• Les systèmes anti-calcaire pour l'eau domestique...





    système anti calcaire electro-magnétique Quels sont les différents moyens à notre disposition pour supprimer ou neutraliser l'excés de calcaire contenu dans le réseau d'eau de notre logement ?
    Ce dossier devrait vous permettre d'y voir plus clair avant de faire votre choix d'équipement anti-calcaire.



    Pourquoi ?
    Le calcaire se dépose à l'intérieur des tuyauteries, sur les résistances, les robinetteries, le linge et ternit l'émail ou les résines des sanitaires.
    Cela oblige à un entretien régulier qui fait appel la plupart du temps à des produits curatifs agressifs appartenant à la famille des acides.

     Un dispositif anti-calcaire permet de traiter le problème en amont, de façon préventive :
    - en faisant des économies (3 mm de calcaire sur les résistances de vos chaudières, lave-linge, lave-vaisselle... représentent une surconsommation électrique de 30 %).
    - en maintenant en bon état et en accroissant la longévité des installations (réseau, robinetterie, sanitaires, appareils...).
    - en s'affranchissant de l'emploi d'assouplissant et de produits d'entretien anti-tartre.

    Mesure de la dureté de l'eau
    Le titre hydrotimétrique (T.H), ou dureté de l'eau, est l'indicateur de la minéralisation de l'eau.
    En France, il est exprimé en milligramme par litre (mg/ l) de CaCO3 ou en degré français (symbole : °f), et essentiellement dû aux ions calcium et magnésium.
    Des bandelettes tests sont disponibles dans le commerce qui permettent de mesurer la concentration de ces minéraux dans l'eau de votre réseau.



    Diagramme de lecture d'un test de dureté de son eau


    Arguments mis en avant d'une eau "sans calcaire"
    C'est du confort...
    Même si cette notion est à l'appréciation de chacun (à la fois objective et subjective), vous êtes capable de comparer et d'apprécier : douceur de la peau, souplesse et brillance des cheveux, rasage manuel facilité, bain avec une mousse généreuse et sensation agréable sous la douche...

    C'est un linge naturel et agréable...
    Une souplesse palpable pour vos serviettes de toilette, peignoirs, draps et vêtements les plus fragiles.
    - les étoffes ou lainages retrouvent leur douceur naturelle, les couleurs restent vives ;
    - les fibres sont préservées et le repassage facilité.
    Même lavés fréquemment, les vêtements gardent plus longtemps l'aspect du neuf...

    Ce sont, au final, des économies...


    Jour après jour, les économies s'accumulent car chaque molécule d'eau permet d'exprimer pleinement l'efficacité des produits lessiviels et corporels, à des doses plus faibles.
    Des économies supplémentaires "coulent de source", comme la suppression de produits spécifiques : anti-calcaire, adoucissants, récurants, crèmes hydratantes, etc.

    Ce sont des tâches ménagères facilitées...


    Plus de traces blanches sur les robinets, éviers, toilettes, baignoires, etc.
    Faïences et vaisselle brillent, sans avoir à utiliser de multiples produits qui polluent nos nappes phréatiques.

    C'est protéger son "patrimoine sanitaire"...
    Chauffe-eau, robinets, chasses d'eau, lave linge, lave vaisselle, etc.
    L'appréhension des plombiers, architectes ou constructeurs s'estompe lorsque, dans les dalles, les tuyauteries "véhiculent" de l'eau adoucie.


    Préalable pour mieux comprendre...
    il existe 2 façons principales de se prémunir des effets du calcaire dans son installation d'eau sanitaire :
    - en le neutralisant, chimiquement le plus souvent en injectant dans le réseau du CO², ou des molécules à base de poly ou silico-phosphates (avant précipitation, captation, filtration...)
    - en le transformant pour qu'il ne soit plus incrustant (magnétiquement ou électro-magnétiquement...).





    Intérêts d'un système anti-calcaire
    - nettoyage et protection des canalisations ;
    - équipements libérés du calcaire et de la corrosion ;
    - meilleur rapport énergétique des chauffe-eau et des chaudières ;
    - augmentation de la durée de vie des appareils ménagers ;
    - maintien du débit de l'eau dans les tuyauteries ;
    - nettoyage limité sur les robinetteries et installations sanitaires.


    Les différents types "d'anti-calcaire"


    Anti calcaire magnétique
    Principe :
    C'est celui de la cristallogenèse, qui en soumettant l'eau à des champs magnétiques très puissants, modifie et oriente favorablement les molécules d'eau.
    Ce procédé favorise la germination des colloïdes présents et notamment la cristallisation des ions carbonates de calcium (CaCO³) sous forme d'aragonite (*).
    (*) L'aragonite est une poudre minérale blanche qui n'a qu'un pouvoir d'accrochage très faible par rapport à celui du tartre (calcite).

    Cela a pour conséquence que ces cristaux, plus denses, plus petits et plus nombreux, restent en suspension et n'ont plus la possibilité de se combiner (cristalliser) sous la forme de "tartre", empêchant ainsi la fixation du calcaire à l'intérieur des tuyaux notamment.
    Ces derniers seront évacués naturellement par le flux mécanique de l'écoulement d'eau sous pression, les robinets et autres points bas des installations sanitaires.

    Dispositif
    Il s'agit de simples aimants au champ magnétique puissant (néodymes) installés en tenailles sur le tuyau d'arrivée d'eau, après le compteur.
    L'efficacité des modèles existants (à partir de 15 euros environ la paire) est loin d'être au rendez-vous sur chaque installation.

    Avantages
    - sans usage de produits chimiques,
    - sans consommation d´énergie,
    - aucun frais de maintenance ou d´entretien, installation simple sans modification à la portée de n'importe quel bricoleur,
    - fonctionnement 100 % autonome,
    - préservation de l´hydraulicité des réseaux (qualité des débits et des échanges thermiques),
    - conformité aux exigences sanitaires de la DDASS.



    Plusieurs firmes proposent des systèmes d'aimants permanents sensés être plus puissants...
    Leur prix (jusqu'à 270 € pour un kit de réseau domestique) est plus que disproportionné pour des aimants !
    Anti calcaire électro-magnétique
    Conviennent pour traiter l'eau d'une grande habitation.
    L'eau circule à travers une chambre d'ionisation où des impulsions électriques font vibrer les particules calcaires pour empêcher le dépôt du tartre.



    Autre système :
    le tuyau de cuivre est transformé en chambre d'ionisation par 2 ou 4 enroulements faisant fonction d'électroaimants.
    Ils sont réglables en fréquences (1/3/5 kHz).et puissance, selon la dureté de l'eau, grâce à des potentiomètres.
    Certains possèdent un mode automatique qui détartre une fois par semaine la tuyauterie.
    Leur consommation électrique est faible : 1,2 VA pour une capacité de traitement d'environ 4,5 m³/h.



    installation
    - en tête de réseau sur un tuyau de 16 mm minimum,
    - avant le départ vers les locaux techniques.
    Le montage est simple : les fils latéraux sont à enrouler autour du tuyau, en faisant au moins 15 spires jointives par solénoïde (*) et le sens des enroulements des fils n'a aucune importance.
    (*) fil électrique enroulé régulièrement en hélice de façon à former une bobine longue qui génère un champ magnétique uniforme, lorsqu'elle est parcourue par un courant.

    Il convient, une fois l'installation effectuée de régler les potentiomètres selon la dureté de l'eau mesurée avec des bandelettes test (il existe généralement 6 niveaux de graduation de 0° th à 45 °th).

    effets
    - préventif pour protéger les installations neuves,
    - curatif : dans une installation ancienne, il permet de résorber les incrustations calcaires des appareils et du réseau en environ 3 mois (ces incrustations se détachent et se retrouvent dans les filtres des robinets ou des appareils ; il faut donc nettoyer ces filtres assez souvent au début).

    autres avantages
    - évite les risques de stockage bactérien dans les tuyaux,
    - ne provoque ni oxydation, ni dégradation entre les métaux féreux et les métaux nobles (cuivre, laiton, bronze...)
    - se pose facilement sans intervention de type plomberie sur la tuyauterie,
    - peut se poser à la verticale ou à l'horizontale,
    - peut s'installer sur différents types de tuyauterie (fer, cuivre, PolyEthylène Réticulé dit PER, plastique...),
    - très faible consommation électrique : 1 Watt/ h.

    Prix :
    environ 100 euros (l'efficacité de ces appareils varie suivant les modèles...)
    Nota : les personnes munies d'un pacemaker, devront ne pas s'approcher de ces appareils dont le champ magnétique pourrait leur nuire.

    Anti-Calcaire électromagnétique
    Anti-calcaire électromagnétique installé en tête de réseau dans une cave.




    Anti calcaire à cartouches
    Le plus courant consiste à faire passer l'eau à travers une cartouche remplie de polyphosphates qui maintiennent le calcaire en suspension et évitent la formation de tartre (l'action des polyphosphates modifie la structure du calcaire pour le faire passer d'une forme cubique à une forme sphérique, ce qui empêche l'accumulation de ces molécules les unes sur les autres).

    avantages :
    - l'eau conserve ses propriétés chimiques et reste potable.
    - ils sont simples, compacts et d'un prix restant abordable (environ 25 euros) même si au bout du compte vous allez vite payer le prix d'une installation électro-magnétique fixe.

    inconvénient :
    Au contact de l'air, le calcaire se redépose ; l'efficacité est donc toute relative pour les robinets.


    Traitement galvanique de l'eau


    Il existe des systèmes sans produits chimiques, ni aimant, ni électricité qui se branchent après le compteur d'eau froide tout simplement.
    Curatif et préventif, sans produits chimiques ils détartrent en plus petit à petit les installations anciennes tout en évitant les nouveaux dépôts de calcaire (tartre).



    Indications
    Ecologique en ce sens où il fonctionne sans électricité, ni aimant, ni entretien, ni produit chimique, ni sel, il est cependant nécessaire de changer l'anode consommable en zinc qui s'use lorsque se réalise la micro électrolyse lors du passage de l'eau dans l'appareil.
    Par contre, aucune donnée fiable n'existe actuellement sur les implications exacte au niveau de la santé de l'agglomération des substances contenues dans l'eau autour de l'ion de zinc libéré (noyau de cristallisation).


    Destiné surtout aux Collectivités - Tertiaire - Industrie du DN 10 au DN 1000 ce système assure le traitement de débits allant de 1 m³ /h à 2000 m³ /h.

    Procédé
    Principe de traitement galvanique de l'eau à anode en zinc de grande pureté et plusieurs corps de tourbillonnement en acier inoxydable Nirosta (développé par l'entreprise allemande ThyssenKrupp).



     Ces systèmes de traitement anticalcaire se branchent après le compteur d'eau froide, tout simplement.
    Curatif et préventif, il est sensé détartrer petit à petit les installations anciennes tout en évitant les nouveaux dépôts.
    Le procédé précipite le calcaire sous une forme non incrustante (aragonite), qui est véhiculée dans les tuyaux sans endommager les équipements, puis évacuée dans les eaux usées.

    Installation anti-calcaire galvanique
    Installation d'un anti-calcaire galvanique sur tuyauterie métallique







    L'ADOUCISSEUR à SEL
    Fonctionnement
    Fondé sur un procédé physico-chimique, l'adoucisseur provoque l'échange les ions calcium et magnésium contre des ions sodium fixés sur un support solide : les résines.
    Les résines retiennent le calcaire comme un aimant attire le fer. Lorsqu'elles sont saturées, elles sont "régénérées" par l'apport des sels dissous dans l'eau (la saumure). Lors de cette régénération automatique, le calcaire est décroché puis renvoyé à l'égout.

    Système
    C'est pourquoi un adoucisseur se présente comme un ensemble de deux réservoirs, l'un rempli de résines minérales qui retiennent le calcaire, l'autre de sel pour régénérer ces résines.



    L'efficacité de ces appareils dépend du bon réglage (l'adoucisseur peut rendre l'eau trop douce), du rechargement régulier en sels et d'un bon entretien pour éviter la prolifération de bactéries.
    Prix :
    à partir de 700 euros.

    Conseil :
    Placer son appareil en début de circuit mais conserver quand même un robinet entre le compteur et l'adoucisseur pour avoir un point d'eau non adoucie, meilleure à boire (car sans sels ajoutés) mais aussi pour des usages ne nécessitant pas ce type de traitement (arrosages, lavages extérieurs, etc.)



    Inconvénents :
    - chargement de l'eau en sel ;
    - petite surconsommation d'eau (pendant le cycle de lavage des résines) environ 60 litres d'eau perdue par cycle ;
    - des impuretés déchargées automatiquement dans le système de vidange vers l'égout (la forte concentration des eaux de rinçage des résines en calcaire et sel, empêche de les rejeter dans une fosse septique dont ils neutraliseraient une grande partie des réactions chimiques et organiques) ;
    - l'eau est légèrement salée, et peut donc poser des problèmes aux personnes dont il faut le supprimer de l'alimentation. La solution étant d'installer un filtre-osmoseur avant le robinet d'eau alimentaire, mais c'est relativement onéreux pour un appareil de bonne qualité..





    Solution :
    Le traitement des effluents
    La technique : l'osmose inverse est un procédé qui permet de récupérer cette eau perdue, et de la réutiliser. Comme nous l'avons vu, elle passe au travers d'une membrane qui ressemble à un voile de cellophane avec un passage ultra fin (0,0001 micron) filtrant 98 % environ de ce qui n'est pas H²O.


    Les membranes T.F.C. (Thin Film Composite) qui rejettent un pourcentage plus élevé de sels dissous incluant le sodium (qui est la plus petite des molécules) sont plus adaptées à cet usage. Les hydro-molécules sont littéralement séparées du reste.
    Mais les osmoseurs professionnels ou domestiques représentent un investissement important qui n'est pas forcément adapté à cette situation.
    La meilleure solution nous est proposée par les aquariophyles qui utilisent de petits osmoseurs qui coûtent moins de 300 € TTC et rempliront cette fonction à merveille.
    Choisissez-en un muni d'une pompe, ou installez-en une en amont car la plupart de ces appareils sont conçus pour fonctionner sous la pression du réseau.
    L'eau obtenue peut être utilisée pour tout usage non alimentaire.
    Les particules résiduelles sont déchargées vers l'égout.




    L'ADOUCISSEUR à CO²
    Fonctionnement
    L’adoucisseur d’eau au CO² est un système de traitement de l’eau injectant du dioxyde de carbone alimentaire sous forme de fines bulles de façon proportionnelle au débit pour diminuer le titre hydrotimétrique de l’eau et prévenir la formation de tartre dans les canalisations.
    Lorsque le CO² entre en contact avec l'eau, il se transforme en acide carbonique (H²CO³), diminue le pH de l'eau, et intervient sur les sels de calcium en les transformant en bicarbonate soluble dans l'eau.



    Système
    Il est constitué de trois modules :
    - un module hydraulique (compteur hydraulique et manomètre),
    - un module comprenant la bouteille de CO² (régulation de la pression de gaz),
    - un boîtier de contrôle branché sur le secteur..

    Adoucisseur d'eau à CO2
    Inconvénients :
    - son principal inconvénient est d'être tributaire d'un fournisseur de bouteille de CO², et du prix de remplacement de ces bouteilles (environ 70 €/ an) pour une consommation de 10 à 15 kg de CO² par an.
    - son prix,
    - enfin, le système est trop récent pour émettre un avis sur son efficacité réelle sur le long terme.

    Prix :
    A partir de 2000 € hors pose.
    Entretien annuel : 80 € environ.


    AUTRES FILTRES à CARTOUCHES
    Les filtres anti-boue
    Ils font barrage au sable et à la boue qui pénètrent dans les canalisations le plus souvent lors de travaux sur les réseaux enterrés (réparations et remplacements).

    Les filtres anti-impuretés
    ils retiennent toutes les particules en suspension dans l'eau, jusqu'à 25 µg. La cartouche se change au moins une fois par an, mais dépend du volume d'eau filtrée.
    A noter : vous pouvez trouver des filtres qui combinent les fonctions "anti-boue" et "anti-tartre".


    ALORS, QUE PENSER des ANTI-TARTRES ?


    Voici ce qu'en dit "Que Choisir"
    " Il existe plusieurs catégories d’appareils antitartre : on trouve notamment des aimants, des dispositifs électroniques, des anticalcaires à injection de CO², d’autres à base de poly ou silico-phosphates. Nos analyses n’ont pas mis en évidence de diminution de la dureté, mais ce n’est pas une preuve d’inefficacité. Ces appareils, en effet, ne réduisent pas les teneurs en calcium et magnésium, les deux composants de la dureté, ils affirment empêcher la formation de dépôts calcaires. L’injection de CO² a pour but de faire baisser le pH de l’eau, ce qui la rend moins susceptible d’entartrer, mais nous n’avons pas observé ce phénomène lors des analyses.
    « Évaluer les dispositifs antitartre est complexe, confirme le Pr. Jean Lédion (*), spécialiste de la corrosion. Pour prévenir l’entartrage, il faut éviter que l’eau puisse précipiter, c’est-à-dire déposer des particules de très petite taille sur les parois.



     Les traitements physiques (magnétiques ou électroniques) ne modifient pas la composition chimique de l’eau. Ils font passer l’eau dans des champs électromagnétiques ou électrostatiques qui modifient la taille des germes de carbonate de calcium pour les rendre non incrustants. Leur efficacité est réelle mais aléatoire, elle dépend des caractéristiques de l’eau et de l’installation intérieure de chaque client. Les antitartres chimiques autorisés en eau chaude sanitaire sont souvent efficaces car les ions phosphates sont des inhibiteurs d’entartage, tout comme les mélanges silicate et phosphates ; les polyphosphates, en revanche, peuvent agir sur la corrosion. Ces dispositifs provoquent des rejets de phosphates ou silicates. On trouve aussi des procédés dits physiques, magnétiques ou électroniques, mais qui sont en réalité chimiques puisqu’ils ont recours au cuivre ou au zinc. Quant aux adoucisseurs, ils peuvent se justifier sur une eau très entartrante, mais en limitant l’adoucissement à 15°f pour éviter la corrosion. »

    Selon Jean Lédion, le circuit d’eau froide n’a pas besoin de traitement. Cette règle s’applique aussi au réseau de chauffage qui fonctionne en circuit fermé : s’il est bien conçu, le calcium précipitable s’y trouve en quantité très limitée, ce qui évite l’entartrage. Seul le réseau d’eau chaude sanitaire peut justifier un traitement antitarte.
    "

     (*) Ingénieur, docteur d'état ès Sciences Physiques. Enseignant dans une école d'ingénieurs à Paris. A participé à de nombreuses communications sur le sujet et notamment aux publications "Anticorrosion et durabilité dans le bâtiment, le génie civil et les ouvrages..." et "Prévention et lutte contre la corrosion : une approche scientifique et technique".




    Filtration de l'Eau

    Forum
    J'ai lu sur d'autres sites que les modèles électro-magnétiques de traitement anti-calcaire étaient néfastes pour la tuyauterie (rouille). Il est difficile de choisir, à savoir si le modèle est efficace ou non. avez vous quelques références à me transmettre ?



     Laurent P.
    Réponse
    Comment un champ électromagnétique peut-il faire rouiller un tuyau en cuivre ? ou en PET ?
    Le système installé sur notre réseau depuis plus de 15 ans ne nous a pas fait constater de corrosion galvanique.
    Prenez soin de choisir un modèle à intensité réglable afin de "l'accorder" le mieux possible à votre installation et au débit.
    Par ailleurs, nous avons pour principe de ne conseiller aucune marque.

    Je me permets de vous contacter car en parcourant votre site à la recherche d'un système anti calcaire qui pourrait remplacer avantageusement mon adoucisseur consommateur d'eau, je suis tombé sur une énormité que je ne pensais plus possible de nos jours à savoir votre conseil de garder une sortie d'eau non adoucie pour "LAVER VOTRE VOITURE".

     Je suis propriétaire d'une station de lavage et sensibilisé depuis longtemps sur la consommation d'eau et si la tentation de penser que je prêche pour ma paroisse vous effleure, je vous invite à parcourir les sites qui traitent du sujet, que ce soit les grandes enseignes du lavage automobile, les sites gouvernementaux (cf les lois sur l'interdiction de laver les voitures à domicile), ou les sites qui traitent d'écologie.


     Pour faire bref, tout le monde s'accorde à dire qu'un lavage à domicile consomme environ 300 litres d'eau, eau fortement polluée par la "recette maison", généralement versée en surdose dans le seau et absolument pas prévue pour cette utilisation (dans ce domaine j'ai tout entendu du tipol, à la lessive St-Marc en passant par le dégraissant hyper concentré que le bon copain mécano a sorti en douce du garage !).


     Contrairement à la croyance générale, la couche de saleté sur le véhicule n'est pas que de la poussière ou de la terre mais bien des polluants (résidus d'hydrocarbures, particules métalliques, pesticides, etc).
    Ces 300 litres d'eau polluée vont finir dans la nappe phréatique ou le réseau pluvial, donc dans les rivières ou la mer...


     Un lavage dit "au rouleau" ou portique de lavage consomme selon le programme et la vétusté du matériel environ 150 à 300 litres d'eau.
    Un lavage en haute pression consomme en moyenne 60 litres d'eau, l'équivalent d'une douche, le détergent est dosé à raison de quelques grammes au litre, (le mien ne contient plus de phosphates, les tensio-actifs sont d'origine végétale), cette eau passe par un récupérateur de boue et par un séparateur d'hydrocarbures avant d'être rejetée, les résidus sont récupérés par une entreprise agréée pour destruction ou revalorisation.


     En résumé laver son véhicule à domicile est une hérésie et si je comprends que des grandes enseignes du bricolage (que je ne citerai pas) utilisent cet argument pour vendre des pompes et des récupérateurs d'eau de pluie (dont la contenance suffirait à peine pour un lavage), je pense qu'un site dédié à l'écologie, très bien fait d'ailleurs, ne peut pas se permettre ce genre d'erreur.

    Marc C.

    Réponse
    Tout ce que vous dites sur l'impact environnemental du lavage de véhicule à domicile est parfaitement argumenté et justifié... sauf que ce n'est pas à sa place sur cette page.
    Nous en profitons pour vous féliciter d'exploiter une station de lavage "verte", car malgré la législation, c'est loin d'être le cas partout.


    Ce qui est mis en avant (sans doute de façon insuffisamment précise), c'est "QUE c'est une HERESIE de LAVER sa VOITURE AVEC l'EAU du RESEAU" et accessoirement avec de l'eau contenant du sel (après passage dans l'adoucisseur)... Nous allons le reformuler.
    Sur ce portail, nous évitons soigneusement de tomber dans "l'intégrisme vert" qui caractérise malheureusement nombre de sites et de mouvements qui finissent par rebuter complètement le grand public, et le faire renoncer à modifier à son rythme ses comportements pour arriver à s'imprégner d'une culture dans laquelle il évoluera dans le sens qui permettra des progrès pour un développement et une consommation durable.





     Les réticents au lavage en station de leur voiture avancent que :
    - cela coûte trop cher, surtout en cette période de crise,
    - s'ils ne lavent pas leur voiture, de toute façon, ces polluants "embarqués" se retrouvent pareillement dans la nature, lavés par la pluie,



    - qu'ils n'ont pas forcément de station de lavage propre près de chez eux, et que le simple fait d'y aller et d'en revenir est une source de pollution supplémentaire.
    Sans parler de ceux qui "bichonnent" leur voiture et estiment que le lavage en station abime leur peinture ou n'est pas satisfaisant !


    Compte-tenu qu'à ce jour, c'est la grande majorité de la population qui lave sa voiture, nous trouvons donc plus utile de l'aider à évoluer vers une pratique "plus propre" de cette activité (récupération d'eau, techniques adaptées, produits naturels...), que de régler le problème de façon radicale en lui intimant "l'ordre" de passer en station.


    http://seme.cer.free.fr/index.php?cat=systemes-anti-calcaire
     
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