• Le biofilm et la contamination de l’eau osmosée

    Le biofilm et la contamination de l’eau osmosée
    Texte tiré d’un article paru dans la revue Sources Vitales, (Bulletin de l’Association Bio-Electronique Vincent) n°55, Juin 2005, pages 36 - 39

    La position de Richard Haas

    Vaste question que celle de la conservation de l’eau osmosée dans des récipients inaccessibles au nettoyage. Au départ, un récipient de stockage de l’eau osmosée sous évier n'est pas stérile et peut donc contenir aussi bien des germes pathogènes que non pathogènes. Ceux-ci évoluent au fil du temps et à leur gré, surtout en été.


    D'autre part, peu de gens vident régulièrement et totalement leur réservoir qu'il est d'ailleurs impossible de vider totalement quel que soit le récipient utilisé. A ma connaissance à l'intérieur de ces récipients on trouve deux sortes de réceptionnaires de l’eau pour leur stockage. Soit une espèce de membrane plastique déformable qui se déforme sous la pression quand on remplit le récipient et qui se contamine un peu moins que la traditionnelle vessie (genre ballon d'anesthésie) en caoutchouc avec ses plis et replis ou l'eau stagne continuellement à fur et à mesure que le ballon se vide. Pour vider ces récipients il faut en général laisser tomber la pression autour de cette membrane ou vessie et regonfler le bidon après nettoyage ce qui est hypothétique.


     Nous avons essayé à maintes reprises d'utiliser l'extrait de pamplemousse pour la désinfection des récipients, mais sans succès. Même en ayant laissé tombé la pression il est pratiquement impossible d'introduire quoi que ce soit dans ces récipients car ils sont totalement clos à part le trou d’entré de l’eau qui sur la plupart des modèles fait à peine 1 cm de diamètre. Il est plus que difficile d’introduire un produit désinfectant dans ce récipient, surtout si l’introduction ne se fait pas sous pression et même là, plusieurs essais de nettoyages ont été un échec. Ne parlons pas du rinçage qui est quasi impossible mais dont un restant de traces d’extrait de pamplemousse n’est en aucun cas préjudiciable pour la santé. Par contre utiliser dans ces conditions des désinfectants chimiques est à proscrire.
    Au niveau du particulier, un récipient contaminé se contrôle de la façon suivante. Soit au goût qui est en général la première des indications d'une contamination et qui est très fréquent au bout de 2-3 ans, surtout en été. Encore faut-il que la personne dispose d’un goût aiguisé ce qui n’est pas le cas chez tout le monde. Soit utiliser une autre méthode plus complexe qui suppose un démontage des tubulures et un récipient de stockage ayant déjà servi pendant 2-3 ans. Prendre au même moment la mesure de la conductivité de l'eau osmosée à la sortie de la cartouche d’osmose inverse et avant son entrée dans le récipient, et un deuxième échantillon d’eau osmosée ayant séjourné 2-3 jours dans le récipient de stockage. Comparer les deux mesures et vous trouverez probablement une différence significative. Faire un deuxième test de comparaison. Récolter toujours de l'eau osmosée à la sortie de la cartouche de la membrane d'osmose inverse.


    La mesurer et la stocker (ne pas utiliser l’eau dans laquelle vous avez fait tremper le conductimètre) pendant 2-3 jours dans un récipient en verre bien propre, rempli à ras bord et bien fermé dans un endroit frais et à l’abri de la lumière. Cette eau servira de témoin. Mesurer ce témoin après les 2-3 jours. Normalement la différence de conductivité sera beaucoup moins importante que celle obtenue avec l’eau ayant séjournée dans le récipient de stockage de l’osmoseur. En général la différence des résultats est édifiante. Plus la différence de conductivité est importante entre l’eau à la sortie de la membrane et l’eau stockée, plus vous avez de chance que le récipient comporte une charge anormale d’éléments indésirables. Le plus souvent l’augmentation du biofilm en est la cause. Même, si en principe ce biofilm n’est pas nocif pour la santé, il n’est pas exclu qu’il peut contenir des bactéries pathogènes. Dans tous les cas, il n’est de toute façon pas agréable de savoir que son eau osmosée est stockée sur un biofilm quelconque, même s’il s’agit d’un simple développement d’algues mucilagineuses.
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