• La dureté de l'eau



    Le titre hydrotimétrique (T.H. ou G.H. en allemand pour GesamtHärte), ou dureté de l'eau, est l’indicateur de minéralisation. C’est sa teneur en ions calcium ou magnésium. On l'exprime en degrés français : un degré correspond à 4 mg de calcium ou 2,4 mg de magnésium par litre d'eau. La dureté s’exprime en ppm w/v (ou mg/l) de CACO3 ou en degré français (symbole °f ou °fH) en France (à ne pas confondre avec le symbole °F, degré Fahrenheit).

    Plage de valeurs du titre hydrotimétrique :
    TH (°f)
    0 à 7
    7 à 15
    15 à 25
    25 à 42
    supérieur à 42
    Eau
    très douce
    douce
    moyennement dure
    dure
    très dure

    Dans le département de l'Hérault, il est en général supérieur à 40°fH. La dureté de l'eau varie d'une ville à l'autre selon les points de captage pour la production d'eau potable. On utilise un adoucisseur pour adoucir l'eau jusqu'à environ 15° français. L'adoucissement d'une eau inférieure à 15°f est interdit (décret du 3 janvier 1989) et la dureté idéale d'une eau est comprise entre 15 et 25°fH.

    Un adoucisseur d'eau est un appareil qui réduit la dureté de l'eau. Il faut faire attention à ne pas confondre un adoucisseur et un «anti-tartre», qui ne supprime que le calcaire.
    Les sels minéraux qui entrent à l'état dissous dans le calcul de la dureté de l'eau sont souvent essentiels à la santé. Lors de leur dissolution dans l'eau ceux-ci se retrouvent sous la forme de cations et d'anions. À l'état libre, ces derniers sont toutefois difficilement assimilables par les êtres vivants (qui assimilent plus facilement des ions complexés).
    Les normes NF proposaient un réglage entre 12 °f et 15 °f en TH résiduel. Aujourd'hui, les normes CE n'imposent aucun réglage. Les professionnels de l'adoucissement recommandent un réglage entre 6 °f et 8 °f, Il est par ailleurs déconseillé de descendre à 0 °f, bien que dans certaines régions, comme le Massif Central, l'eau soit naturellement très douce (avoisinant 0°f). L'eau adoucie n'est pas une eau naturellement douce.

    Fonctionnement d'un adoucisseur
    Le principe : un adoucisseur, fonctionne grâce à une résine (produit polymère naturel, artificiel ou synthétique) sur laquelle sont fixés des ions sodium (Na+). Les ions calcium (Ca2+) de l’eau dure sont échangés lors de leur passage sur la résine par des ions Na+. Lorsque tous les ions Na+ de la résine sont consommés, il faut régénérer l'adoucisseur. On lui apporte alors une solution saturée en sel (chlorure de sodium NaCl) riche en ions Na+. De leur côté, les ions calcium (Ca2+) sont évacués à l’égout avec les eaux de rinçage.
    Le fonctionnement : différentes phases se déroulent automatiquement en plusieurs étapes par l'intermédiaire d'une vanne automatique à cinq cycles. La régénération se met en route automatiquement et peut être exécutée suivant deux modalités de commandes :

    o    au temps : on programme la fréquence et l'heure des régénérations ;
    o    au volume : on programme le volume d'eau que l'adoucisseur peut traiter.
    Durant toute la durée de la régénération, un bypass automatique délivre de l'eau non adoucie.

    La durée d'une régénération est variable, elle s'établit entre 60 et 120 minutes environ. Elle est fonction de la technologie de la vanne, du volume de résines et du degré de régénération à obtenir. A chaque étape du processus, de l'eau est rejetée à l'égout. Cela représente environ 5 % de l'eau consommée pour certains appareils, 8 à 9 % pour d'autres, ce qui entraîne une consommation supplémentaire. En sortie d'appareil, un régulateur de dureté va permettre le bon rééquilibrage de la dureté.

    Le sel :
    Pour la régénération des résines, il faut utiliser un sel spécial pour adoucisseur d'eau (norme Afnor T 90612) qui doit répondre à trois critères de pureté et deux critères de grains.
    ·         Critères de pureté :
    o    Pureté physique : le sel ne doit pas contenir de matières inertes insolubles qui pourraient former des boues.
    o    Pureté chimique : seul le NaCI est la partie active, le sel ne doit pas contenir d'autres composants.
    o    Pureté microbiologique : le sel doit être exempt de tout germe pathogène.

    ·         Critères de grains :
    o    Critère de forme : les grains de sel doivent être suffisamment gros et réguliers pour que les espaces vides entre eux aient un volume constant. En effet, la quantité de saumure nécessaire à chaque régénération est déterminée par un niveau d'eau constant dans le bac à sel.

    o    Critère de dureté : les grains doivent être très durs afin d'obtenir une dissolution régulière et d'éviter la formation d'une boue de sel fin quasi insoluble puisque baignant dans une saumure saturée. Les sels compactés sont préférables aux sels en vrac. Ils sont généralement recommandés par les fabricants.

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