• L’eau potable en Chine: un véritable enjeu social


    Written by tibo
    Véritable source de vie, l’eau est devenu au fil des années un véritable enjeu social, économique et politique. La grande majorité des discours actuels vont dans la même direction: l’eau sera la prochaine source (elle l’est déjà dans de nombreux pays) de conflits après le pétrole.
    Lorsque l’on vit dans un pays où l’accès à l’eau potable est une évidence, on ne se rend pas forcément compte que pour des centaines de millions de personnes dans le monde, c’est une toute autre histoire. Les chiffres officiels font état de 780 millions de personnes dans le  monde n’ayant pas accès à une eau propre à la consommation. Et oui, pour tous ces gens, la priorité n’est pas d’acheter le dernier Ipad mais bien de se procurer de l’eau, tout simplement.

    Qu’en pense le CNRS?
    Pour l’institut de recherche, la consommation d’eau est maintenant considérér à part entière comme un indicateur du développement économique d’un pays. Combien de pays sont en conflit concernant l’accès à l’eau? L’Egypte, dépendante du Nil, doit partager son eau avec plus de dix pays du bassin du Nil. L’Irak et la Syrie sont dépendante de la Turquie car cette dernière contrôle le Tigre et l’Euphrate qui prennent source sur son territoire. Et il y en a tant d’autres!
    Avec les dérèglements climatiques entraînant sécheresses à répétition et records de chaleur ainsi qu’avec une démographie mondiale en hausse, les choses ne vont pas aller en s’améliorant si des consensus nationaux et internationaux ne sont pas trouvés. TF1  a de quoi alimenter ses journaux télévisés pour les prochaines décennies!
    Quelle est la situation en Chine?
    La raison principale est selon Liu Wenjun, directeur de l’institut de recherches sur la sécurité de l’eau potable à l’université Qinghua, que la plupart des points d’eau dans le pays sont touchés par la pollution créée par les innombrables usines (fuites de produits chimiques, décharges de déchets non traitées etc) et que les méthodes de traitements actuelles ne sont pas à la hauteur. L’utilisation massive de pesticides et de fertilisants dans l’agriculture fait également partie des coupables.
    Un rapport du ministère de la protection de l’environnement publié en 2008 précise le niveau de pollution des principales rivières du pays (c’était avant qu’on y retrouve des cadavres de porcs, ndlr) :
    • Les “Pearl River” et “Yangtze River” ont une eau de bonne qualité
    • La “Songua River” est légeremment polluée
    • Les “Liaohe River “, “Huaihe River” et “Yellow River” sont modérément polluées
    • La “Haihe River” est très polluée
    Au-delà de ces adjectifs (bien entendu traduits du chinois à l’anglais puis au français) qui ne veulent pas forcément grand chose, la situation n’est guère positive et pousse à réflexion.
    Conscient des efforts à fournir, le gouvernement chinois se dit prêt à investir plus de 850 milliards (combien vont allez dans les poches de fonctionnaires?) sur les dix prochaines années afin d’inverser la tendance. Plus de 20% de cette somme sera consacré à la dépollution des sites de traitements. Face aux mécontentement croissant de la population qui en a un peu marre des scandales alimentaire à répétition, la Chine se doit de montrer de réelles avancées pour que, qui sait, une eau du robinet potable ne soit plus seulement un rêve mais devienne réalité.
    http://chroniques-de-chine.com
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