection éloignée, où les activités ayant un impact sur la qualité des eaux peuvent être limitées.

    2. La production d’eau potable

    L’eau prélevée dans les nappes d’eau souterraines peut généralement être consommée sans traitement (à part une désinfection) si elle n’a pas été polluée par les activités humaines. En revanche, l’eau prélevée dans les rivières est impropre à la consommation.
    Chargée de débris de matières minérales (sable, limon…) ou organiques, elle est rarement limpide et saine. Il est nécessaire de la traiter pour la rendre potable. Téléchargez le document pour voir le schéma des étapes.

    3. La distribution de l’eau

    Avant d’arriver au robinet des utilisateurs, l’eau potable emprunte un circuit fait de multiples ramifications qui la conduit de l’usine de production d’eau potable jusqu’au réservoir d’eau, puis de ce réservoir jusqu’aux robinets. A la sortie de l’usine de production, l’eau potable est acheminée vers des réservoirs. Ceux-ci sont soit enterrés, soit surélevés. Quand ils sont en hauteur, on les appelle des châteaux d’eau. La situation du château d’eau aux points les plus élevés de la ville ou du village assure une pression suffi sante dans tout le réseau et permet de distribuer l’eau par gravité à une pression régulière jusque dans les habitations (principe des vases communicants).
    fonctionnement chateau deau
    Le réservoir constitue en outre une réserve d’eau potable pour les heures de consommation de pointe dans une journée : le matin, à la mi-journée et le soir. La distribution de l’eau potable se fait au moyen d’un réseau de canalisations qui relient les points de stockage aux lieux d’utilisation. Ce réseau peut être ramifié
    (structure en arbre) ou maillé (structure en treillis).
    Les réseaux d’alimentation en eau potable représentent en France environ 850 000 km, soit 21 fois le tour de la Terre. Ces canalisations sont en fonte ou en plastique. Elles sont enterrées pour être protégées du gel. Lorsque la population alimentée est importante, tous les ouvrages de production et de distribution d’eau potable sont surveillés en permanence grâce à un central informatique qui mesure 24h/24 la consommation en eau, le niveau des réservoirs, la pression sur le réseau et la qualité de l’eau.
    vases communicants
    « Extrait du livre de bord des classes d’eau de l’agence de l’Eau Seine-Normandie pour les collèges. »
  • You might also like