• Risquons-nous d’avoir une pénurie d’eau ?

    L’eau sur Terre est pour l’essentiel salée, et c’est l’évaporation de cette eau sur les océans qui alimente majoritairement le grand cycle de l’eau, par évaporation, condensation et précipitation, dont le moteur thermique est le rayonnement solaire. Ce cycle alimente en eau les continents et se décompose en eau bleue qui coule dans les rivières et dans les nappes, et eau verte, qui est stockée dans les sols après la pluie et est reprise et transpirée par la végétation. Ces flux sont presque entièrement utilisés par les écosystèmes naturels continentaux et côtiers, la vie s’étant partout développée jusqu’aux limites des ressources disponibles. A l’échelle du globe, la part de cette ressource que consomme l’humanité est encore modeste : 7% de l’eau bleue et 9% de l’eau verte, mais la répartition spatiale de cette humanité n’est pas cohérente avec la répartition spatiale de la ressource en eau : 21,5% de l’humanité se concentre dans les steppes et les zones arides avec seulement 2% des ressources en eau bleue de la planète
     De plus, les besoins en eau augmentent du fait de la croissance démographique et des modifications des habitudes alimentaires, alors que les ressources en eau sont affectées par le changement climatique. Comment résoudre ce défi d’équilibrer en 2050, et a fortiori en 2100, l’offre et la demande, en évitant, si faire se peut, les pénuries, les famines, les conflits sanglants et les migrations ?
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