• piscine :quels sont les risques d’infection ?

    Quels sont les risques d’infection ?
    Les conditions d'entraînement des nageurs les amènent à passer de plus en plus de temps dans l'eau.
    Or, malgré des normes sanitaires qui exigent des taux de chlore et de brome suffisants pour tuer les bactéries, les risques d'infections subsistent.
    Les risques de contamination par l'eau de piscine sont d'autant plus importants que :
    La fréquentation en nombre de personnes est importante, chaque personne apportant son lot de bactéries. Il existe des normes visant à remettre de l'eau en fonction du nombre de baigneurs.
    La piscine est à ciel ouvert, et que les produits visant à stabiliser l'eau ne sont pas à une concentration suffisante.
    Quelles sont les infections les plus fréquentes ?
    • Les infections cutanées, qui touchent habituellement le visage, mais sont possibles ailleurs : elles se présentent sous la forme de folliculites (petits boutons blancs) et peuvent évoluer vers de véritables furonculoses. Le responsable en est le staphylocoque doré, une bactérie dont la recherche fait partie des contrôles sanitaires des piscines.
    • Les infections oculaires : l'irritation de la conjonctive par l'eau de piscine, dont la teneur en chlore est élevée, est fréquente. Cette conjonctivite peut devenir bactérienne sous l'effet d'une surinfection dont les principaux gènes responsables sont les chlamydiae et les pseudomonas.
    • Les infections ORL : le problème est ici différent. L'eau de piscine n'est pas directement responsable d'une contamination bactérienne, mais l'irritation des muqueuses qu'elle provoque va les fragiliser et induire otites, sinusites et rhinopharyngites, qui sont souvent sévères.
    • Quant aux infections génito-urinaires et digestives, elles ne sont que très rarement dues à l'eau de piscine, contrairement à ce qui est fréquemment dit.
    Quelles sont les mycoses ?
    Les mycoses représentent un risque infectieux supérieur à celui des infections bactériennes. Si 10 % des consultations chez les dermatologues sont induites par des mycoses, cette fréquence est plus importante chez les sportifs pratiquant la natation.
    Parmi les mycoses, les dermatophytes et les levures sont plus particulièrement rencontrées dans les piscines : l'ambiance chaude et humide est propice à leur développement.
    Au-delà de l'eau elle-même, ce sont probablement les sols qui représentent le principal danger : pourtour des bassins, pédiluves et plongeoirs en particulier.
    La peau entre les doigts de mains ou de pieds est particulièrement exposée. L'humidité persistante entraîne son ramollissement qui perdure si le séchage n'est pas complet et favorise le développement des champignons.
    Individuellement, il convient de :
    Se sécher parfaitement à la sortie de l'eau
    D'utiliser son propre maillot et de sa serviette personnelle
    Disposer de linge propre et correctement nettoyé 
    D'avoir une hygiène corporelle de qualité
    Ne pas essayer de cacher cette infection et de tenter de se baigner et de se promener autour de la piscine avec ce type de mycose
    Collectivement, il est nécessaire :
    D'utiliser les matériaux adéquats, c'est-à-dire favorisant l'élimination de l'eau, le nettoyage et le séchage rapide 
    http://sante.lefigaro.fr

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