• Eau potable et assainissement, dernière ligne droite pour le Maroc

    Il y a 20 ans, l’accès à l’eau potable (AEP) au Maroc était de moins de 20%. Aujourd’hui, il est de 100% dans les villes et de 94,5% dans le milieu rural. Pourtant, des efforts restent à faire pour l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), tant au niveau de l’AEP qu’en matière d’assainissement. L’Agence française de développement (AFD) accompagne les projets de l’ONEE. L’AFD a déjà apporté une aide 124,6 millions d’euros, dont 30 pour le programme actuel.
    Pour la ville d’Oujda, le prêt de l’AFD s’élève à 10 millions d’euros. Concernant l’assainissement, l’AFD a subventionné le PNA à hauteur de 20 millions d’euros. Même si l’AEP est assuré en milieu urbain, «l’enjeu est la pérennité des opérateurs et de l’environnement», déclare Lionel Goujon, chargé de mission à l’AFD. «Elle s’obtient en réduisant les fuites des réseaux», poursuit-il. Dans la ville d’Oujda, le pourcentage d’eau potable arrivant à leur destinataire n’était par exemple que de 63% fin 2014. L’objectif est d’atteindre un taux de desserte de 80% en 2019. Pourtant, pour l’ONEE, la priorité en matière d’AEP se trouve dans les campagnes.

    La politique d’assainissement

    «Notre objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations rurales. En modernisant la desserte, nous réduisons le temps de récolte d’eau, la prévalence de maladies hydriques, et créons des emplois», explique Ahmed Gharbaoui, coordinateur des programmes eau potable de l’ONEE. Si la politique de l’AEP est née il y a 20 ans au Maroc, le projet d’assainissement est intervenu plus tard. «On ne peut s’y intéresser qu’une fois que l’eau potable est développée», précise Lionel Goujon. Résultat, le gouvernement marocain met en place le Programme national d’assainissement (PNA) en 2005.
    L’objectif : réduire la pollution engendrée par les eaux usées de 60% et améliorer le taux de raccordement à l’assainissement pour atteindre 80% en milieu urbain. Le PNA en est à sa dernière étape, qui doit être réalisée d’ici 2018: « étendre le réseau d’assainissement, régulariser les réseaux existants et le transfert des eaux usées vers les stations d’épuration, ainsi que réaliser des stations d’épuration», décrit Saïd Ezzahni, chef de division en charge de la coordination et du pilotage des travaux d’assainissement à l’ONEE.
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