• Le Maroc et la FAO s’engagent à améliorer la productivité de l’eau

    Le Maroc et l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) viennent de parapher un nouvel accord de partenariat technique. Signé par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, le nouveau projet s’intitule « Implémentation de l’agenda 2030 pour l’efficience, la productivité et la durabilité de l’eau dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) ».


    L’accord fait partie du Cadre de Programmation Pays (CPP), signé lors du 12ème Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural, des Eaux et Forêts, et Michael George Hage, représentant de la FAO au Maroc, pour la période 2017-2021. Ce CPP vise à relever les défis relatifs à la sécurité alimentaire, à la baisse de la pauvreté dans le milieu rural et à l’amélioration de la gestion des ressources naturelles pour faire face aux changements climatiques.
    Ce nouveau projet bénéficie d’un concours financier de l’Agence Suédoise de Coopération Internationale de Développement (SIDA) à hauteur de plus d’un million de dollars. Il fait suite aux recommandations ayant émanées des rapports de diagnostic nationaux réalisés dans le cadre de l’Initiative Régional de la FAO sur la rareté de l’eau, qui a toujours apporté son soutien et fourni des efforts visant à faire face à l’écart rapide entre la disponibilité et la demande de ressources en eau douce. Ce projet, d’une durée de cinq années, a été conçu et formulé pour définir le cadre approprié pour la mise en œuvre de l’agenda 2030 pour l’efficience, la productivité et la durabilité de l’eau (Cible 6.4 des Objectifs de Développement Durable [ODD] relatif à l’utilisation durable des ressources en eau).
    Le projet doté d’un budget total de 10 millions de dollars se focalisera sur trois composantes. La première concerne l’établissement d’un système robuste de comptabilité de l’eau basée sur la télédétection, fournissant une base de données concluante pour la budgétisation intégrale et pour surveiller les progrès dans la réalisation des objectifs, tout en évaluant l’efficacité institutionnelle pour régir les ressources en eau.
    La deuxième composante porte sur une série d’interventions pour accroître l’efficacité et la productivité de l’eau dans certains systèmes agricoles des pays, sur la base des opérations permettant l’amélioration de la gouvernance de l’eau, l’adoption de bonnes pratiques et technologies au niveau de l’exploitation et la stimulation des initiatives entrepreneuriales le long de la chaîne de valeur, générant ainsi un revenu plus élevé et une plus grande opportunité d’emploi.
    La troisième composante est de veiller à ce que des réalisations probantes en matière d’efficacité et de productivité à l’horizon 2030 soient atteintes dans les « limites opérationnelles de l’utilisation de l’eau » définissant les conditions de « durabilité de l’eau » et, par conséquent, pour un développement durable, socialement équitable et fondé sur les droits de l’homme.
    L’impact global attendu de ce projet est que la sécurité alimentaire dans la région MENA soit renforcée grâce à l’augmentation des revenus et de la production, l’utilisation efficace et durable des ressources en eau et l’atténuation des effets du changement climatique par une réduction de l’empreinte carbone de l’agriculture.
    Une analyse Genre sera effectuée à différents niveaux afin de mettre l’accent sur l’effet multiplicateur pour accroître la productivité de l’eau en tenant compte des dimensions genre. L’analyse comparative entre les sexes révélera également les conditions viables avec lesquelles les femmes peuvent participer efficacement en tant que parties prenantes, en tenant compte de leurs besoins en eau et de leurs multiples charges de travail. L’augmentation de la productivité biophysique, économique et sociale de l’eau dans le secteur de l’agriculture devrait bénéficier de manière significative à l’intégration de la dimension genre.
    L’atelier de lancement du projet au profit des pays bénéficiaires et aux partenaires à savoir le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Palestine et la Tunisie sera organisé au Caire en Égypte, du 17 au 19 juillet 2017, pour établir une feuille de route permettant la mise en œuvre efficace de l’agenda 2030 et atteindre des résultats à fort impact.
    www.challenge.ma/
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